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Articles de la catégorie ‘Nouvelles et tendances de l’industrie’

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

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Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Rapport sur l’employabilité – février 2017

L’emploi a peu varié en février (+15 000 ou +0,1 %). Une hausse du nombre de personnes travaillant à temps plein a contrebalancé la baisse du nombre de personnes travaillant à temps partiel. Le nombre de personnes à la recherche de travail ayant diminué, le taux de chômage a baissé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %, soit un taux identique à celui observé en janvier 2015 et le taux le plus bas depuis octobre 2008.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 288 000 (+1,6 %), et la majeure partie de cette hausse s’est produite depuis juillet 2016. Cette progression a coïncidé avec une croissance économique plus forte observée dans la seconde moitié de 2016.

Employment FR_February

En février, le nombre de personnes travaillant à temps plein a connu une hausse estimative de 105 000, soit la deuxième hausse notable en trois mois. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi à plein temps a progressé de 235 000 (+1,6 %), surtout en raison des hausses observées depuis juillet. Le nombre estimatif de personnes travaillant à temps partiel a diminué de 90 000 en février, après une période de croissance qui s’était amorcée à l’automne 2015.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le nombre total d’heures travaillées a peu varié.

De janvier à février, l’emploi a augmenté chez les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) et chez les hommes de 55 ans et plus. L’emploi a peu varié chez les autres groupes démographiques.

À l’échelle des provinces, l’emploi a progressé en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba. En revanche, moins de personnes travaillaient en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. L’emploi était essentiellement inchangé dans les cinq autres provinces.

En février, un nombre accru de personnes travaillaient dans le commerce de gros et de détail, dans les administrations publiques et dans le transport et l’entreposage.

L’emploi progresse chez les femmes du principal groupe d’âge actif

L’emploi chez les femmes de 25 à 54 ans a augmenté de 18 000 en février, soit une troisième hausse mensuelle consécutive. Leur taux de chômage s’est maintenu à 5,3 %, puisque plus de femmes de ce groupe d’âge étaient actives sur le marché du travail. Un plus grand nombre de femmes du principal groupe d’âge actif ont travaillé à temps plein pendant le mois (+84 000), mais cette hausse a été partiellement effacée par un moins grand nombre de ces femmes qui ont travaillé à temps partiel (-65 000). Les récentes hausses observées chez les femmes du principal groupe d’âge actif ont porté la croissance de l’emploi sur 12 mois à 98 000 (+1,7 %).

Après une hausse notable en janvier, l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans s’est maintenu en février. Par rapport à février 2016, l’emploi dans ce groupe a progressé de 63 000 (+1,0 %), surtout en raison des hausses observées depuis l’automne 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le taux de chômage des hommes du principal groupe d’âge actif a baissé d’un point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 14 000 en février, et le taux de chômage s’est établi à 6,3 %. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi chez les hommes plus âgés a augmenté de 63 000 (+3,1 %) et leur population, de 154 000 (+3,1 %).

Chez les femmes de 55 ans et plus, l’emploi s’est maintenu en février, et le taux de chômage s’est établi à 5,2 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les femmes de 55 ans et plus a augmenté de 56 000 (+3,4 %), et le nombre de femmes de ce groupe d’âge a progressé de 156 000 (+2,9 %).

En février, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a peu varié tant par rapport au mois précédent qu’à février 2016, tandis que leur population a continué à baisser. Le taux de chômage des jeunes a reculé de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 12,4 % en février, à la suite d’une baisse du nombre de jeunes à la recherche de travail.

Sommaire provincial

En Colombie-Britannique, l’emploi a progressé de 19 000 en février, poursuivant une tendance à la hausse amorcée au printemps 2015. Cette augmentation est attribuable à une hausse du travail à temps plein et elle s’est répartie dans plusieurs secteurs. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 85 000 ou de 3,6 %, soit le taux de croissance le plus élevé parmi les provinces. Durant la même période, le taux de chômage a baissé de 1,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,1 %, soit le taux le plus bas depuis octobre 2008. En février, la Colombie-Britannique affichait le taux de chômage le plus bas à l’échelle provinciale.

L’emploi en Saskatchewan a progressé de 8 000 en février, ce qui représente la hausse la plus forte depuis avril 2012. Presque toute cette augmentation est attribuable à une hausse dans le travail à temps plein et a été observée dans le secteur des services. Avant la hausse de février, l’emploi total était relativement stable depuis le printemps 2016. En février, le taux de chômage dans la province a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 6,0 %.

Au Manitoba, l’emploi a augmenté de 3 400 en février, surtout en raison de la hausse enregistrée dans le travail à temps plein et dans le secteur de la construction. Pendant la même période, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %, soit le taux le plus bas de toutes les provinces après la Colombie-Britannique. La hausse de l’emploi en février a porté les gains sur 12 mois à 6 600 (+1,0 %) au Manitoba.

En Ontario, le nombre de personnes travaillant à temps plein a augmenté de 53 000 en février, ce qui a été contrebalancé par une baisse équivalente du nombre de personnes travaillant à temps partiel, l’emploi total connaissant ainsi peu de variation pour le mois. Sous l’effet des hausses observées depuis juillet, l’emploi en Ontario a augmenté de 108 000 (+1,5 %) par rapport à 12 mois plus tôt, et pratiquement toute la hausse a été enregistrée dans le travail à temps plein. En février, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,2 %, en raison d’une légère baisse du nombre de personnes à la recherche de travail.

Pour le deuxième mois d’affilée, l’emploi a peu varié au Québec. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a augmenté de 83 000 (+2,0 %), sous l’effet des hausses enregistrées pendant la deuxième moitié de 2016. Le taux de chômage était de 6,4 % en février, en baisse de 1,1 point de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt.

En Alberta, l’emploi s’est maintenu en février, alors qu’une hausse du travail à temps plein (+19 000) a contrebalancé la baisse de l’emploi à temps partiel (-18 000). Après avoir connu des baisses importantes de l’automne 2015 à l’été 2016, l’emploi dans la province est demeuré stable au cours des derniers mois. En février, le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour se fixer à 8,3 %, en raison d’une diminution du nombre de personnes à la recherche de travail.

Après avoir augmenté en janvier, l’emploi en Nouvelle-Écosse a diminué de 6 800 en février, et le taux de chômage était de 8,1 %. Cette baisse de l’emploi découlait en grande partie d’une diminution du travail à temps partiel. Même si l’emploi total dans la province a diminué en février, il a peu varié par rapport à 12 mois plus tôt.

À Terre-Neuve-et-Labrador, l’emploi a diminué de 3 800 en février, et le taux de chômage s’est établi à 14,2 %. La baisse de l’emploi observée en février a effacé l’augmentation enregistrée en janvier, et la tendance à la baisse amorcée en mai 2016 s’est ainsi poursuivie. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi dans la province a diminué de 6 400 (-2,8 %).

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Perspective sectorielle

Après trois mois de peu de variation, l’emploi dans le commerce de gros et de détail a augmenté de 19 000 en février, et a légèrement augmenté (+35 000 ou +1,3 %) par rapport à 12 mois plus tôt. La hausse de l’emploi observée en février a fait suite aux ventes élevées déclarées dans la deuxième partie de 2016 autant dans le commerce de gros que dans le commerce de détail.

Dans le secteur du transport et de l’entreposage, l’emploi a progressé pour le deuxième mois d’affilée, en hausse de 8 800 en février. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a connu une hausse de 34 000 (+3,8 %).

L’emploi dans les administrations publiques a aussi progressé pour le deuxième mois consécutif, en hausse de 12 000 en février, ce qui a porté la hausse totale à 65 000 (+7,2 %) par rapport à février 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, un plus grand nombre de personnes travaillaient dans l’administration fédérale ainsi que dans les administrations locales, municipales et régionales.

Le nombre d’employés dans le secteur public et dans le secteur privé a peu varié en février. Par rapport à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 253 000 (+2,2 %), et cette hausse s’est répartie dans plusieurs secteurs des services, tandis que l’emploi dans le secteur public a augmenté de 78 000 (+2,2 %), principalement sous l’effet de l’augmentation dans les administrations publiques.

Le nombre de travailleurs autonomes a peu varié en février et a connu une légère baisse par rapport à 12 mois plus tôt.


 

150-fraTaux de chômage des femmes et écarts salariaux entre les sexes

Dans le but de souligner le 150eanniversaire du pays, Statistique Canada propose des instantanés de notre riche histoire statistique.

En 1950, 21,1 % des femmes de 25 à 54 ans travaillaient. En 2016, ce chiffre avait plus que triplé, s’élevant à 77,8 %. En revanche, le taux d’emploi des hommes a diminué, passant de 94,0 % en 1950 à 85,0 % en 2016. L’augmentation de l’emploi des femmes a coïncidé avec des changements économiques et sociodémographiques, tels qu’une plus grande participation aux études supérieures, le report du mariage et de la procréation et le plus grand nombre de séparations et de divorces.

Malgré la convergence de leurs taux d’emploi, les femmes continuent à gagner moins que les hommes. En 2016, les femmes de 25 à 54 ans travaillant à temps plein gagnaient en moyenne 26,69 $ l’heure, alors que leurs homologues masculins gagnaient en moyenne 30,35 $. Pour chaque dollar de rémunération horaire gagné par les hommes en 2016, les femmes gagnaient 0,88 $, par rapport à environ 0,75 $ au milieu des années 1980.

Pour en savoir davantage sur le taux de chômage des femmes et les écarts salariaux entre les sexes, consulter le chapitre « Les femmes et le travail rémunéré » de Femmes au Canada.

Source : Statistique Canada 

Le Canada au 13e rang selon l’Index mondial de la compétitivité pour les talents 2017

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Le Groupe Adecco s’est à nouveau associé avec INSEAD et le Human Capital Leadership Institute (HCLI) pour produire l’Index de compétitivité mondial pour les talents (GTCI), un classement annuel de 118 pays qui mesure leur capacité à attirer, développer et retenir les talents.

Lancé en 2013, le GTCI fournit aux gouvernements, aux entreprises et aux travailleurs à travers le monde des outils pour se préparer pour l’avenir du travail. Les données et les analyses approfondies qu’il contient visent à aider les pays à remédier à l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences et à assurer leur compétitivité sur les marchés mondiaux.

Pourquoi les talents sont-ils si importants?

Les talents sont devenus la « devise » du marché du travail mondial et il importe que les décideurs du monde des affaires, de la scène politique et du milieu universitaire en saisissent tous les enjeux.

Les talents font de plus en plus l’objet de débats intenses qui ne se limitent pas simplement à la pénurie de compétences. La compétitivité des talents est au centre de questions sociétales importantes comme le chômage, l’immigration, l’éducation et la croissance économique, que ce soit dans le contexte de relancer la prospérité d’après-crise, de créer des emplois pour les jeunes, de maintenir l’élan d’économies à forte croissance ou encore, de sortir des nations entières de la pauvreté.

Les travailleurs doivent reconnaître les compétences dont ils auront besoin à l’avenir, les gouvernements doivent comprendre comment assurer le droit au travail de leurs citoyens et les pays doivent rester concurrentiels dans l’économie mondiale.

Quelles sont les tendances observées à l’échelle mondiale?

L’étude menée en 2017 porte sur l’influence de la technologie sur la compétitivité en matière de talents et la nature du travail, s’attardant à la fois sur les défis, les opportunités et les écarts par rapport aux méthodes de travail traditionnelles.

techno-travail

Les tendances suivantes ont été observées :

La technologie change la nature du travail. Nous évoluons d’un environnement dans lequel le travail était basé sur l’emploi (salaires) à un cadre dans lequel près de 30 % de la population européenne et américaine est composée de travailleurs autonomes. Sous l’effet de facteurs économiques, technologiques et sociologiques, la nouvelle génération envisage une vie professionnelle incluant plusieurs carrières et valorise la flexibilité et l’autonomie. Les organisations au sein de la nouvelle économie doivent gérer autrement les talents, avec une attention plus particulière portée sur la capacité des individus à s’aider.

Il faut penser au-delà de l’automatisation. La technologie et l’économie collaborative changent la nature du travail. De nombreux postes, qualifiés et non qualifiés, seront remplacés par des robots et des algorithmes alimentés par les mégadonnées. D’ailleurs, selon de nombreuses études, le Canada serait à l’avant-garde de l’utilisation des robots dans de nombreuses industries. Cependant, il faudra penser au-delà de la digitalisation et prendre conscience de la profonde transformation en cours dans nos sociétés : changements dans l’organisation (connectivité et travail collaboratif, défiance envers les autorités et gestion axée sur les résultats plutôt que les contributions), au niveau des carrières (plusieurs carrières dans une vie), ainsi que dans les systèmes éducatifs et d’emploi.

« Bonne nouvelle, donc : la technologie pourra supprimer des postes, mais elle ne supprimera pas le travail. Nous assisterons par contre à un déplacement des activités sectorielles. Alors que le monde développé est passé de l’agriculture à la production, et de plus en plus aux services, le nombre global de postes a toujours progressé. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Compétences techniques et compétences sociales/gestion de projets : voici le nouveau profil des talents. Les compétences numériques et les savoir-faire techniques devront être complétés par des compétences sociales et de gestion de projets afin de répondre aux besoins d’une nouvelle économie très connectée, dans laquelle l’innovation est de plus en plus issue de la collaboration et de la co-création. 

« Même un groupe technologique innovant comme Google explique que sur les cinq compétences requises pour tous les employés, l’expertise arrive en dernier lieu. La capacité d’apprentissage, le leadership, l’humilité et la responsabilité sont en effet plus importants. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Quels pays arrivent en tête? Les politiques de formation et d’emploi doivent intégrer les changements transformationnels de la quatrième révolution industrielle. Les machines sont en train de prendre en charge les tâches routinières, mais aussi les emplois professionnels pour lesquels nous forment les modèles éducatifs traditionnels. Les systèmes d’éducation doivent développer le sens de la vocation personnelle et de la flexibilité ou de la capacité à apprendre. De plus, les politiques en matière d’emploi doivent favoriser la mobilité, la formation continue, l’entreprenariat et l’adaptation aux besoins du marché – car ces besoins changeront de manière continue à l’avenir.

Les stratégies nationales commencent à refléter ces changements, mais trop lentement. Certains pays mettent en danger leur population en regardant vers l’arrière plutôt que de se projeter en avant pour ce qui est de la réorganisation des talents induite par les technologies.

La réussite du changement a plus de chance d’intervenir dans un cadre disposant d’écosystèmes forts. Quant à l’impact de la digitalisation et de l’automatisation sur la société, il est nécessaire de disposer d’une connectivité et d’une collaboration rapprochée entre les parties prenantes comme les gouvernements, les entreprises et les institutions éducatives. Ces écosystèmes collaboratifs devraient davantage voir le jour dans les villes et les régions ou des petits pays affichant un héritage conjoint que dans de grands pays.

Les villes et les régions montrent le chemin. Les villes et les régions qui combinent qualité de vie élevée et bonnes perspectives de carrière sont de plus en plus actives en termes de développement de stratégies propres visant à attirer, développer et fidéliser les talents. À l’avenir, certaines des meilleures pratiques et des approches les plus innovantes en matière de compétitivité des talents viendront donc des villes. Le développement des réseaux d’informations mondiaux permet à tous les types de talents de se transporter dans des villes intéressantes.

Quels pays arrivent en tête?

La Suisse, Singapour et le Royaume-Uni occupent les trois premiers rangs. Soulignons que quatre pays nordiques font partie du top 10.

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Ces pays se démarquent car :

  • leur système d’éducation fournit aux diplômés des compétences techniques, d’apprentissage et de collaboration;
  • leurs politiques d’emploi combinent flexibilité et protection sociale;
  • leurs gouvernements, leurs entreprises et leurs établissements de formation se parlent entre eux;
  • ils affichent un haut niveau de compétences technologiques.

 

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Parmi les pays en tête du classement, neuf sont particulièrement bien positionnés en termes de maturité technologique : la Suisse, Singapour, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Émirats arabes unis et le Canada (plus de détails sur le Canada plus loin).

Le rapport propose cette année un nouvel indice complémentaire : l’Index de la compétitivité des villes (GCTCI), qui analyse les facteurs d’attractivité d’un échantillon de 45 métropoles. Il est intéressant de noter qu’en raison du haut degré de connectivité, de la qualité de vie et des possibilités de carrière internationale qu’on y retrouve, les villes ont souvent une plus forte capacité d’attraction et de rétention que les pays.

Copenhague (Danemark), Zurich (Suisse), Helsinki (Finlande), San Francisco (États-Unis) et Göteborg (Suède) arrivent en tête.

Ces villes se positionnent avantageusement parce qu’elles :

  • sont pourvues d’infrastructures physiques et de réseaux d’informations hautement développés;
  • investissent dans des pôles de savoir;
  • attirent les entreprises internationales.

Comment les pays et les villes sont-ils évalués?

Le classement combine une évaluation de ce que les pays produisent et acquièrent comme talents, et du type de compétences disponibles en retour. Plus précisément, il repose sur les six piliers suivants :

  • Les compétences professionnelles et techniques : Compétences disposant d’une base technique ou professionnelle qui augmentent l’employabilité et la productivité des employés. L’employabilité est mesurée par des indicateurs de l’adéquation des systèmes de formation, du décalage au niveau des compétences et de déséquilibres du marché du travail.
  • Les compétences générales : Les travailleurs occupant des postes de leadership, des fonctions managériales qui exigent une certaine créativité et capacité à résoudre des problèmes. Leur impact économique est évalué par des indicateurs d’innovation, d’entrepreneuriat, et le développement d’industries de valeur.
  • L’attraction des talents : La capacité d’attirer des talents – entreprises et personnes – venant de l’étranger et la suppression de barrières pour intégrer un bassin de talents comme les personnes issues de milieux défavorisés, les femmes ou les personnes d’un certain âge.
  • Le renforcement des talents : Accès à des possibilités d’éducation, d’apprentissage, de formation continue et d’expérience de travail.
  • La rétention des talents : Mesurée par la qualité de vie.
  • Le développement des talents : Mesure dans laquelle l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique facilitent ou freinent l’attraction et la croissance.

La moyenne des scores obtenus pour chacun des piliers permet de chiffrer la capacité d’un pays d’attirer, de développer et de retenir le capital humain qui contribue à sa productivité et à sa prospérité.

Comment se classe le Canada?

En 2017, le Canada s’est classé 13e parmi 118 pays, un rang plus haut que l’année dernière.

Le Canada fait relativement bonne figure sur le plan de l’attraction et du développement des talents. Ses plus grands défis se situent au niveau de la rétention des talents et des compétences professionnelles et techniques de sa main-d’œuvre.

Le Canada obtient de bonnes notes pour l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique. Pour ce qui est de son attractivité pour les entreprises et les individus, il affiche un bon équilibre entre ouverture externe (immigration, étudiants internationaux et afflux des cerveaux) et interne (tolérance, mobilité sociale, opportunités pour les femmes et écart salarial entre hommes et femmes). Les occasions de formation continue et de développement professionnel sont abondantes, mais des améliorations pourraient être apportées au système d’éducation.

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  • Population : 35,85millions
  • PIB : 1 551 milliards US $
  • PIB par habitant : 44 310,12 US $ (19e sur 118 pays)
  • Niveau de revenu : élevé
  • Classement GTCI 2017 : 13e (sur 118 pays)

Comparaison aux autres pays

Le Canada fait partie des pays à hauts revenus et se positionne favorablement par rapport à la plupart des régions. Il se classe notamment devant 74 pour cent des pays provenant de groupes à hauts revenus.

Ses principaux concurrents sont les autres membres du G7 (Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et États-Unis), et deux autres membres du Commonwealth (Australie et Nouvelle-Zélande).

D’après la taille de la population et le PIB par habitant, ses plus proches concurrents seraient l’Australie et l’Allemagne. Le Canada se classe derrière l’Australie mais devant l’Allemagne. Par contre, il est surclassé par le Royaume-Uni, malgré un PIB par habitant beaucoup plus faible.

À noter, le Canada se classe également derrière les États-Unis, le seul autre membre de son groupe régional. Si le Canada a un plus grand pouvoir d’attraction sur les talents, particulièrement en raison de sa haute tolérance aux immigrants et aux minorités, les États-Unis arrivent à mieux les retenir et ont été capables de créer un bassin plus fort de compétences générales.

Performance sur les différents piliers

Le Canada se classe très près de la moyenne de son groupe régional (Amérique du Nord) et au-dessus de la moyenne des pays à hauts revenus.

Comparativement aux autres pays à hauts revenus, le Canada se classe au-dessus de la moyenne pour chaque pilier, sauf la rétention des talents et les compétences professionnelles et techniques. À ce chapitre, les expériences de l’Allemagne et des petits pays européens comme la Suisse et la Finlande ont de précieuses leçons à offrir.

La maturité technologique

La maturité technologique des pays, c’est-à-dire leur niveau de préparation à réagir à la technologie et à en profiter, dépend largement de la faculté des sociétés et de leurs institutions (y compris les politiques d’éducation et d’emploi) de s’adapter aux réalités et aux besoins émergents du 21e siècle. Par exemple :

  • le travail virtuel (ex. : à distance, télétravail)
  • l’utilisation des réseaux sociaux
  • l’innovation personnelle (ou la génération d’idées par les individus)
  • la collaboration intraentreprise
  • la collaboration interentreprises
  • l’esprit en­trepreneurial
  • la délégation d’autorité

Dans l’ensemble, le Canada est bien positionné dans tous les aspects de la maturité technologique. Il pourrait toutefois améliorer davantage ses compétences technologiques en favorisant la collaboration entre entreprises.

Un regard sur l’avenir

Le GTCI recommande les directives suivantes – et pas seulement pour le Canada : pour tous les pays, villes, entreprises et salariés qui souhaitent se préparer pour l’avenir du travail.

Les pays

  • Faire une plus grande place à l’apprentissage et à l’expérience dans leur système d’éducation
  • Multiplier les programmes d’apprentissage et de stage
  • Promouvoir la flexibilité du marché du travail, des solutions durables et des mesures raisonnables de protection sociale grâce à des partenariats public-privé

Les entreprises

  • Offrir des opportunités de stages aux jeunes
  • Investir dans le développement des compétences de la main-d’œuvre
  • Promouvoir la collaboration plutôt que la hiérarchie et l’autorité
  • Maximiser la mobilité et la flexibilité organisationnelle

Les salariés

  • Anticiper et s’engager dans un apprentissage – surtout en ce qui a trait aux compétences numériques – tout au long de leur vie pour rester employables sur le marché du travail
  • Évoluer vers un statut plus polyvalent combinant différents métiers durant leur évolution professionnelle
  • Développer des compétences de collaboration et de réseautage

recommandations

À lire

Comme les dernières années, le lancement de GTCI 2017 a eu lieu à Davos, en Suisse, en marge du Forum économique mondial.

Le rapport contient notamment un chapitre rédigé par le PDG du Groupe Adecco, Alain Dehaze : The Skills Imperative: Shaping the Future of Work through Talent and Technology.

Pour en savoir plus ou pour télécharger le rapport : www.GTCI2017.com

 

 

Les marathons de programmation (hackathons) : un raccourci novateur et en vogue pour le recrutement en TI

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laura-tarrant_headshot_finalLaura Tarrant est directrice de compte à Roevin Technology la division spécialisée en TI dAdecco et l’équivalent d’Adecco d’Ingénierie et Technologies à l’extérieur du Québec. Comme elle sest grandement concentrée sur le recrutement et laccompagnement en gestion et en transition de carrière en TI, elle est devenue une réelle experte dans le domaine. Quelque 2 400 abonnés du secteur technologique lisent ses blogues mensuels sur les TI. Pour elle, les candidats recèlent bien plus quun simple ensemble de compétences. Ses stratégies novatrices et mobilisatrices de recrutement réduisent les inefficacités qui jalonnent le processus de recrutement et lui permettent de présenter des candidats exceptionnels à ses clients en TI. Ci-dessous, Laura sadresse aux lecteurs du blogue Adecco Lēad en leur dressant les tendances en matière de recrutement de pointe en TI.

Pour les aider à se propulser au sommet et rester à la fine pointe, nombre d’entreprises innovantes — et tout spécialement celles du secteur technologique — engagent des penseurs dotés d’une vision globale. Malheureusement, plusieurs éprouvent de la difficulté à trouver du personnel technique. Pour dénicher des employés qui sortent des sentiers battus, les employeurs doivent adopter des tactiques de recrutement qui sortent également des sentiers battus. À cette fin, le marathon de programmation s’est montré tout particulièrement efficace et populaire au cours des dernières années!

Qu’est-ce qu’un marathon de programmation?

Soyez sans crainte! Nés à Silicon Valley, les marathons de programmation durent habituellement deux jours (parfois une semaine) et servent à regrouper des personnes aux vues similaires pour régler des problèmes conceptuels ou organisationnels, parfaire les connaissances des participants ou inventer des technologies vraiment intéressantes. Ils sont fréquemment organisés par des groupes de réflexion, des entreprises de technologie, des incubateurs d’entreprises, des organismes non gouvernementaux et des grandes sociétés. Y participent de jeunes et brillants développeurs, concepteurs et architectes de systèmes dont le travail est évalué par des vétérans. Des recruteurs et des employeurs avisés mettent à profit ces événements pour réseauter tant avec les jeunes que les vétérans.

Quelle utilité présentent ces marathons au chapitre du recrutement?

Ils constituent une stratégie de recrutement abordable permettant de faire passer une entrevue instantanée à toute une variété de candidats doués du domaine technique, de voir ceux-ci mettre leur savoir-être et leurs aptitudes en résolution de problèmes en pratique, et de se faire une idée du rendement qu’ils offriront au travail. En fait, plusieurs participants s’y présentent dans le but express d’impressionner les recruteurs ou les employeurs qui assistent à l’événement. Il est fréquent qu’un emploi ou un stage soit le « prix » à gagner lors du marathon!

Outre les occasions de réseautage et de recrutement qu’ils offrent, les marathons de programmation peuvent être tenus au sein même des entreprises pour intégrer un peu de plaisir, de créativité et de concurrence à des processus en milieu de travail qui peuvent s’avérer autrement peu stimulants.

Se trouvent ci-dessous un aperçu des types de marathons qui gagnent en popularité, des astuces pour les candidats qui souhaitent y participer et des conseils pour les employeurs et les recruteurs qui veulent en commanditer ou en organiser un.

Marathons de programmation virtuels

Les marathons de programmation se déroulent en ligne et visent souvent à recruter des candidats à l’échelle internationale. Lors de ces marathons, on demande aux participants d’étudier des concepts de programmation bien précis ou encore de résoudre un problème de programmation — en parallèle, ils s’affrontent pour rafler le titre de « champion » et une place au tableau de classement.

Optique de recrutement : Les entreprises ont ainsi l’occasion de voir comment les concepteurs, les scientifiques, les étudiants, les entrepreneurs et les éducateurs du monde entier abordent la résolution de problèmes et s’affrontent. Si votre équipe est petite et qu’elle dispose d’un budget et d’une capacité limités relativement à la publicité et à la promotion de sa marque à l’étranger, ce processus de recrutement lui est fortement recommandé.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la façon de participer et d’organiser un marathon de programmation virtuel, allez au http://bit.ly/2iAZtqz   (site en anglais).

Marathons de programmation interactifs

Les marathons de programmation interactifs sont tenus à des endroits prédéfinis et commencent par l’énoncé des règles et du thème de l’événement. Les personnes présentes ont ensuite l’occasion d’expliquer aux participants leur projet et l’obstacle qu’elles cherchent à surmonter. Lors de cette guerre des cerveaux, de jeunes débutants se joignent à des experts pour former des équipes en fonction de leurs intérêts personnels et de leurs compétences afin de résoudre les problèmes et de proposer des solutions. La séance de clôture collaborative de tels marathons permet à chaque équipe d’exposer et d’expliquer leurs résultats et leur conclusion.

Optique de recrutement : Soyons honnêtes! Les entrevues classiques avec des développeurs ne révèlent pas toujours la capacité du candidat à bien s’intégrer à la culture de l’entreprise ni son niveau de rendement dans un milieu de travail réel. Grâce aux marathons interactifs, il est possible de découvrir ces deux aspects. En outre, cette tactique de recrutement est moins intimidante et favorise la tenue d’entrevues spontanées tout comme le réseautage entre les employeurs et le talent de demain.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la tenue d’un marathon de programmation interactif, allez au https://hackathon.guide/ (site en anglais).

Marathons de programmation internes

Comme il en a déjà été fait mention, le recrutement externe ne représente pas l’unique but des marathons de programmation. Ils peuvent constituer un moyen intéressant pour vos employés d’unir leurs forces afin de régler un problème de l’entreprise, de surmonter une difficulté de conception ou d’éliminer les contrariétés éprouvées par vos clients. Votre personnel peut également les utiliser pour démontrer ses aptitudes et ses compétences en gestion ou encore essayer de s’acquitter des tâches d’un autre poste convoité. Il n’est donc pas étonnant que les marathons de programmation internes arrivent à se tailler une place au sein des grandes entreprises, comme Manuvie et Deloitte, et de nombreuses autres.

Si vous songez à organiser votre propre marathon de programmation interne, commencez par déterminer ensemble quel sera le projet, puis former de petites équipes de deux à cinq employés. Présentez le défi et observez les ondes créatives se propager. Ne succombez pas à la tentation d’orienter votre équipe sur la façon de procéder pendant le marathon. Bien que la tentation soit forte, vous augmenterez davantage la participation à de tels événements en laissant votre équipe gérer chaque aspect de son processus menant à la solution. L’utilisation de marathons internes favorise la création d’un milieu de travail axé sur l’innovation et incite les employés à travailler de manière créative, sans feuille de route prédéterminée.

Optique de ressources humaines : Ne sous-estimez jamais votre capacité à faire ressortir le talent caché de vos employés. Le marathon de programmation est un outil pour mettre à l’essai de nouvelles façons de penser. Il suscite l’innovation, la confiance, l’engagement des employés et la communication, en plus d’encourager l’interaction et la collaboration pour l’atteinte d’un but commun. Quand une solution est élaborée en équipe, les probabilités qu’elle soit adoptée augmentent.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la tenue de votre premier marathon de programmation interne, allez au https://stormpath.com/blog/running-your-first-internal-hackathon (site en anglais), http://bit.ly/2k4678R (en français).

Dans cette « guerre des talents » qui sévit actuellement — où les employés changent fréquemment d’emploi, la rivalité s’exerce à l’échelle mondiale, les salaires sont concurrentiels et les occasions abondent — les travailleurs avisés, ingénieux et doués en informatique sont très recherchés et difficiles à recruter. Les entreprises veulent séduire l’élite, mais misent rarement sur des processus d’embauche novateurs pour se démarquer des autres employeurs potentiels. Les marathons de programmation peuvent s’avérer un excellent moyen d’acquérir les techniciens en TI visionnaires recherchés.

Obtenez dautres astuces de recrutement en TI (en anglais uniquement) en suivant Laura sur Twitter (Recruiter_4_You) et LinkedIn.

 

 

 

Rapport sur l’employabilité – décembre 2016

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L’emploi a progressé de 54 000 (+0,3 %) en décembre, à la suite d’une hausse du travail à temps plein. Comme les personnes actives sur le marché du travail étaient plus nombreuses, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 6,9 %.

Au quatrième trimestre de 2016, l’emploi a progressé de 108 000 (+0,6 %), soit la hausse la plus élevée depuis le deuxième trimestre de 2010. Cette hausse succède à une progression de 62 000 (+0,3 %) enregistrée au troisième trimestre.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, les hausses de l’emploi ont totalisé 214 000 ou 1,2 %, comparativement à un taux de croissance de 0,9 % observé au cours de la même période un an plus tôt.

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En décembre, les femmes de 25 à 54 ans ont enregistré une progression de l’emploi, alors que les autres groupes démographiques ont connu peu de variation globalement.

Le Québec et la Colombie-Britannique ont affiché des hausses de l’emploi, tandis que les autres provinces ont observé peu de variation.

Davantage de personnes travaillaient dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Parallèlement, l’emploi a diminué dans l’agriculture.

Le nombre d’employés a augmenté en décembre, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, alors que le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.

Hausse de l’emploi chez les femmes âgées de 25 à 54 ans

Les femmes de 25 à 54 ans ont connu une hausse d’emploi de 31 000 en décembre. Comme elles étaient plus nombreuses à chercher du travail, leur taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 5,4 %.

Les hommes de 25 à 54 ans ont connu peu de variation de l’emploi, et leur taux de chômage était pratiquement inchangé, s’établissant à 6,2 %.

Malgré une faible variation de l’emploi, les personnes de 55 ans et plus ont vu leur taux de chômage augmenter de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 6,2 %, car elles étaient plus nombreuses à chercher du travail.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l’emploi a peu varié en décembre, et le taux de chômage était pratiquement inchangé, se fixant à 12,6 %.

L’emploi progresse au Québec et en Colombie-Britannique

Au Québec, l’emploi a progressé de 20 000 en décembre, à la suite d’une hausse du travail à temps plein. Comme le nombre de personnes à la recherche d’emploi a aussi progressé, le taux de chômage a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 6,6 %.

En Colombie-Britannique, le nombre de personnes en emploi a augmenté de 17 000 en décembre. Le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage, passant à 5,8 %, soit le taux le plus bas à l’échelle provinciale.

En décembre, l’emploi en Ontario a peu varié, et le taux de chômage était de 6,4 %.

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Perspective sectorielle

En décembre, l’emploi a progressé de 28 000 dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, et de 14 000 dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Par contre, il a diminué de 7 000 dans l’agriculture.

Le nombre d’employés a augmenté de 44 000 dans le secteur privé, et de 29 000 dans le secteur public en décembre. Parallèlement, le nombre de travailleurs autonomes a peu varié.

Bilan trimestriel dans les territoires

L’Enquête sur la population active recueille des données sur le marché du travail dans les territoires, et ces données sont produites sous forme de moyennes mobiles de trois mois.

Au quatrième trimestre de 2016, l’emploi au Yukon a augmenté de 500 par rapport au troisième trimestre. Le taux de chômage a diminué de 2,3 points de pourcentage, passant à 4,6 % au quatrième trimestre.

L’emploi dans les Territoires du Nord-Ouest a diminué de 500 du troisième au quatrième trimestre. Parallèlement, le taux de chômage était presque inchangé, se fixant à 6,8 %, à la suite d’une baisse du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

Au Nunavut, l’emploi a peu varié au quatrième trimestre, et le taux de chômage a aussi peu varié, s’établissant à 14,0 %.

Bilan de fin d’année, 2016

L’analyse qui suit est axée sur les variations observées de décembre 2015 à décembre 2016.

En 2016, l’emploi a progressé de 214 000 ou de 1,2 %, soit la croissance de décembre à décembre la plus forte depuis 2012. En comparaison, l’emploi a progressé de 155 000 (+0,9 %) en 2015. La quasi-totalité de l’augmentation observée en 2016 s’est produite d’août à décembre.

Le travail à temps partiel a connu une tendance à la hausse tout au long de 2016, augmentant de 154 000 ou de 4,5 %, tandis que le travail à temps plein a peu varié. Durant la même période, le nombre d’heures travaillées était pratiquement inchangé.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,9 %. Pendant la même période, le taux d’activité (65,8 %) et le taux d’emploi (61,3 %) ont peu varié.

La Colombie-Britannique enregistre la croissance d’emploi la plus forte

En 2016, et pour la deuxième année consécutive, la Colombie-Britannique a enregistré le taux de croissance de l’emploi le plus élevé à l’échelle provinciale, soit 3,1 % (+72 000). La hausse s’est répartie également entre le travail à temps plein et le travail à temps partiel et s’est produite dans bon nombre de secteurs. L’emploi dans la province suit une tendance à la hausse depuis le printemps 2015. Toutefois, le rythme de croissance a ralenti depuis l’été 2016. Comparativement à décembre 2015, le taux de chômage a diminué de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %. La Colombie-Britannique a enregistré le taux de chômage le plus bas à l’échelle provinciale de juin à décembre.

Au Québec, l’emploi a progressé de 2,2 % (+90 000) en 2016. Cette progression tient essentiellement au travail à temps plein (+85 000) et elle a été principalement observée au cours de la deuxième moitié de l’année. Le taux de chômage a connu une tendance à la baisse tout au long de la période de 12 mois, reculant de 1,3 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %.

En Ontario, l’emploi a augmenté de 1,2 % (+81 000) en 2016, principalement en raison d’une hausse du travail à temps partiel (+74 000). Le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour se fixer à 6,4 %.

En 2016, l’emploi a baissé de 2,4 % (-5 700) à Terre-Neuve-et-Labrador, et cette baisse est entièrement survenue dans le travail à temps plein. Le taux de chômage a peu varié, se fixant à 14,9 %, à la suite d’une diminution du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

À la fin de l’année, l’emploi en Saskatchewan a diminué de 1,2 % (-6 900). La totalité de cette baisse s’est produite durant les deux premiers mois de 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, le taux de chômage dans la province a augmenté de 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 6,5 %, poursuivant une tendance à la hausse amorcée à la fin de 2014.

En Alberta, l’emploi a légèrement diminué (-0,8 % ou -19 000) au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre. Des baisses notables ont été enregistrées dans le secteur de la fabrication, le secteur des ressources naturelles et le secteur de l’information, de la culture et des loisirs. Parallèlement, l’emploi a augmenté dans le secteur des « autres services » et dans les administrations publiques. En 2016, le nombre de personnes à la recherche de travail a augmenté de 40 000, ce qui a entraîné une hausse de 1,5 point de pourcentage du taux de chômage, celui-ci passant à 8,5 %.

Le secteur des services continue d’animer la croissance de l’emploi

De décembre 2015 à décembre 2016, l’emploi a augmenté de 2,0 % dans le secteur des services, alors qu’il a diminué de 1,6 % dans le secteur des biens.

En 2016, l’emploi dans l’information, la culture et les loisirs a progressé de 6,5 % (+49 000), après peu de variation en 2015. L’emploi dans ce secteur suit une tendance à la hausse depuis le printemps.

L’emploi dans le secteur des « autres services » a augmenté de 5,5 % (+42 000) en 2016, notamment en raison des hausses enregistrées au cours des trois derniers mois de l’année. L’emploi dans ce secteur a nettement progressé au Québec et en Alberta.

Dans les administrations publiques, l’emploi a augmenté de 3,9 % (+36 000), et la majeure partie de cette hausse a été enregistrée au Québec, en Alberta et en Saskatchewan.

Le nombre de personnes travaillant dans la finance, les assurances, l’immobilier et la location a augmenté (+3,5 % ou +39 000) en 2016. L’emploi dans ce secteur a suivi une tendance à la hausse tout au long de l’année.

Par rapport à décembre2015, l’emploi a aussi augmenté dans les services d’hébergement et de restauration (+2,6 % ou +31 000), dans le secteur de la construction (+2,0 % ou +27 000), et dans le commerce de gros et le commerce de détail (+1,4 % ou +38 000).

Par ailleurs, l’emploi dans le secteur des ressources naturelles s’est replié de 8,3 % (-29 000) en 2016, et la majeure partie de ce repli s’est produite en Alberta et en Ontario. Des baisses ont aussi été observées à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick. À l’échelle nationale, la baisse la plus forte a eu lieu dans l’extraction de pétrole et de gaz.

Dans le secteur de l’agriculture, l’emploi a diminué de 4,7 % (-14 000), principalement au Québec.

Le nombre de travailleurs dans le secteur de la fabrication a baissé de 3,1 % (-53 000), principalement au cours des quatre premiers mois de l’année. L’emploi dans ce secteur a diminué principalement en Alberta et en Colombie-Britannique.

Par rapport à décembre2015, le nombre d’employés du secteur public a augmenté de 2,0 % (+71 000), et cette hausse a été surtout observée dans les administrations publiques, dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs, ainsi que dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale. Le nombre d’employés du secteur privé a progressé de 1,9 % (+222 000), et cette hausse a eu lieu dans plusieurs industries du secteur des services.

Le nombre de travailleurs autonomes a diminué de 2,8 % (-78 000) de décembre 2015 à décembre 2016. Cette baisse tient partiellement au fait que le travail autonome a atteint un sommet en décembre 2015. La baisse enregistrée au cours de cette période a été observée dans plusieurs industries du secteur des services.

L’emploi progresse dans le principal groupe d’âge actif et chez les personnes plus âgées

Au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, l’emploi a augmenté de 2,8 % (+105 000) chez les personnes de 55 ans et plus. Parallèlement, la population de ce groupe a progressé de 3,0 % (+310 000), poursuivant une tendance à la hausse prolongée qui tient au vieillissement démographique.

Chez les femmes de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 3,8 % (+64 000) en 2016, tandis que leur population s’est accrue de 2,9 % (+157 000). Le taux d’activité de ce groupe était essentiellement inchangé, se fixant à 32,6 %, et son taux de chômage s’est établi à 5,2 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a progressé de 2,0 % (+41 000) en 2016, et la population s’est accrue de 3,1 % (+154 000). Leur taux de chômage a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 7,0 %, car ils étaient plus nombreux à chercher du travail. Le taux d’activité des hommes de 55 ans et plus était essentiellement inchangé, se situant à 43,7 %.

En 2016, l’emploi chez les personnes de 25 à 54 ans a progressé de 0,8 % (+100 000), tandis que leur population s’est accrue de 0,2 % (+35 000).

L’emploi a augmenté de 1,3 % (+72 000) chez les femmes de 25 à 54 ans, et le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,4 %. Le taux d’activité de ce groupe a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 82,6 %.

Chez les hommes âgés de 25 à 54 ans, l’emploi a légèrement augmenté (+0,5 % ou +28 000) au cours des 12 mois ayant pris fin en décembre, et le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 6,2 %. Le taux d’activité a baissé de 0,4 point de pourcentage, passant à 90,9 %.

En 2016, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans était pratiquement inchangé, alors que leur population a diminué de 46 000 (-1,0 %). Par conséquent, leur taux d’emploi a augmenté de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 56,1 %. Le taux de chômage des jeunes a peu varié, se fixant à 12,6 %.

Source : Statistique Canada

Les bénéfices et avantages du travail temporaire

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Travailleurs intérimaires. Agents contractuels. Travailleurs indépendants. Employés temporaires. Peu importe la façon dont on les appelle, les employés contractuels représentent une partie importante et essentielle de nombreuses entreprises, industries et de la main d’œuvre canadienne dans son ensemble.

Examinons de plus près les avantages et l’importance du travail temporaire pour les familles, les entreprises et l’économie canadiennes.

Le travail temporaire :

  • Aide les industries à respecter les quotas de production et les augmentations saisonnières. De nombreux secteurs (notamment l’agriculture, l’hôtellerie, la logistique, la production industrielle, l’informatique et le secteur parapublic) comptent sur un mélange de travailleurs permanents et de contractuels pour faire face aux montées en puissance et aux pics saisonniers en fonction de la demande des clients ou du marché, mais aussi pour embaucher pour des missions liées à des projets. Sans travailleurs temporaires, des industries et des entreprises entières ne pourraient pas faire face à ces demandes. Le recrutement en masse lors des périodes d’activité accrue crée des emplois pour plus de 2 millions de Canadiens et permet aux entreprises de se développer et d’être compétitives, créant par la suite des opportunités d’emploi lorsque les entreprises sont en mesure de se développer.
  • Offre une flexibilité accrue à tout le monde. Les entreprises ne sont pas les seules à avoir besoin de souplesse au niveau de la planification pour s’adapter aux heures supplémentaires périodiques, au travail posté, aux projets en dehors des heures de travail, aux plans de production variables et à l’évolution des demandes; les employés aussi préfèrent de plus en plus de souplesse dans leurs horaires de travail. Il a été démontré, étude après étude, que les travailleurs plus jeunes aimaient mieux des heures de travail flexibles, mais actuellement les employeurs découvrent que les employés de tous âges préfèrent également des horaires souples! Les parents ont besoin de flexibilité pour planifier leur travail en fonction des journées pédagogiques, des vacances scolaires, des visites chez le médecin et des activités parascolaires. Les travailleurs indépendants apprécient grandement la possibilité de partager leur temps de travail entre leurs différents projets personnels et professionnels. De nombreux employés suivent également des formations continues et ont besoin de flexibilité pour concilier heures de cours, le travail et les échéances des projets scolaires. La génération X ne connaît que trop bien les exigences qui accompagnent la génération sandwich; s’occuper des enfants et des parents âgés tout en ayant un contrat classique de 35 heures par semaine est pour beaucoup synonyme d’épuisement. Les employés, toutes générations confondues, veulent des heures de travail flexibles avec la possibilité d’augmenter ou de ralentir la cadence en fonction de l’évolution de leurs besoins, pour concilier équitablement travail et vie personnelle et choisir leurs propres emplois du temps. Et les entreprises ont besoin de souplesse pour faire face à leur organisation variable et aux besoins saisonniers. L’embauche d’employés contractuels ou temporaires remplit donc les besoins des deux parties.
  • Expose les employés à des lieux de travail et des secteurs variés. Lorsqu’ils regardent une pile de CV (ou les résultats d’une recherche par mot clé), les responsables du recrutement s’intéressent principalement à 3 sections : l’expérience du candidat, son savoir-faire technique et son « savoir-être».  Travailler pour différents employeurs, au sein de secteurs variés et avoir plusieurs intitulés de poste est un moyen fantastique de renforcer les 3 ! Accepter des postes contractuels offre aux employés une approche personnelle des différents secteurs et des différentes fonctions, tout en développant leur expérience et leurs compétences et en réduisant les « interruptions de travail » sur leur CV. Accepter une mission sous contrat permet également aux travailleurs jeunes ou en transition d’« essayer » différents postes et responsabilités avant de décider si cela convient mieux à leurs besoins. Cette approche peut être particulièrement bénéfique pour les personnes qui ont des compétences uniques et recherchées et qui veulent tester plusieurs employeurs avant de s’engager avec celui qui leur offrira exactement ce qu’elles recherchent. Cela laisse également aux travailleurs la possibilité d’entrer en contact avec un employeur particulier qui peut ne pas embaucher de manière permanente à ce moment-là. Lorsque cet employeur recherche un candidat pour un poste permanent, les agents contractuels qui ont déjà démontré leurs compétences et connaissent les activités sont souvent envisagés en premier pour exercer la fonction. En fait, plus de 1 200 des employés temporaires d’Adecco ont été embauchés de façon permanente par nos clients pour la seule année dernière. L’emploi temporaire permet aux demandeurs d’emploi de démontrer leurs compétences et donne l’occasion aux employeurs d’évaluer les meilleurs candidats avant d’embaucher celui qui convient le mieux pour des missions à plus long terme.
  • Offre aux employés une formation professionnelle, de l’expérience, du mentorat et des avantages. Lorsque le travail temporaire dont les entreprises ont besoin est assuré par une agence de dotation en personnel, les avantages à la fois pour les clients et les employés temporaires sont encore plus importants. The permamnceloyés temporaires reçoivent des conseils de la part d’experts en recrutement sur leurs CV, leurs lettres de motivation, leurs entrevues, leur image personnelle et des techniques de présentation. Ils agissent comme un lien humain entre les clients et les candidats dans un océan d’applications en ligne. Une fois les candidats en mission ou en attente d’affectation, ils ont accès non seulement à une formation sur le terrain, mais aussi à des séminaires de formation en ligne et des tutoriels informatiques qu’ils peuvent effectuer pendant leur temps libre et peuvent perfectionner les compétences qu’ils veulent, sans frais! Adecco propose à ses employés 400 modules de formation de ce genre en ligne, allant des formations sur des logiciels techniques aux lois et procédures sur la santé et la sécurité, en passant par les compétences en matière de service à la clientèle. Nos employés peuvent continuer à travailler tout en suivant les cours qui renforcent leurs compétences et leurs CV. En plus des avantages gratuits susmentionnés, nos employés peuvent également participer à notre solide régime d’avantages sociaux (une fois qu’ils ont accompli le nombre d’heures requis), qui leur donne droit aux prestations d’assurance maladie, de soins dentaires, pharmaceutiques et d’assurances complémentaires. Les avantages de travailler avec une agence de dotation en personnel vont au-delà de l’expérience professionnelle et du développement des compétences dont bénéficient les travailleurs temporaires.  Les responsables du recrutement peuvent se concentrer sur l’activité alors que l’agence s’occupe des responsabilités des employeurs, de la supervision, de la paie et de l’orientation de leur main d’œuvre temporaire.
  • Offre des opportunités d’emploi à des populations vulnérables. Les emplois contractuels et temporaires offrent aux nouveaux Canadiens la possibilité de décrocher des opportunités d’emplois respectables, d’acquérir une expérience professionnelle et de commencer rapidement à subvenir aux besoins de leur famille. Cela permet aux parents motivés qui réintègrent le milieu du travail après un congé parental ou des changements de vie de recommencer à gagner un salaire et de s’approcher doucement de postes à plus long terme. Cela permet aux personnes âgées de trouver un travail à temps partiel, aux nouveaux diplômés de décrocher leur premier emploi et aux étudiants d’obtenir une activité complémentaire pendant leurs études. L’emploi temporaire a une incidence positive sur chaque génération, segment démographique et aspect de la vie des Canadiens.
  • Offre à la génération Y ce qu’elle recherche. La génération Y constitue plus de 37 % de la main-d’œuvre, et est de plus en plus encline à passer d’un projet à un autre, d’une entreprise à une autre et d’un secteur à un autre à la recherche d’expériences et de diversité. Les membres de cette génération sont bien plus susceptibles d’entreprendre des « à-côtés» et des projets qui les passionnent, comme le graphisme, la pâtisserie, les cours de yoga ou l’écriture. Les postes temporaires sont bien adaptés à leurs emplois du temps variés, changements de priorité, leur amour pour les voyages et à leur grand désir d’avoir un travail qui convient à leur vie. Et lorsque les jeunes demandeurs d’emploi ou les jeunes diplômés ont du mal à trouver un emploi permanent rapidement, travailler dans le cadre d’un contrat temporaire permet d’éviter le risque de ne pas travailler du tout.

Avec tous les avantages que le travail temporaire offre aux entreprises et à l’économie, aux employés et à leur famille, ce n’est pas étonnant que ce soit le parcours professionnel préféré de millions de Canadiens. Une grande partie des travailleurs temporaires ou à temps partiel au Canada choisissent volontairement de travailler à temps partiel pour tous les motifs évoqués ci-dessus, notamment la préférence pour une plus grande souplesse ou un travail saisonnier, une meilleure gestion du temps encadrant les cours pour les étudiants et un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle. Une étude menée par CareerBuilder/Inavero (présentée lors de la conférence ACSESS 2016) a révélé qu’en fait 76 % des employés temporaires travaillaient de la sorte par choix! Les entreprises et les secteurs du Canada ont besoin du travail temporaire et la main-d’œuvre adore ses avantages. Pourvu que cela dure.