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Articles de la catégorie ‘Rapports sur l’employabilité’

Rapport sur l’employabilité – février 2017

L’emploi a peu varié en février (+15 000 ou +0,1 %). Une hausse du nombre de personnes travaillant à temps plein a contrebalancé la baisse du nombre de personnes travaillant à temps partiel. Le nombre de personnes à la recherche de travail ayant diminué, le taux de chômage a baissé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %, soit un taux identique à celui observé en janvier 2015 et le taux le plus bas depuis octobre 2008.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 288 000 (+1,6 %), et la majeure partie de cette hausse s’est produite depuis juillet 2016. Cette progression a coïncidé avec une croissance économique plus forte observée dans la seconde moitié de 2016.

Employment FR_February

En février, le nombre de personnes travaillant à temps plein a connu une hausse estimative de 105 000, soit la deuxième hausse notable en trois mois. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi à plein temps a progressé de 235 000 (+1,6 %), surtout en raison des hausses observées depuis juillet. Le nombre estimatif de personnes travaillant à temps partiel a diminué de 90 000 en février, après une période de croissance qui s’était amorcée à l’automne 2015.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le nombre total d’heures travaillées a peu varié.

De janvier à février, l’emploi a augmenté chez les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) et chez les hommes de 55 ans et plus. L’emploi a peu varié chez les autres groupes démographiques.

À l’échelle des provinces, l’emploi a progressé en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba. En revanche, moins de personnes travaillaient en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. L’emploi était essentiellement inchangé dans les cinq autres provinces.

En février, un nombre accru de personnes travaillaient dans le commerce de gros et de détail, dans les administrations publiques et dans le transport et l’entreposage.

L’emploi progresse chez les femmes du principal groupe d’âge actif

L’emploi chez les femmes de 25 à 54 ans a augmenté de 18 000 en février, soit une troisième hausse mensuelle consécutive. Leur taux de chômage s’est maintenu à 5,3 %, puisque plus de femmes de ce groupe d’âge étaient actives sur le marché du travail. Un plus grand nombre de femmes du principal groupe d’âge actif ont travaillé à temps plein pendant le mois (+84 000), mais cette hausse a été partiellement effacée par un moins grand nombre de ces femmes qui ont travaillé à temps partiel (-65 000). Les récentes hausses observées chez les femmes du principal groupe d’âge actif ont porté la croissance de l’emploi sur 12 mois à 98 000 (+1,7 %).

Après une hausse notable en janvier, l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans s’est maintenu en février. Par rapport à février 2016, l’emploi dans ce groupe a progressé de 63 000 (+1,0 %), surtout en raison des hausses observées depuis l’automne 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le taux de chômage des hommes du principal groupe d’âge actif a baissé d’un point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 14 000 en février, et le taux de chômage s’est établi à 6,3 %. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi chez les hommes plus âgés a augmenté de 63 000 (+3,1 %) et leur population, de 154 000 (+3,1 %).

Chez les femmes de 55 ans et plus, l’emploi s’est maintenu en février, et le taux de chômage s’est établi à 5,2 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les femmes de 55 ans et plus a augmenté de 56 000 (+3,4 %), et le nombre de femmes de ce groupe d’âge a progressé de 156 000 (+2,9 %).

En février, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a peu varié tant par rapport au mois précédent qu’à février 2016, tandis que leur population a continué à baisser. Le taux de chômage des jeunes a reculé de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 12,4 % en février, à la suite d’une baisse du nombre de jeunes à la recherche de travail.

Sommaire provincial

En Colombie-Britannique, l’emploi a progressé de 19 000 en février, poursuivant une tendance à la hausse amorcée au printemps 2015. Cette augmentation est attribuable à une hausse du travail à temps plein et elle s’est répartie dans plusieurs secteurs. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 85 000 ou de 3,6 %, soit le taux de croissance le plus élevé parmi les provinces. Durant la même période, le taux de chômage a baissé de 1,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,1 %, soit le taux le plus bas depuis octobre 2008. En février, la Colombie-Britannique affichait le taux de chômage le plus bas à l’échelle provinciale.

L’emploi en Saskatchewan a progressé de 8 000 en février, ce qui représente la hausse la plus forte depuis avril 2012. Presque toute cette augmentation est attribuable à une hausse dans le travail à temps plein et a été observée dans le secteur des services. Avant la hausse de février, l’emploi total était relativement stable depuis le printemps 2016. En février, le taux de chômage dans la province a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 6,0 %.

Au Manitoba, l’emploi a augmenté de 3 400 en février, surtout en raison de la hausse enregistrée dans le travail à temps plein et dans le secteur de la construction. Pendant la même période, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %, soit le taux le plus bas de toutes les provinces après la Colombie-Britannique. La hausse de l’emploi en février a porté les gains sur 12 mois à 6 600 (+1,0 %) au Manitoba.

En Ontario, le nombre de personnes travaillant à temps plein a augmenté de 53 000 en février, ce qui a été contrebalancé par une baisse équivalente du nombre de personnes travaillant à temps partiel, l’emploi total connaissant ainsi peu de variation pour le mois. Sous l’effet des hausses observées depuis juillet, l’emploi en Ontario a augmenté de 108 000 (+1,5 %) par rapport à 12 mois plus tôt, et pratiquement toute la hausse a été enregistrée dans le travail à temps plein. En février, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,2 %, en raison d’une légère baisse du nombre de personnes à la recherche de travail.

Pour le deuxième mois d’affilée, l’emploi a peu varié au Québec. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a augmenté de 83 000 (+2,0 %), sous l’effet des hausses enregistrées pendant la deuxième moitié de 2016. Le taux de chômage était de 6,4 % en février, en baisse de 1,1 point de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt.

En Alberta, l’emploi s’est maintenu en février, alors qu’une hausse du travail à temps plein (+19 000) a contrebalancé la baisse de l’emploi à temps partiel (-18 000). Après avoir connu des baisses importantes de l’automne 2015 à l’été 2016, l’emploi dans la province est demeuré stable au cours des derniers mois. En février, le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour se fixer à 8,3 %, en raison d’une diminution du nombre de personnes à la recherche de travail.

Après avoir augmenté en janvier, l’emploi en Nouvelle-Écosse a diminué de 6 800 en février, et le taux de chômage était de 8,1 %. Cette baisse de l’emploi découlait en grande partie d’une diminution du travail à temps partiel. Même si l’emploi total dans la province a diminué en février, il a peu varié par rapport à 12 mois plus tôt.

À Terre-Neuve-et-Labrador, l’emploi a diminué de 3 800 en février, et le taux de chômage s’est établi à 14,2 %. La baisse de l’emploi observée en février a effacé l’augmentation enregistrée en janvier, et la tendance à la baisse amorcée en mai 2016 s’est ainsi poursuivie. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi dans la province a diminué de 6 400 (-2,8 %).

Unemployment FR_Febuary

Perspective sectorielle

Après trois mois de peu de variation, l’emploi dans le commerce de gros et de détail a augmenté de 19 000 en février, et a légèrement augmenté (+35 000 ou +1,3 %) par rapport à 12 mois plus tôt. La hausse de l’emploi observée en février a fait suite aux ventes élevées déclarées dans la deuxième partie de 2016 autant dans le commerce de gros que dans le commerce de détail.

Dans le secteur du transport et de l’entreposage, l’emploi a progressé pour le deuxième mois d’affilée, en hausse de 8 800 en février. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a connu une hausse de 34 000 (+3,8 %).

L’emploi dans les administrations publiques a aussi progressé pour le deuxième mois consécutif, en hausse de 12 000 en février, ce qui a porté la hausse totale à 65 000 (+7,2 %) par rapport à février 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, un plus grand nombre de personnes travaillaient dans l’administration fédérale ainsi que dans les administrations locales, municipales et régionales.

Le nombre d’employés dans le secteur public et dans le secteur privé a peu varié en février. Par rapport à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 253 000 (+2,2 %), et cette hausse s’est répartie dans plusieurs secteurs des services, tandis que l’emploi dans le secteur public a augmenté de 78 000 (+2,2 %), principalement sous l’effet de l’augmentation dans les administrations publiques.

Le nombre de travailleurs autonomes a peu varié en février et a connu une légère baisse par rapport à 12 mois plus tôt.


 

150-fraTaux de chômage des femmes et écarts salariaux entre les sexes

Dans le but de souligner le 150eanniversaire du pays, Statistique Canada propose des instantanés de notre riche histoire statistique.

En 1950, 21,1 % des femmes de 25 à 54 ans travaillaient. En 2016, ce chiffre avait plus que triplé, s’élevant à 77,8 %. En revanche, le taux d’emploi des hommes a diminué, passant de 94,0 % en 1950 à 85,0 % en 2016. L’augmentation de l’emploi des femmes a coïncidé avec des changements économiques et sociodémographiques, tels qu’une plus grande participation aux études supérieures, le report du mariage et de la procréation et le plus grand nombre de séparations et de divorces.

Malgré la convergence de leurs taux d’emploi, les femmes continuent à gagner moins que les hommes. En 2016, les femmes de 25 à 54 ans travaillant à temps plein gagnaient en moyenne 26,69 $ l’heure, alors que leurs homologues masculins gagnaient en moyenne 30,35 $. Pour chaque dollar de rémunération horaire gagné par les hommes en 2016, les femmes gagnaient 0,88 $, par rapport à environ 0,75 $ au milieu des années 1980.

Pour en savoir davantage sur le taux de chômage des femmes et les écarts salariaux entre les sexes, consulter le chapitre « Les femmes et le travail rémunéré » de Femmes au Canada.

Source : Statistique Canada 

Le Canada au 13e rang selon l’Index mondial de la compétitivité pour les talents 2017

gtci-2017-full-report

Le Groupe Adecco s’est à nouveau associé avec INSEAD et le Human Capital Leadership Institute (HCLI) pour produire l’Index de compétitivité mondial pour les talents (GTCI), un classement annuel de 118 pays qui mesure leur capacité à attirer, développer et retenir les talents.

Lancé en 2013, le GTCI fournit aux gouvernements, aux entreprises et aux travailleurs à travers le monde des outils pour se préparer pour l’avenir du travail. Les données et les analyses approfondies qu’il contient visent à aider les pays à remédier à l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences et à assurer leur compétitivité sur les marchés mondiaux.

Pourquoi les talents sont-ils si importants?

Les talents sont devenus la « devise » du marché du travail mondial et il importe que les décideurs du monde des affaires, de la scène politique et du milieu universitaire en saisissent tous les enjeux.

Les talents font de plus en plus l’objet de débats intenses qui ne se limitent pas simplement à la pénurie de compétences. La compétitivité des talents est au centre de questions sociétales importantes comme le chômage, l’immigration, l’éducation et la croissance économique, que ce soit dans le contexte de relancer la prospérité d’après-crise, de créer des emplois pour les jeunes, de maintenir l’élan d’économies à forte croissance ou encore, de sortir des nations entières de la pauvreté.

Les travailleurs doivent reconnaître les compétences dont ils auront besoin à l’avenir, les gouvernements doivent comprendre comment assurer le droit au travail de leurs citoyens et les pays doivent rester concurrentiels dans l’économie mondiale.

Quelles sont les tendances observées à l’échelle mondiale?

L’étude menée en 2017 porte sur l’influence de la technologie sur la compétitivité en matière de talents et la nature du travail, s’attardant à la fois sur les défis, les opportunités et les écarts par rapport aux méthodes de travail traditionnelles.

techno-travail

Les tendances suivantes ont été observées :

La technologie change la nature du travail. Nous évoluons d’un environnement dans lequel le travail était basé sur l’emploi (salaires) à un cadre dans lequel près de 30 % de la population européenne et américaine est composée de travailleurs autonomes. Sous l’effet de facteurs économiques, technologiques et sociologiques, la nouvelle génération envisage une vie professionnelle incluant plusieurs carrières et valorise la flexibilité et l’autonomie. Les organisations au sein de la nouvelle économie doivent gérer autrement les talents, avec une attention plus particulière portée sur la capacité des individus à s’aider.

Il faut penser au-delà de l’automatisation. La technologie et l’économie collaborative changent la nature du travail. De nombreux postes, qualifiés et non qualifiés, seront remplacés par des robots et des algorithmes alimentés par les mégadonnées. D’ailleurs, selon de nombreuses études, le Canada serait à l’avant-garde de l’utilisation des robots dans de nombreuses industries. Cependant, il faudra penser au-delà de la digitalisation et prendre conscience de la profonde transformation en cours dans nos sociétés : changements dans l’organisation (connectivité et travail collaboratif, défiance envers les autorités et gestion axée sur les résultats plutôt que les contributions), au niveau des carrières (plusieurs carrières dans une vie), ainsi que dans les systèmes éducatifs et d’emploi.

« Bonne nouvelle, donc : la technologie pourra supprimer des postes, mais elle ne supprimera pas le travail. Nous assisterons par contre à un déplacement des activités sectorielles. Alors que le monde développé est passé de l’agriculture à la production, et de plus en plus aux services, le nombre global de postes a toujours progressé. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Compétences techniques et compétences sociales/gestion de projets : voici le nouveau profil des talents. Les compétences numériques et les savoir-faire techniques devront être complétés par des compétences sociales et de gestion de projets afin de répondre aux besoins d’une nouvelle économie très connectée, dans laquelle l’innovation est de plus en plus issue de la collaboration et de la co-création. 

« Même un groupe technologique innovant comme Google explique que sur les cinq compétences requises pour tous les employés, l’expertise arrive en dernier lieu. La capacité d’apprentissage, le leadership, l’humilité et la responsabilité sont en effet plus importants. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Quels pays arrivent en tête? Les politiques de formation et d’emploi doivent intégrer les changements transformationnels de la quatrième révolution industrielle. Les machines sont en train de prendre en charge les tâches routinières, mais aussi les emplois professionnels pour lesquels nous forment les modèles éducatifs traditionnels. Les systèmes d’éducation doivent développer le sens de la vocation personnelle et de la flexibilité ou de la capacité à apprendre. De plus, les politiques en matière d’emploi doivent favoriser la mobilité, la formation continue, l’entreprenariat et l’adaptation aux besoins du marché – car ces besoins changeront de manière continue à l’avenir.

Les stratégies nationales commencent à refléter ces changements, mais trop lentement. Certains pays mettent en danger leur population en regardant vers l’arrière plutôt que de se projeter en avant pour ce qui est de la réorganisation des talents induite par les technologies.

La réussite du changement a plus de chance d’intervenir dans un cadre disposant d’écosystèmes forts. Quant à l’impact de la digitalisation et de l’automatisation sur la société, il est nécessaire de disposer d’une connectivité et d’une collaboration rapprochée entre les parties prenantes comme les gouvernements, les entreprises et les institutions éducatives. Ces écosystèmes collaboratifs devraient davantage voir le jour dans les villes et les régions ou des petits pays affichant un héritage conjoint que dans de grands pays.

Les villes et les régions montrent le chemin. Les villes et les régions qui combinent qualité de vie élevée et bonnes perspectives de carrière sont de plus en plus actives en termes de développement de stratégies propres visant à attirer, développer et fidéliser les talents. À l’avenir, certaines des meilleures pratiques et des approches les plus innovantes en matière de compétitivité des talents viendront donc des villes. Le développement des réseaux d’informations mondiaux permet à tous les types de talents de se transporter dans des villes intéressantes.

Quels pays arrivent en tête?

La Suisse, Singapour et le Royaume-Uni occupent les trois premiers rangs. Soulignons que quatre pays nordiques font partie du top 10.

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Ces pays se démarquent car :

  • leur système d’éducation fournit aux diplômés des compétences techniques, d’apprentissage et de collaboration;
  • leurs politiques d’emploi combinent flexibilité et protection sociale;
  • leurs gouvernements, leurs entreprises et leurs établissements de formation se parlent entre eux;
  • ils affichent un haut niveau de compétences technologiques.

 

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Parmi les pays en tête du classement, neuf sont particulièrement bien positionnés en termes de maturité technologique : la Suisse, Singapour, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Émirats arabes unis et le Canada (plus de détails sur le Canada plus loin).

Le rapport propose cette année un nouvel indice complémentaire : l’Index de la compétitivité des villes (GCTCI), qui analyse les facteurs d’attractivité d’un échantillon de 45 métropoles. Il est intéressant de noter qu’en raison du haut degré de connectivité, de la qualité de vie et des possibilités de carrière internationale qu’on y retrouve, les villes ont souvent une plus forte capacité d’attraction et de rétention que les pays.

Copenhague (Danemark), Zurich (Suisse), Helsinki (Finlande), San Francisco (États-Unis) et Göteborg (Suède) arrivent en tête.

Ces villes se positionnent avantageusement parce qu’elles :

  • sont pourvues d’infrastructures physiques et de réseaux d’informations hautement développés;
  • investissent dans des pôles de savoir;
  • attirent les entreprises internationales.

Comment les pays et les villes sont-ils évalués?

Le classement combine une évaluation de ce que les pays produisent et acquièrent comme talents, et du type de compétences disponibles en retour. Plus précisément, il repose sur les six piliers suivants :

  • Les compétences professionnelles et techniques : Compétences disposant d’une base technique ou professionnelle qui augmentent l’employabilité et la productivité des employés. L’employabilité est mesurée par des indicateurs de l’adéquation des systèmes de formation, du décalage au niveau des compétences et de déséquilibres du marché du travail.
  • Les compétences générales : Les travailleurs occupant des postes de leadership, des fonctions managériales qui exigent une certaine créativité et capacité à résoudre des problèmes. Leur impact économique est évalué par des indicateurs d’innovation, d’entrepreneuriat, et le développement d’industries de valeur.
  • L’attraction des talents : La capacité d’attirer des talents – entreprises et personnes – venant de l’étranger et la suppression de barrières pour intégrer un bassin de talents comme les personnes issues de milieux défavorisés, les femmes ou les personnes d’un certain âge.
  • Le renforcement des talents : Accès à des possibilités d’éducation, d’apprentissage, de formation continue et d’expérience de travail.
  • La rétention des talents : Mesurée par la qualité de vie.
  • Le développement des talents : Mesure dans laquelle l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique facilitent ou freinent l’attraction et la croissance.

La moyenne des scores obtenus pour chacun des piliers permet de chiffrer la capacité d’un pays d’attirer, de développer et de retenir le capital humain qui contribue à sa productivité et à sa prospérité.

Comment se classe le Canada?

En 2017, le Canada s’est classé 13e parmi 118 pays, un rang plus haut que l’année dernière.

Le Canada fait relativement bonne figure sur le plan de l’attraction et du développement des talents. Ses plus grands défis se situent au niveau de la rétention des talents et des compétences professionnelles et techniques de sa main-d’œuvre.

Le Canada obtient de bonnes notes pour l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique. Pour ce qui est de son attractivité pour les entreprises et les individus, il affiche un bon équilibre entre ouverture externe (immigration, étudiants internationaux et afflux des cerveaux) et interne (tolérance, mobilité sociale, opportunités pour les femmes et écart salarial entre hommes et femmes). Les occasions de formation continue et de développement professionnel sont abondantes, mais des améliorations pourraient être apportées au système d’éducation.

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  • Population : 35,85millions
  • PIB : 1 551 milliards US $
  • PIB par habitant : 44 310,12 US $ (19e sur 118 pays)
  • Niveau de revenu : élevé
  • Classement GTCI 2017 : 13e (sur 118 pays)

Comparaison aux autres pays

Le Canada fait partie des pays à hauts revenus et se positionne favorablement par rapport à la plupart des régions. Il se classe notamment devant 74 pour cent des pays provenant de groupes à hauts revenus.

Ses principaux concurrents sont les autres membres du G7 (Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et États-Unis), et deux autres membres du Commonwealth (Australie et Nouvelle-Zélande).

D’après la taille de la population et le PIB par habitant, ses plus proches concurrents seraient l’Australie et l’Allemagne. Le Canada se classe derrière l’Australie mais devant l’Allemagne. Par contre, il est surclassé par le Royaume-Uni, malgré un PIB par habitant beaucoup plus faible.

À noter, le Canada se classe également derrière les États-Unis, le seul autre membre de son groupe régional. Si le Canada a un plus grand pouvoir d’attraction sur les talents, particulièrement en raison de sa haute tolérance aux immigrants et aux minorités, les États-Unis arrivent à mieux les retenir et ont été capables de créer un bassin plus fort de compétences générales.

Performance sur les différents piliers

Le Canada se classe très près de la moyenne de son groupe régional (Amérique du Nord) et au-dessus de la moyenne des pays à hauts revenus.

Comparativement aux autres pays à hauts revenus, le Canada se classe au-dessus de la moyenne pour chaque pilier, sauf la rétention des talents et les compétences professionnelles et techniques. À ce chapitre, les expériences de l’Allemagne et des petits pays européens comme la Suisse et la Finlande ont de précieuses leçons à offrir.

La maturité technologique

La maturité technologique des pays, c’est-à-dire leur niveau de préparation à réagir à la technologie et à en profiter, dépend largement de la faculté des sociétés et de leurs institutions (y compris les politiques d’éducation et d’emploi) de s’adapter aux réalités et aux besoins émergents du 21e siècle. Par exemple :

  • le travail virtuel (ex. : à distance, télétravail)
  • l’utilisation des réseaux sociaux
  • l’innovation personnelle (ou la génération d’idées par les individus)
  • la collaboration intraentreprise
  • la collaboration interentreprises
  • l’esprit en­trepreneurial
  • la délégation d’autorité

Dans l’ensemble, le Canada est bien positionné dans tous les aspects de la maturité technologique. Il pourrait toutefois améliorer davantage ses compétences technologiques en favorisant la collaboration entre entreprises.

Un regard sur l’avenir

Le GTCI recommande les directives suivantes – et pas seulement pour le Canada : pour tous les pays, villes, entreprises et salariés qui souhaitent se préparer pour l’avenir du travail.

Les pays

  • Faire une plus grande place à l’apprentissage et à l’expérience dans leur système d’éducation
  • Multiplier les programmes d’apprentissage et de stage
  • Promouvoir la flexibilité du marché du travail, des solutions durables et des mesures raisonnables de protection sociale grâce à des partenariats public-privé

Les entreprises

  • Offrir des opportunités de stages aux jeunes
  • Investir dans le développement des compétences de la main-d’œuvre
  • Promouvoir la collaboration plutôt que la hiérarchie et l’autorité
  • Maximiser la mobilité et la flexibilité organisationnelle

Les salariés

  • Anticiper et s’engager dans un apprentissage – surtout en ce qui a trait aux compétences numériques – tout au long de leur vie pour rester employables sur le marché du travail
  • Évoluer vers un statut plus polyvalent combinant différents métiers durant leur évolution professionnelle
  • Développer des compétences de collaboration et de réseautage

recommandations

À lire

Comme les dernières années, le lancement de GTCI 2017 a eu lieu à Davos, en Suisse, en marge du Forum économique mondial.

Le rapport contient notamment un chapitre rédigé par le PDG du Groupe Adecco, Alain Dehaze : The Skills Imperative: Shaping the Future of Work through Talent and Technology.

Pour en savoir plus ou pour télécharger le rapport : www.GTCI2017.com

 

 

Rapport sur l’employabilité – décembre 2016

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L’emploi a progressé de 54 000 (+0,3 %) en décembre, à la suite d’une hausse du travail à temps plein. Comme les personnes actives sur le marché du travail étaient plus nombreuses, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 6,9 %.

Au quatrième trimestre de 2016, l’emploi a progressé de 108 000 (+0,6 %), soit la hausse la plus élevée depuis le deuxième trimestre de 2010. Cette hausse succède à une progression de 62 000 (+0,3 %) enregistrée au troisième trimestre.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, les hausses de l’emploi ont totalisé 214 000 ou 1,2 %, comparativement à un taux de croissance de 0,9 % observé au cours de la même période un an plus tôt.

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En décembre, les femmes de 25 à 54 ans ont enregistré une progression de l’emploi, alors que les autres groupes démographiques ont connu peu de variation globalement.

Le Québec et la Colombie-Britannique ont affiché des hausses de l’emploi, tandis que les autres provinces ont observé peu de variation.

Davantage de personnes travaillaient dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Parallèlement, l’emploi a diminué dans l’agriculture.

Le nombre d’employés a augmenté en décembre, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, alors que le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.

Hausse de l’emploi chez les femmes âgées de 25 à 54 ans

Les femmes de 25 à 54 ans ont connu une hausse d’emploi de 31 000 en décembre. Comme elles étaient plus nombreuses à chercher du travail, leur taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 5,4 %.

Les hommes de 25 à 54 ans ont connu peu de variation de l’emploi, et leur taux de chômage était pratiquement inchangé, s’établissant à 6,2 %.

Malgré une faible variation de l’emploi, les personnes de 55 ans et plus ont vu leur taux de chômage augmenter de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 6,2 %, car elles étaient plus nombreuses à chercher du travail.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l’emploi a peu varié en décembre, et le taux de chômage était pratiquement inchangé, se fixant à 12,6 %.

L’emploi progresse au Québec et en Colombie-Britannique

Au Québec, l’emploi a progressé de 20 000 en décembre, à la suite d’une hausse du travail à temps plein. Comme le nombre de personnes à la recherche d’emploi a aussi progressé, le taux de chômage a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 6,6 %.

En Colombie-Britannique, le nombre de personnes en emploi a augmenté de 17 000 en décembre. Le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage, passant à 5,8 %, soit le taux le plus bas à l’échelle provinciale.

En décembre, l’emploi en Ontario a peu varié, et le taux de chômage était de 6,4 %.

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Perspective sectorielle

En décembre, l’emploi a progressé de 28 000 dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, et de 14 000 dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Par contre, il a diminué de 7 000 dans l’agriculture.

Le nombre d’employés a augmenté de 44 000 dans le secteur privé, et de 29 000 dans le secteur public en décembre. Parallèlement, le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.

Bilan trimestriel dans les territoires

L’Enquête sur la population active recueille des données sur le marché du travail dans les territoires, et ces données sont produites sous forme de moyennes mobiles de trois mois.

Au quatrième trimestre de 2016, l’emploi au Yukon a augmenté de 500 par rapport au troisième trimestre. Le taux de chômage a diminué de 2,3 points de pourcentage, passant à 4,6 % au quatrième trimestre.

L’emploi dans les Territoires du Nord-Ouest a diminué de 500 du troisième au quatrième trimestre. Parallèlement, le taux de chômage était presque inchangé, se fixant à 6,8 %, à la suite d’une baisse du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

Au Nunavut, l’emploi a peu varié au quatrième trimestre, et le taux de chômage a aussi peu varié, s’établissant à 14,0 %.

Bilan de fin d’année, 2016

L’analyse qui suit est axée sur les variations observées de décembre 2015 à décembre 2016.

En 2016, l’emploi a progressé de 214 000 ou de 1,2 %, soit la croissance de décembre à décembre la plus forte depuis 2012. En comparaison, l’emploi a progressé de 155 000 (+0,9 %) en 2015. La quasi-totalité de l’augmentation observée en 2016 s’est produite d’août à décembre.

Le travail à temps partiel a connu une tendance à la hausse tout au long de 2016, augmentant de 154 000 ou de 4,5 %, tandis que le travail à temps plein a peu varié. Durant la même période, le nombre d’heures travaillées était pratiquement inchangé.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,9 %. Pendant la même période, le taux d’activité (65,8 %) et le taux d’emploi (61,3 %) ont peu varié.

La Colombie-Britannique enregistre la croissance d’emploi la plus forte

En 2016, et pour la deuxième année consécutive, la Colombie-Britannique a enregistré le taux de croissance de l’emploi le plus élevé à l’échelle provinciale, soit 3,1 % (+72 000). La hausse s’est répartie également entre le travail à temps plein et le travail à temps partiel et s’est produite dans bon nombre de secteurs. L’emploi dans la province suit une tendance à la hausse depuis le printemps 2015. Toutefois, le rythme de croissance a ralenti depuis l’été 2016. Comparativement à décembre 2015, le taux de chômage a diminué de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %. La Colombie-Britannique a enregistré le taux de chômage le plus bas à l’échelle provinciale de juin à décembre.

Au Québec, l’emploi a progressé de 2,2 % (+90 000) en 2016. Cette progression tient essentiellement au travail à temps plein (+85 000) et elle a été principalement observée au cours de la deuxième moitié de l’année. Le taux de chômage a connu une tendance à la baisse tout au long de la période de 12 mois, reculant de 1,3 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %.

En Ontario, l’emploi a augmenté de 1,2 % (+81 000) en 2016, principalement en raison d’une hausse du travail à temps partiel (+74 000). Le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour se fixer à 6,4 %.

En 2016, l’emploi a baissé de 2,4 % (-5 700) à Terre-Neuve-et-Labrador, et cette baisse est entièrement survenue dans le travail à temps plein. Le taux de chômage a peu varié, se fixant à 14,9 %, à la suite d’une diminution du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

À la fin de l’année, l’emploi en Saskatchewan a diminué de 1,2 % (-6 900). La totalité de cette baisse s’est produite durant les deux premiers mois de 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, le taux de chômage dans la province a augmenté de 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 6,5 %, poursuivant une tendance à la hausse amorcée à la fin de 2014.

En Alberta, l’emploi a légèrement diminué (-0,8 % ou -19 000) au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre. Des baisses notables ont été enregistrées dans le secteur de la fabrication, le secteur des ressources naturelles et le secteur de l’information, de la culture et des loisirs. Parallèlement, l’emploi a augmenté dans le secteur des « autres services » et dans les administrations publiques. En 2016, le nombre de personnes à la recherche de travail a augmenté de 40 000, ce qui a entraîné une hausse de 1,5 point de pourcentage du taux de chômage, celui-ci passant à 8,5 %.

Le secteur des services continue d’animer la croissance de l’emploi

De décembre 2015 à décembre 2016, l’emploi a augmenté de 2,0 % dans le secteur des services, alors qu’il a diminué de 1,6 % dans le secteur des biens.

En 2016, l’emploi dans l’information, la culture et les loisirs a progressé de 6,5 % (+49 000), après peu de variation en 2015. L’emploi dans ce secteur suit une tendance à la hausse depuis le printemps.

L’emploi dans le secteur des « autres services » a augmenté de 5,5 % (+42 000) en 2016, notamment en raison des hausses enregistrées au cours des trois derniers mois de l’année. L’emploi dans ce secteur a nettement progressé au Québec et en Alberta.

Dans les administrations publiques, l’emploi a augmenté de 3,9 % (+36 000), et la majeure partie de cette hausse a été enregistrée au Québec, en Alberta et en Saskatchewan.

Le nombre de personnes travaillant dans la finance, les assurances, l’immobilier et la location a augmenté (+3,5 % ou +39 000) en 2016. L’emploi dans ce secteur a suivi une tendance à la hausse tout au long de l’année.

Par rapport à décembre2015, l’emploi a aussi augmenté dans les services d’hébergement et de restauration (+2,6 % ou +31 000), dans le secteur de la construction (+2,0 % ou +27 000), et dans le commerce de gros et le commerce de détail (+1,4 % ou +38 000).

Par ailleurs, l’emploi dans le secteur des ressources naturelles s’est replié de 8,3 % (-29 000) en 2016, et la majeure partie de ce repli s’est produite en Alberta et en Ontario. Des baisses ont aussi été observées à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick. À l’échelle nationale, la baisse la plus forte a eu lieu dans l’extraction de pétrole et de gaz.

Dans le secteur de l’agriculture, l’emploi a diminué de 4,7 % (-14 000), principalement au Québec.

Le nombre de travailleurs dans le secteur de la fabrication a baissé de 3,1 % (-53 000), principalement au cours des quatre premiers mois de l’année. L’emploi dans ce secteur a diminué principalement en Alberta et en Colombie-Britannique.

Par rapport à décembre2015, le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 2,0 % (+71 000), et cette hausse a été surtout observée dans les administrations publiques, dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs, ainsi que dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Le nombre d’employés du secteur privé a progressé de 1,9 % (+222 000), et cette hausse a eu lieu dans plusieurs industries du secteur des services.

Le nombre de travailleurs autonomes a diminué de 2,8 % (-78 000) de décembre 2015 à décembre 2016. Cette baisse tient partiellement au fait que le travail autonome a atteint un sommet en décembre 2015. La baisse enregistrée au cours de cette période a été observée dans plusieurs industries du secteur des services.

L’emploi progresse dans le principal groupe d’âge actif et chez les personnes plus âgées

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, l’emploi a augmenté de 2,8 % (+105 000) chez les personnes de 55 ans et plus. Parallèlement, la population de ce groupe a progressé de 3,0 % (+310 000), poursuivant une tendance à la hausse prolongée qui tient au vieillissement démographique.

Chez les femmes de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 3,8 % (+64 000) en 2016, tandis que leur population s’est accrue de 2,9 % (+157 000). Le taux d’activité de ce groupe était essentiellement inchangé, se fixant à 32,6 %, et son taux de chômage s’est établi à 5,2 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a progressé de 2,0 % (+41 000) en 2016, et la population s’est accrue de 3,1 % (+154 000). Leur taux de chômage a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 7,0 %, car ils étaient plus nombreux à chercher du travail. Le taux d’activité des hommes de 55 ans et plus était essentiellement inchangé, se situant à 43,7 %.

En 2016, l’emploi chez les personnes de 25 à 54 ans a progressé de 0,8 % (+100 000), tandis que leur population s’est accrue de 0,2 % (+35 000).

L’emploi a augmenté de 1,3 % (+72 000) chez les femmes de 25 à 54 ans, et le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,4 %. Le taux d’activité de ce groupe a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 82,6 %.

Chez les hommes âgés de 25 à 54 ans, l’emploi a légèrement augmenté (+0,5 % ou +28 000) au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, et le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 6,2 %. Le taux d’activité a baissé de 0,4 point de pourcentage, passant à 90,9 %.

En 2016, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans était pratiquement inchangé, alors que leur population a diminué de 46 000 (-1,0 %). Par conséquent, leur taux d’emploi a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 56,1 %. Le taux de chômage des jeunes a peu varié, se fixant à 12,6 %.

Source : Statistique Canada

Rapport sur l’employabilité – Octobre 2016

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En octobre, l’emploi a augmenté de 44 000 (+0,2 %), à la suite d’une hausse du travail à temps partiel. Le taux de chômage s’est maintenu à 7,0 %, en raison d’un nombre accru de personnes actives sur le marché du travail.

Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a progressé de 140 000 (+0,8 %), et la majeure partie de cette progression a eu lieu dans le travail à temps partiel (+124 000 ou +3,6 %). Parallèlement, le nombre total d’heures travaillées a peu varié.

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Faits saillants

En octobre, l’emploi a augmenté chez les jeunes et légèrement progressé chez les hommes de 25 à 54 ans. Par contre, il y a eu peu de variation chez les autres groupes démographiques.

À l’échelle provinciale, l’emploi a augmenté en Ontario et en Colombie-Britannique, alors qu’il a diminué à Terre-Neuve-et-Labrador.

Plus de personnes travaillaient dans la construction, le commerce de gros et de détail, les « autres services », les services d’enseignement, les ressources naturelles et les administrations publiques. Parallèlement, l’emploi a diminué dans le secteur des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien.

L’emploi dans le secteur privé a légèrement augmenté en octobre, alors que le nombre d’employés du secteur public et de travailleurs autonomes a peu varié.

Aperçu démographique

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l’emploi a progressé de 26 000 en octobre, et cette hausse est entièrement attribuable au travail à temps partiel. Le taux de chômage était pratiquement inchangé dans ce groupe, s’établissant à 13,0 %, en raison de la hausse du nombre de jeunes actifs sur le marché du travail. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi des jeunes a peu varié, tandis que leur population a poursuivi sa tendance à la baisse, diminuant de 1,1 % (-48 000).

En octobre, l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans a légèrement augmenté (+16 000), et le taux de chômage a peu varié, se fixant à 6,4 %. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi à temps plein a diminué (-63 000 ou -1,1 %), tandis que l’emploi à temps partiel a augmenté (+36 000 ou +10,4 %). Au cours de la même période, la population de ce groupe s’est accrue de 0,2 % (+18 000).

Chez les femmes de 25 à 54 ans, l’emploi était pratiquement inchangé au cours du mois. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi chez ces femmes a progressé de 61 000 (+1,1 %), et la majeure partie de cette progression a eu lieu dans le travail à temps plein. Parallèlement, leur taux de chômage a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,3 %. La population de ce groupe a augmenté de 0,3 % (+24 000) au cours de la même période.

Chez les personnes de 55 ans et plus, l’emploi a peu varié en octobre. Par rapport à 12 mois plus tôt, ce groupe a connu la croissance la plus rapide de la population active, principalement en raison du vieillissement démographique. L’emploi chez les 55 ans et plus a augmenté de 128 000 (+3,5 %) et leur population, de 310 000 (+3,0 %).

De tous les groupes démographiques, les femmes de 55 ans et plus ont connu la croissance d’emploi la plus forte (+93 000 ou +5,6 %) comparativement à 12 mois plus tôt, et cette croissance est principalement attribuable au travail à temps plein. Leur taux d’activité a poursuivi sa tendance à la hausse, et leur taux de chômage s’est maintenu à 5,0 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a progressé de 35 000 (+1,7 %) par rapport à 12 mois plus tôt, et cette hausse s’est entièrement produite dans le travail à temps partiel. Parallèlement, leur taux de chômage a augmenté de 1,6 point de pourcentage, s’établissant à 7,3 %, car ils étaient plus nombreux à chercher du travail.

Sommaire provincial

En Ontario, l’emploi a augmenté de 25 000 en octobre, et le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage, s’établissant à 6,4 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a augmenté de 77 000 (+1,1 %).

En Colombie-Britannique, l’emploi a progressé de 15 000 en octobre. Parallèlement, le taux de chômage a augmenté de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 6,2 %, en raison d’un nombre accru de personnes à la recherche de travail. Malgré cette augmentation, le taux de chômage est demeuré le plus bas à l’échelle provinciale. Par rapport à 12 mois plus tôt, la Colombie-Britannique a aussi connu le taux de croissance d’emploi le plus élevé parmi les provinces, soit 2,4 % (+56 000).

L’emploi a diminué de 5 600 à Terre-Neuve-et-Labrador, et le taux de chômage a augmenté de 1,3 point de pourcentage, se fixant à 14,9 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a baissé de 6 100 (-2,6 %), et le taux de chômage a augmenté de 1,7 point de pourcentage.

Au Québec, l’emploi était essentiellement inchangé en octobre, après deux mois de hausses consécutives. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a progressé de 70 000 (+1,7 %), et cette augmentation est entièrement attribuable au travail à temps plein. Au cours de la même période, le taux de chômage a baissé de 0,8 point de pourcentage, s’établissant à 6,8 %.

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Perspective sectorielle

L’emploi dans le secteur de la construction a augmenté de 24 000 en octobre, et la majeure partie de cette hausse s’est produite en Ontario et au Québec. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur s’est accru de 47 000 (+3,4 %).

Dans le secteur du commerce de gros et de détail, l’emploi a augmenté de 19 000 en octobre, mais il était à peu près inchangé comparativement à 12 mois plus tôt.

L’emploi a progressé de 18 000 dans le secteur des « autres services », comme ceux relatifs aux groupes de citoyens et aux organisations professionnelles, ainsi que les services de réparation et d’entretien. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a augmenté de 22 000 (+2,8 %).

En octobre, 16 000 personnes de plus travaillaient dans les services d’enseignement, et la moitié des provinces ont affiché des hausses notables. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a progressé de 34 000 (+2,7 %).

L’emploi dans le secteur des ressources naturelles a augmenté de 10 000 en octobre. Il s’agit de la première hausse notable depuis mars 2015, dont la majeure partie a été observée en Alberta. Comparativement à octobre 2015, l’emploi dans ce secteur a diminué de 20 000 (-5,6 %).

Dans les administrations publiques, l’emploi a progressé de 9 500 en octobre. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a peu varié.

Dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien, l’emploi a diminué de 15 000 en octobre, mais il a peu varié comparativement à 12 mois plus tôt.

En octobre, le nombre d’employés du secteur privé a légèrement augmenté (+34 000). Par rapport à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés dans ce secteur a progressé de 101 000 (+0,9 %).

Pour ce qui est du nombre d’employés du secteur public et des travailleurs autonomes, il y a eu peu de variation en octobre, aussi bien par rapport au mois précédent que par rapport à 12 mois plus tôt.

Source : Statistique Canada

Rapport sur l’employabilité – Septembre 2016

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En septembre, l’emploi a progressé de 67 000 (+0,4 %), et l’essentiel de cette progression est attribuable au travail à temps partiel. Le taux de chômage s’est maintenu à 7,0 %, à la suite d’une hausse du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

Au troisième trimestre de 2016, la hausse totale de l’emploi s’est chiffrée à 62 000 (+0,3 %), et ce, après peu de variation au deuxième trimestre et une légère augmentation (+33 000 ou +0,2 %) au premier trimestre.

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Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi a progressé de 139 000 (+0,8 %), et la majeure partie de cette hausse a été enregistrée dans le travail à temps partiel. Durant la même période, le nombre total d’heures travaillées a légèrement augmenté (+0,2 %).

En septembre, l’emploi a augmenté chez les personnes âgées de 55 ans et plus, alors qu’il a peu varié aussi bien chez les 15 à 24 ans que chez les 25 à 54 ans.

À l’échelle provinciale, l’emploi a augmenté au Québec, en Alberta et au Nouveau-Brunswick. Les autres provinces ont connu peu de variation.

En septembre, plus de personnes travaillaient dans les administrations publiques, dans les services d’enseignement ainsi que dans le secteur du transport et de l’entreposage. Parallèlement, l’emploi a diminué dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale.

Le nombre de travailleurs autonomes a augmenté en septembre, alors que le nombre d’employés des secteurs privé et public a peu varié.

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Aperçu démographique

Chez les femmes âgées de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 38 000 en septembre. Toutefois, leur taux de chômage a peu varié, se fixant à 5,3 %, car elles étaient plus nombreuses à être actives sur le marché du travail. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les femmes de 55 ans et plus a augmenté de 122 000 (+7,5 %) et leur population a progressé de 156 000 (+2,9 %).

En septembre, l’emploi a progressé de 19 000 chez les hommes âgés de 55 ans et plus. Parallèlement, leur taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 6,7 % parce qu’ils étaient plus nombreux à chercher du travail. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les hommes de 55 ans et plus a augmenté de 49 000 (+2,4 %) et leur population, de 154 000 (+3,1 %).

Chez les hommes et les femmes de 25 à 54 ans, l’emploi est demeuré stable en septembre. Dans ce groupe d’âge, le taux de chômage était pratiquement inchangé, se fixant à 6,5 % chez les hommes et à 5,3 % chez les femmes. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les hommes et les femmes de 25 à 54 ans a peu varié, tandis que leur population a augmenté de 48 000 (+0,3 %).

Pour ce qui est des jeunes âgés de 15 à 24 ans, l’emploi a peu varié en septembre, et le taux de chômage s’est maintenu à 13,2 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, le taux de chômage des jeunes était pratiquement inchangé. Au cours de la même période, le nombre de jeunes en emploi a baissé de 35 000 (-1,4 %) et leur population a diminué de 47 000 (-1,1 %).

Sommaire provincial

Au Québec, l’emploi a progressé pour le deuxième mois consécutif, en hausse de 38 000 en septembre. Le taux de chômage a légèrement diminué pour atteindre 6,9 %, le niveau le plus bas depuis le début de 2008. Comparativement à septembre 2015, l’emploi dans la province s’est accru de 61 000 (+1,5 %).

L’emploi en Alberta a augmenté de 13 000 en septembre. Le taux de chômage était presque inchangé, se fixant à 8,5 %, à la suite d’un nombre accru de personnes actives sur le marché du travail. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a diminué de 47 000 (-2,0 %) et le taux de chômage a augmenté de 1,9 point de pourcentage.

Au Nouveau-Brunswick, l’emploi a progressé de 4 400 en septembre, et le taux de chômage était de 9,3 %. L’emploi affiche une tendance à la hausse depuis le printemps, après avoir baissé d’octobre à mars.

L’emploi en Ontario a peu varié en septembre, et le taux de chômage s’est établi à 6,6 %. Toutefois, par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a progressé de 82 000 (+1,2 %), et le taux de chômage a reculé de 0,3 point de pourcentage.

En Colombie-Britannique, l’emploi était essentiellement inchangé pour le deuxième mois d’affilée. S’établissant à 5,7 % en septembre, le taux de chômage était encore le plus bas à l’échelle provinciale. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi en Colombie-Britannique a progressé de 62 000 ou de 2,6 %, soit le taux de croissance le plus élevé de toutes les provinces.

Bilan trimestriel dans les territoires

L’Enquête sur la population active recueille aussi des données sur le marché du travail dans les territoires. Ces données sont produites mensuellement sous forme de moyennes mobiles de trois mois.

Au troisième trimestre de 2016, l’emploi au Yukon était essentiellement inchangé par rapport au deuxième trimestre. Le taux de chômage a augmenté de 1,7 point de pourcentage pour atteindre 6,9 % au troisième trimestre, à la suite d’un nombre accru de personnes à la recherche de travail.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’emploi a légèrement diminué (-500) du deuxième trimestre au troisième trimestre. Au cours de la même période, le taux de chômage a baissé de 1,4 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %, à la suite d’une baisse du nombre de personnes à la recherche de travail.

Au Nunavut, l’emploi n’a pas varié au troisième trimestre comparativement au deuxième trimestre. Durant la même période, le taux de chômage était presque inchangé, se fixant à 14,5 %.

Perspective sectorielle

L’emploi dans les administrations publiques a augmenté pour le deuxième mois consécutif, en hausse de 19 000 en septembre, et des progressions ont été observées dans les administrations publiques fédérale, provinciales et territoriales. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans les administrations publiques s’est accru de 22 000 (+2,4 %).

En septembre, l’emploi dans les services d’enseignement a augmenté de 17 000. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur s’est accru de 25 000 (+2,0 %).

Le nombre de personnes travaillant dans le secteur du transport et de l’entreposage a aussi augmenté en septembre (+8 300), mais il a peu varié comparativement à 12 mois plus tôt.

Par contre, le nombre de personnes travaillant dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a diminué de 14 000 en septembre. Malgré cette baisse, l’emploi dans ce secteur s’est accru de 33 000 (+1,4 %) comparativement à septembre 2015.

Le nombre de travailleurs autonomes a augmenté de 50 000 en septembre. La majeure partie de cette hausse a eu lieu dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, suivi du secteur des services professionnels, scientifiques et techniques. Globalement, le nombre de travailleurs autonomes a peu varié par rapport à 12 mois plus tôt.

En septembre, le nombre d’employés des secteurs public et privé a peu varié. Comparativement à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 106 000 (+0,9 %), tandis que le nombre d’employés du secteur public a peu varié.

Source: Statistique Canada

Rapport sur l’employabilité – juillet 2016

Après trois mois de peu de variation, l’emploi a diminué de 31 000 (-0,2 %) en juillet. Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 6,9 %.

L’emploi à temps plein a diminué de 71 000 de juin à juillet, alors que l’emploi à temps partiel a augmenté de 40 000.

Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi total a progressé de 71 000 ou de 0,4 %, et cette progression est entièrement attribuable au travail à temps partiel. Durant la même période, le nombre total d’heures travaillées s’est accru de 0,4 %.

En juillet, l’emploi a baissé chez les jeunes de 15 à 24 ans, alors qu’il a peu varié dans les autres groupes démographiques.

L’emploi a diminué en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador, et il a augmenté en Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick.

Il y avait moins de personnes travaillant dans les administrations publiques en juillet, tandis que l’emploi a augmenté dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale.

Le nombre d’employés du secteur public a diminué en juillet et le nombre d’employés du secteur privé et de travailleurs autonomes a peu varié.

 

Taux de chômage

Moins de jeunes en emploi

En juillet, l’emploi a diminué de 28 000 chez les 15 à 24 ans, et cette baisse est entièrement attribuable au travail à temps partiel. Le taux de chômage des jeunes s’est établi à 13,3 %. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi des jeunes a diminué de 66 000 (-2,7 %), alors que leur population a baissé de 45 000 (-1,0 %).

L’emploi a peu varié chez les personnes de 25 à 54 ans en juillet. Toutefois, chez les femmes de ce groupe d’âge, l’emploi à temps plein a diminué de 39 000, et cette baisse a été en grande partie contrebalancée par une hausse de l’emploi à temps partiel (+38 000). Le taux de chômage chez les 25 à 54 ans était de 5,9 %. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a peu varié.

En juillet, l’emploi a également peu varié chez les hommes et les femmes de 55 ans et plus. Comparativement au même mois un an plus tôt, l’emploi a augmenté de 105 000 (+6,6 %) chez les femmes et de 37 000 (+1,8 %) chez les hommes. La hausse de l’emploi dans ce groupe d’âge était principalement attribuable à la croissance de la population.

L’emploi baisse en Ontario et progresse en Colombie-Britannique

En Ontario, l’emploi a diminué de 36 000 en juillet; il s’agit de la première baisse notable depuis septembre 2015. Le taux de chômage dans la province s’est maintenu à 6,4 % en raison d’une diminution du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

En juillet, l’emploi a diminué de 5 000 à Terre-Neuve-et-Labrador, et le taux de chômage a augmenté de 0,8 point de pourcentage pour atteindre 12,8 %. Au cours des 12 mois se terminant en juillet, l’emploi dans la province a diminué de 4 300 (-1,8 %).

L’emploi en Colombie-Britannique a augmenté de 12 000 en juillet, poursuivant une tendance à la hausse amorcée au printemps 2015. Le taux de chômage dans la province a diminué de 0,3 point de pourcentage pour se fixer à 5,6 %, soit le taux le plus bas au pays. Au cours des 12 mois se terminant en juillet, la hausse de l’emploi en Colombie-Britannique a totalisé 85 000 ou 3,7 %, ce qui représente le taux de croissance le plus élevé de toutes les provinces.

L’emploi au Nouveau-Brunswick a augmenté de 5 000 en juillet, et le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s’établir à 9,7 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans la province a progressé de 6 700 (+1,9 %).

Au Québec, l’emploi a peu varié et le taux de chômage était stable, se fixant à 7,0 %. Le niveau d’emploi dans la province est relativement stable depuis l’été 2015.

Pour le deuxième mois d’affilée, l’emploi en Alberta était pratiquement inchangé. Toutefois, en raison d’un nombre accru de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage dans la province a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour atteindre 8,6 %, soit le taux le plus élevé depuis septembre 1994. Au cours des 12 mois se terminant en juillet, l’emploi en Alberta a diminué de 49 000 (-2,1 %), et l’emploi à temps plein, de 104 000 (-5,4 %). Au cours de la même période, le taux de chômage a augmenté de 2,4 points de pourcentage.

Perspective sectorielle

En juillet, l’emploi dans les administrations publiques a diminué de 24 000, et la majeure partie de cette baisse s’est produite à l’échelle locale, municipale et régionale. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans les administrations publiques était inchangé.

Le nombre de personnes travaillant dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a augmenté de 28 000 en juillet, portant à 64 000 (+2,8 %) la hausse sur 12 mois. L’augmentation mensuelle de l’emploi dans ce secteur était principalement attribuable à la hausse observée au Québec et en Colombie-Britannique.

L’emploi dans le secteur public a diminué de 42 000 en juillet, alors que le nombre d’employés du secteur privé et de travailleurs autonomes a peu varié. Le secteur public comprend tous les employés des administrations publiques, la majorité des employés des services publics, ainsi que certains employés des secteurs de l’éducation, des soins de santé et de l’assistance sociale, du transport et de l’entreposage et d’autres secteurs.

Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans le secteur public a légèrement baissé (-40 000 ou -1,1 %), tandis que le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 103 000 (+0,9 %). Au cours de la même période, le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.

L’emploi d’été chez les étudiants

De mai à août, l’Enquête sur la population active (EPA) recueille des données sur le marché du travail concernant les jeunes de 15 à 24 ans qui fréquentaient l’école à temps plein en mars et qui ont l’intention de retourner aux études à temps plein à l’automne. Les données publiées ne sont pas désaisonnalisées, et les comparaisons ne peuvent donc être faites que d’une année à l’autre.

Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a peu varié chez les étudiants âgés de 20 à 24 ans, et le taux de chômage s’est établi à 8,1 %, soit un taux similaire à celui de juillet 2015.

Chez les étudiants âgés de 17 à 19 ans, l’emploi a légèrement baissé (-17 000) comparativement à juillet 2015, et cette baisse est presque totalement attribuable au travail à temps plein. Le taux de chômage s’est établi à 17,3 %, soit à peu près le même taux que 12 mois plus tôt.

Chez les 15 et 16 ans, l’emploi était stable comparativement à juillet 2015, et le taux de chômage (30,3 %) était presque inchangé par rapport à 12 mois plus tôt.

L’effet des feux de forêt dans la région de Fort McMurray sur la collecte et les estimations de l’Enquête sur la population active

En raison des feux de forêt qui ont touché le nord de l’Alberta et qui ont entraîné l’évacuation des résidents de la région de Fort McMurray, les données de l’EPA pour l’agglomération de recensement de Wood Buffalo n’ont pas été recueillies de mai à juillet.

À l’aide de méthodes statistiques courantes, les données manquantes pour Wood Buffalo ont été remplacées par des valeurs de substitution obtenues auprès de répondants similaires de régions voisines.

La population de Wood Buffalo représente 2 % de la population de l’Alberta. Par conséquent, l’effet de l’interruption de la collecte de données est minime sur les estimations provinciales, et négligeable sur les estimations nationales.

L’effet de cette interruption est plus important dans les régions infraprovinciales, particulièrement dans la région économique de Wood Buffalo–Cold Lake, dont environ 60 % de la population est constituée de résidents de Wood Buffalo. Par conséquent, les estimations distinctes relatives à cette région économique, qui sont normalement présentées sous forme de moyennes mobiles de trois mois, ne seront pas publiées pour les mois de juin et de juillet.

La collecte courante de l’EPA dans toutes les autres régions du Canada n’a pas été touchée et s’est déroulée du dimanche 17 juillet jusqu’au mardi 26 juillet. La semaine de référence de l’EPA pour juillet allait du dimanche 10 juillet au samedi 16 juillet.

Statistique Canada connaît bien les circonstances difficiles que traversent les résidents de la région de Fort McMurray. La décision de reprendre la collecte pour l’EPA à Fort McMurray sera prise en collaboration avec les administrations provinciales et locales de l’Alberta.

Source : Statistique Canada