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Articles Tagués ‘triathlon’

Le grand jour

Mon téléphone m’indique qu’il est 1 h 45 du matin et je suis allongé dans mon lit, complètement réveillé, prêt pour la course. J’ai beau essayer de me rendormir, un mélange d’excitation et d’appréhension me tient éveillé le reste de la nuit. Pendant que s’écoulent les quatre heures qui me séparent de celle du lever, je visualise cent fois chacune des étapes du triathlon, je fais des exercices de méditation et de relaxation.

Puis c’est enfin le moment de sortir du lit. Mon sac, préparé la veille, contient tout mon matériel, mes gels, des barres aux fruits et des bouteilles d’eau. Nul besoin de m’en assurer puisque j’ai déjà tout revérifié au moins dix fois. Il est temps d’enfiler ma combinaison, d’attraper mon sac et d’aller retrouver les autres ambassadeurs pour le déjeuner.

La salle à manger est calme, chacun est concentré sur la course à venir, mais on ressent l’effervescence et l’énergie du groupe. Malgré mon excitation, je suis préoccupé par la blessure que je me suis infligée au bas du dos trois jours auparavant. J’étais alors presque incapable de marcher. Une vieille blessure au dos avait refait surface dans la dernière phase de mon entraînement en vue de la course. Même si le médecin m’a dit que je serai probablement en mesure de faire mon triathlon, la portion course m’inquiète, surtout qu’elle va suivre presque deux heures à pédaler, penché sur mon vélo. Je dois me préparer mentalement à devoir marcher les 10 km, plutôt qu’à les courir… Quoi qu’il en soit, le grand jour est enfin arrivé.

Dès notre arrivée sur le site, je n’ai plus eu le temps de penser à mon dos. Tout s’est déroulé très vite : la mise en place de la zone de transition, une dernière collation, un petit tour aux toilettes avant d’enfiler ma combinaison isotherme et un baiser d’encouragement de ma plus grande admiratrice, ma femme Mélanie. En moins de deux, je me suis retrouvé sur la plage à attendre que notre PDG mondial, Alain Dehaze, donne le signal du départ.

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Alors que je commençais à nager, je me demandais comment j’allais m’en tirer en pleine mer. J’avais ma réponse 37 minutes plus tard : ce fut incroyable! J’ai même pu admirer des poissons en cours de route. Tout se passait bien pour moi, j’avais du plaisir et surtout, je souriais. Je savais cependant que le plus important restait à venir : enlever ma combinaison, pédaler 43,5 km et courir 10 km.

Vint ensuite le moment de m’élancer sur le parcours de vélo à Puerto del Carmen. L’arrière-pays, les vignobles et les volcans, les rochers volcaniques et le sentier dans les champs de lave du parc national de Timanfaya forment un décor extraordinaire. Cette portion de l’épreuve fut pour moi le point culminant du triathlon. Elle a presque réussi à me faire oublier les 20 km de montée et les crampes qui s’installaient dans mon mollet droit et ma cuisse gauche. C’est là que j’ai ressenti la magie de terminer une course en équipe. Les encouragements entre ambassadeurs ont fait toute la différence. La course était maintenant commencée depuis 2 h 26 min — le parcours vélo avait pris environ 1 h 50 min — et il était temps de descendre de ma monture pour me mettre à courir!

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Quand j’ai posé les pieds sur le sol, mon dos était si raide que j’étais incapable de courir. J’ai avalé un comprimé d’ibuprofène pendant que je retirais ma tenue de cycliste et que je me préparais à entreprendre la dernière portion de l’épreuve, la plus éprouvante pour moi : la course de 10 km. N’eût été de ma blessure, c’est là que j’aurais le mieux performé, mais ce fut l’étape la plus difficile. Le départ de la course à pied se faisait à proximité de l’espace VIP, là où tous les supporteurs de Win4Youth, dont ma femme, étaient installés pour assister à l’épreuve. Ma fierté reprenant le dessus, j’ai trouvé le moyen de courir quelques centaines de mètres, pour ensuite m’arrêter et étirer mon dos. La douleur était pénible, mais ma plus grande préoccupation restait de franchir la ligne d’arrivée en un temps acceptable. J’ai dû m’arrêter au moins deux ou trois fois pour m’étirer dans le premier 5 km et je progressais très lentement. Je m’étais imaginé survolant le parcours, dépassant les autres coureurs un grand sourire aux lèvres. C’était extrêmement frustrant de ne pas voir ma vision se concrétiser. J’avais encore de l’énergie, mais mon dos m’empêchait de courir. Et disons que je ne souriais plus vraiment.

Même si j’étais loin de courir à mon rythme habituel, j’ai réussi à augmenter ma cadence dans la deuxième moitié du parcours et même à rattraper certains des coureurs qui m’avaient dépassé. J’ai mis 1 h 8 min à parcourir les 10 km, soit 20 minutes de plus qu’à mon dernier triathlon olympique à Québec.

Même si je n’ai pas été aussi rapide que je l’aurais voulu, j’ai pu ressentir la magie. J’ai oublié mon dos et j’ai savouré l’instant. Les six derniers mois de sacrifices et d’entraînement prenaient enfin tout leur sens en cette fin de course. Et quand j’ai aperçu la ligne d’arrivée, je me suis senti fier et heureux. Mais par-dessus tout, je souriais. J’avais réussi. Malgré toutes les difficultés, j’ai adoré mon expérience et je me sens privilégié d’avoir eu l’occasion de faire partie de cette aventure. J’y ai vécu des moments inoubliables.OceanLava-1159.jpg

Le blogue Lēad est une publication d’Adecco Canada. Trouvez et postulez votre emploi de rêve, ou obtenez des conseils de carrière de nos experts.

 

À 66 jours du jour J

Récemment, un collègue, qui est comme moi ambassadeur Win4Youth 2018, m’a rappelé qu’il ne reste que 66 jours avant le triathlon qui se tiendra à Lanzarote, en Espagne. Misère… Ça semble si loin et si près à la fois! J’y ai mis tant d’heures et d’efforts que j’affiche plus de 2 700 kilomètres au compteur. Et je sais bien que ça rapporte, je vois l’amélioration – mais est-ce que je serai prêt pour le jour J?

J’avoue que la question m’angoisse un peu. J’ai beau faire tout ce qu’il faut, qui sait comment je performerai ce jour-là? J’essaie donc de me concentrer sur l’entraînement plutôt que sur le résultat final. Le fait saillant jusqu’ici, c’est le camp en Belgique. Chaque fois que j’y repense, trois mots me viennent en tête : épuisement, camaraderie et soutien.

Épuisement

Longues journées, manque de sommeil et décalage horaire : le camp d’entraînement de Gand n’était pas de tout repos. Oui, j’ai fièrement brisé ma marque sur 10 kilomètres et goûté chaque aspect du séjour, sauf que j’étais épuisé à mon retour de Belgique. Bref, c’était une expérience aussi magnifique qu’exigeante. Dans cette succession d’ateliers, d’entraînements et d’évaluations, de déplacements et de dîners d’équipe, nous n’avons pas chômé et les nuits ont été courtes. Mais tout ça en valait la peine parce que j’en ai tiré les connaissances dont j’avais besoin pour me préparer pour Lanzarote. Est-ce que j’aurais aimé un horaire moins chargé? Bien sûr. Et si c’était à refaire? Sans hésiter!

Christian et Anne Nguyen, l’autre ambassadrice canadienne Win4Youth

Camaraderie

Les ambassadeurs ayant des cheminements, une condition physique et des objectifs variés, chacun devait relever des défis bien personnels. Pour certains, nager pour une première fois en eau libre était tout un exploit – et ce l’est encore. Pour d’autres, c’est rouler à vélo ou courir 10 kilomètres qui semblait une montagne. Mais j’ai compris que si nous avions tous un point faible et si les choses pouvaient se corser, nous étions ensemble dans ce bateau.

Pendant le camp, les ambassadeurs, les entraîneurs et le personnel de soutien ont tissé des liens forts; nous formons depuis une équipe très soudée. Nous avons noué des amitiés avec des gens de partout, échangé des trucs et conseils, partagé nos repas, dormi sous le même toit. L’entraide et les encouragements étaient au rendez-vous.

L’équipe nord-américaine Win4Youth la dernière soirée du camp d’entraînement

Soutien

Difficile d’imaginer meilleur contexte pour se préparer à un premier triathlon. La Fondation Groupe Adecco et les entraîneurs d’Energy Lab nous ont offert un soutien tout simplement incroyable. Équipement, conseils et applications d’entraînement, suivis réguliers : nous avions tout ce qu’il nous fallait pour nous sentir d’attaque et épaulés à chaque étape. Ce sont de vrais professionnels qui connaissent leur métier, et c’est rassurant de se savoir entre bonnes mains.

Les 66 prochains jours

J’ai beau m’être entraîné ferme et compter sur une équipe et un système de soutien hors pair, je réalise aujourd’hui que 66 jours, ce sera vite passé! Je devrai donc en faire bon usage si je veux être à mon mieux à Lanzarote. Au programme : quelques séances de nage en eau libre dans le Saint-Laurent, 20 sorties à vélo, 280 kilomètres de course et une participation au Triathlon de Québec, le 23 septembre, dans la catégorie Olympique.

Ce qui me ramène à ma question de départ : est-ce que je serai prêt pour le jour J? Demandez à mon entraîneur, et il vous répondra que je le serai si je respecte ses recommandations. De mon côté, la seule chose dont je suis convaincu pour l’instant, c’est que je terminerai l’épreuve et que j’en tirerai sans doute une grande satisfaction. Quant à savoir si j’atteindrai mes objectifs, réponse dans 66 jours, le 27 octobre. Je sais toutefois que les ambassadeurs partagent deux buts : être bien préparés et faire la fierté de leurs collègues et de leur pays. Pour nous tous, Win4Youth 2018 sera certainement mémorable. Chaque année, les participants et toute l’équipe en font un rendez-vous unique.

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Pour en savoir plus sur le programme Win4Youth et commencer à enregistrer vos kilomètres et vos heures, cliquez ici. Pour découvrir des ambassadeurs actuels ou passés ou pour nous raconter votre expérience, utilisez le mot-clic #Win4Youth sur les réseaux sociaux.

Pour plus d’informations et d’autres articles, visitez ressources.

#Win4Youth : Des nouvelles du camp d’entraînement de triathlon

Les employés et les clients du Groupe Adecco s’unissent dans le cadre du programme Win4Youth pour partager leur passion du sport et améliorer les conditions de vie de jeunes du monde entier. Anne Nguyen est l’une des deux membres de la famille du Groupe Adecco Canada à avoir été choisie pour représenter le programme Win4Youth au triathlon Ocean Lava à Lanzarote, en Espagne. Elle nous fait part de son expérience au camp d’entraînement du Groupe Adecco qui s’est tenu à Gand, en Belgique, en vue du triathlon, qui aura lieu en octobre. 

Le camp d’entraînement en Belgique était bien différent de ce à quoi je m’attendais; cela dit, il a totalement comblé mes espérances. Dans les jours précédant le camp, j’étais extrêmement inquiète de ne pas être au niveau que je souhaitais en natation, en course et en cyclisme. Je regrettais de ne pas avoir commencé mon entraînement plus tôt, car je sentais que je n’étais pas de taille par rapport aux autres ambassadeurs. Mais ce sentiment s’est vite évaporé quand j’ai commencé à m’entraîner à leurs côtés. Tout le monde m’a beaucoup aidé, et les entraîneurs s’adaptaient au niveau de chaque participant. Nous suivions tous notre propre cheminement. En plus, tout le monde s’encourageait. Imaginez : 74 ambassadeurs de 34 pays qui se rassemblent et se poussent à se dépasser!

Cela m’a beaucoup aidé pendant mes quatre jours à Gand. J’ai accompli tellement plus que je m’en croyais capable grâce aux précieux enseignements et conseils d’entraîneurs talentueux, au soutien incroyable de mes collègues ambassadeurs et à beaucoup de travail acharné!

Vélodrome Eddy Merckx

C’était l’épreuve que je redoutais le plus. J’avais regardé des vidéos de la piste circulaire et je me suis fait peur au point de ne plus vouloir y mettre les pieds. Le fait que les vélos n’avaient pas de freins ne m’a certainement pas aidé! Alors que nous attendions notre tour, nous entendions des gens qui chutaient sur la piste. Rien pour me rassurer… Je ne suis pas allée trop vite ou trop haut sur la piste, mais j’ai fini par vaincre ma peur!

Séminaires et exercices

Nous avons assisté à plusieurs séminaires pendant le camp. J’ai particulièrement apprécié celui sur la préparation mentale, où l’on a appris des stratégies pour surmonter les blocages psychologiques – des outils dont je me suis servi la journée même, lors du mini-triathlon!

Mini-triathlon et la combinaison isothermique de l’enfer

Avant le départ du mini-triathlon, nous devions mettre notre combinaison isothermique. Je crois que c’est l’épreuve la plus ardue que j’aie eu à surmonter jusqu’alors : deux entraîneurs ont dû m’aider à l’enfiler! 😊 Puis nous nous sommes lancés. Je crois que tous les participants ont poussé un cri lorsqu’ils sont entrés dans l’eau – elle était si froide! J’ai vite réalisé que la nage en eau libre était bien différente de la nage en piscine. C’était difficile et j’ai dû nager sur le dos pendant la majeure partie de la distance.

Une fois sortis de l’eau, nous avons retiré nos combinaisons et enfourché nos vélos. Le paysage était magnifique, mais nous étions détrempés; je ne pensais qu’au froid qui me tenaillait. Finalement, nous avons couru autour du lac. Normalement, après 1,5 ou 2 kilomètres, j’aurais abandonné et marché. Mais je me suis servi des stratégies de préparation mentale pour trouver une nouvelle énergie et je ne me suis jamais arrêtée… sauf quand j’ai trébuché sur une branche! Il n’y a pas de meilleure sensation que de franchir cette ligne d’arrivée. Avant de commencer, je n’avais aucune capacité athlétique, et j’étais maintenant une apprentie triathlète!

Course urbaine de 10 km

En après-midi, nous avons pris part à une course urbaine de 10 km. J’appréhendais cette épreuve, mais finalement, l’expérience de parcourir la ville et de terminer la course sous les encouragements des autres ambassadeurs était extraordinaire.

Si vous êtes un employé interne ou temporaire du Groupe Adecco Canada et songez à devenir un ambassadeur en 2019, n’hésitez surtout pas à communiquer avec moi ou Christian. C’est une expérience incroyable, et il se dégage du camp d’entraînement une énergie fantastique. En arrivant là-bas, je ne connaissais personne; j’y ai rencontré des personnes de partout dans le monde qui sont devenues des amis pour la vie. Je ressens encore l’énergie et l’enthousiasme du camp. Je sens également l’appui constant de mes collègues ambassadeurs et je suis impatiente de les retrouver à Lanzarote en octobre. En plus c’est pour une bonne cause!

Je sais que les prochains mois seront exigeants. Mais je sais aussi que je serai plus forte et meilleure de jour en jour. J’ai vraiment hâte de découvrir où je me situerai en octobre et comment se déroulera ce nouveau chapitre de ma vie.


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