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Articles de la catégorie ‘Employeurs’

Santé et sécurité psychologiques au travail

Jusqu’à tout récemment, le concept de santé et sécurité au travail se limitait à la santé et à la sécurité physiques, et les politiques des entreprises ne disaient pas autre chose. Or, en janvier 2013, après des années de prise de conscience graduelle de la manière dont le travail peut affecter la santé mentale des travailleurs, la Commission de la santé mentale du Canada a publié la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, élaborée en concertation avec l’Association canadienne de normalisation (CSA) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). Selon la Commission, la maladie mentale touchera une personne sur cinq au cours de sa vie. Facteur de stress, d’absentéisme et de perte de productivité, la maladie mentale est aujourd’hui la première cause de demandes d’invalidité au Canada. À ce sujet, la Commission prévoit que les problèmes de santé mentale au travail coûteront près de 200 milliards de dollars à l’économie canadienne au cours des trois prochaines décennies.

La Norme a été créée pour aider les employeurs à rendre leur milieu de travail sécuritaire sur le plan psychologique. Que faut-il entendre par « milieu de travail sécuritaire sur le plan psychologique »? Essentiellement, il s’agit d’un milieu de travail qui prévient les maladies mentales et favorise la santé mentale en créant et en maintenant une atmosphère d’appartenance, de respect, de reconnaissance et de soutien, notamment en s’attaquant aux préjugés associés aux problèmes de santé mentale. Mais pourquoi maintenant? Pourquoi la Commission n’a-t-elle pas créé sa norme plus tôt? Pourquoi les gens s’éveillent-ils maintenant au problème de la santé mentale au travail?

Intimidation en milieu de travail et autres causes de maladies mentales au travail

D’où proviennent les problèmes de santé mentale en milieu de travail? Outre la génétique et les problèmes personnels, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) cite de nombreuses causes liées directement au travail. Parmi celles-ci, mentionnons l’augmentation des charges de travail, le changement constant de priorités, le changement des fonctions associées au poste, l’augmentation des tensions émotionnelles, l’isolement social et les attentes de rendement déraisonnables. De plus, le harcèlement au travail, et particulièrement l’intimidation – qui peut miner la santé mentale d’un employé, et donc sa capacité à bien faire son travail –, est en hausse depuis les années 1990. Selon le Conseil canadien de la sécurité, un Canadien sur six en aurait été victime.

Selon le professeur Aaron Schat, de la DeGroote School of Business de l’Université McMaster, même si le harcèlement en milieu de travail prend diverses formes, l’intimidation au travail est surtout liée à l’écart de pouvoir entre un superviseur et ses subordonnés et peut se traduire par des gestes d’intimidation ou d’humiliation, des insultes ou des formes plus subtiles de dénigrement, comme le fait de lever les yeux au ciel devant son interlocuteur.

L’intimidation en milieu de travail sur le plan juridique

Au Canada, les lois sur la santé et la sécurité au travail divergent d’une région à l’autre, et la plupart d’entre elles n’abordent pas spécifiquement l’intimidation au travail, rappelle le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Certaines lois l’incorporent simplement dans des articles de portée générale ou comptent sur le fait que les employeurs sont normalement responsables de protéger leurs employés. Toutefois, la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario, elle, a rompu avec cette tradition. En effet, elle tient désormais les employeurs responsables des incidents d’intimidation qui surviennent au travail. Bien que l’intimidation en milieu de travail puisse être difficile à prouver, car elle oppose nécessairement deux versions contradictoires, l’Association canadienne pour la santé mentale souligne que les tribunaux sont de plus en plus favorables aux plaignants et pénalisent les employeurs qui omettent de prévenir ou de gérer de façon appropriée de tels incidents. D’ailleurs, certains affirment que lorsqu’on lui laisse libre cours, l’intimidation en milieu de travail est aussi honteuse pour une organisation que la discrimination raciale et le harcèlement sexuel.

Comment créer un milieu de travail psychologiquement sain

À défaut de prévenir les dommages mentaux ou d’y répondre de façon appropriée, les employeurs s’exposent à des conséquences juridiques qui dépassent le cadre de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario ou de l’intimidation en milieu de travail. En effet, quelle qu’en soit la cause, quelle que soit la situation, une telle omission peut relever des droits de la personne, du droit du travail ou des normes du travail. On comprend donc que malgré le caractère strictement volontaire de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, il est tout à fait dans l’intérêt de l’employeur de prendre ses suggestions au sérieux. Rappelons aussi que pour l’entreprise, l’objectif de créer un milieu de travail psychologiquement sain dépasse la simple crainte des poursuites judiciaires ou du paiement de prestations d’invalidité, c’est une façon de faire preuve de responsabilité sociale et c’est bon pour les affaires. En effet, les milieux de travail sécuritaires sur le plan psychologique affichent des taux de motivation, de productivité, d’attractivité et de rétention supérieurs, autant de facteurs qui contribuent à de meilleurs résultats financiers.

Alors, comment les employeurs peuvent-ils créer un milieu de travail psychologiquement sain? Voici une approche systématique à la portée de tous :

  1. Créer une politique de santé mentale

Créez une politique officielle qui met de l’avant les grands principes de la sûreté psychologique au travail : donner aux employés un sentiment d’accomplissement, permettre la conciliation travail-vie personnelle et établir des objectifs de réussite clairs. Une telle politique donne de la légitimité aux problèmes de santé mentale, auxquels on doit accorder la même importance que les blessures physiques dans les règles de santé et de sécurité, en plus de réduire l’opprobre entourant la maladie mentale chez les employés, particulièrement lorsqu’elle s’accompagne de documentation et de programmes d’aide aux employés. Il est aussi important que les gestionnaires reçoivent de la formation pour apprendre à gérer les problèmes de santé mentale dès leur apparition.

  1. Évaluer le degré de sûreté psychologique

Les employeurs doivent évaluer la sûreté psychologique de leur milieu de travail, notamment en se penchant sur l’absentéisme, les plaintes des employés et les demandes d’invalidité (et en calculant les coûts associés).

  1. Trouver des points à améliorer et passer à l’action

Une fois qu’on a mis le doigt sur les facteurs de stress potentiels et actuels, qu’il s’agisse de problèmes procéduraux ou de personnes qui font de l’intimidation, on doit s’y attaquer promptement pour envoyer le signal aux employés que leur santé mentale est une priorité pour l’entreprise.

  1. Réévaluer la politique et l’améliorer

Une fois la politique de santé mentale implantée, on doit régulièrement la réévaluer pour mesurer son efficacité. Si elle est inefficace, des améliorations doivent être apportées; si elle fonctionne bien, on doit tout de même en faire l’examen pour s’assurer que le succès est toujours au rendez-vous.

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

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Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Rapport sur l’employabilité – février 2017

L’emploi a peu varié en février (+15 000 ou +0,1 %). Une hausse du nombre de personnes travaillant à temps plein a contrebalancé la baisse du nombre de personnes travaillant à temps partiel. Le nombre de personnes à la recherche de travail ayant diminué, le taux de chômage a baissé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 %, soit un taux identique à celui observé en janvier 2015 et le taux le plus bas depuis octobre 2008.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 288 000 (+1,6 %), et la majeure partie de cette hausse s’est produite depuis juillet 2016. Cette progression a coïncidé avec une croissance économique plus forte observée dans la seconde moitié de 2016.

Employment FR_February

En février, le nombre de personnes travaillant à temps plein a connu une hausse estimative de 105 000, soit la deuxième hausse notable en trois mois. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi à plein temps a progressé de 235 000 (+1,6 %), surtout en raison des hausses observées depuis juillet. Le nombre estimatif de personnes travaillant à temps partiel a diminué de 90 000 en février, après une période de croissance qui s’était amorcée à l’automne 2015.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le nombre total d’heures travaillées a peu varié.

De janvier à février, l’emploi a augmenté chez les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) et chez les hommes de 55 ans et plus. L’emploi a peu varié chez les autres groupes démographiques.

À l’échelle des provinces, l’emploi a progressé en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba. En revanche, moins de personnes travaillaient en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. L’emploi était essentiellement inchangé dans les cinq autres provinces.

En février, un nombre accru de personnes travaillaient dans le commerce de gros et de détail, dans les administrations publiques et dans le transport et l’entreposage.

L’emploi progresse chez les femmes du principal groupe d’âge actif

L’emploi chez les femmes de 25 à 54 ans a augmenté de 18 000 en février, soit une troisième hausse mensuelle consécutive. Leur taux de chômage s’est maintenu à 5,3 %, puisque plus de femmes de ce groupe d’âge étaient actives sur le marché du travail. Un plus grand nombre de femmes du principal groupe d’âge actif ont travaillé à temps plein pendant le mois (+84 000), mais cette hausse a été partiellement effacée par un moins grand nombre de ces femmes qui ont travaillé à temps partiel (-65 000). Les récentes hausses observées chez les femmes du principal groupe d’âge actif ont porté la croissance de l’emploi sur 12 mois à 98 000 (+1,7 %).

Après une hausse notable en janvier, l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans s’est maintenu en février. Par rapport à février 2016, l’emploi dans ce groupe a progressé de 63 000 (+1,0 %), surtout en raison des hausses observées depuis l’automne 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, le taux de chômage des hommes du principal groupe d’âge actif a baissé d’un point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l’emploi a augmenté de 14 000 en février, et le taux de chômage s’est établi à 6,3 %. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi chez les hommes plus âgés a augmenté de 63 000 (+3,1 %) et leur population, de 154 000 (+3,1 %).

Chez les femmes de 55 ans et plus, l’emploi s’est maintenu en février, et le taux de chômage s’est établi à 5,2 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les femmes de 55 ans et plus a augmenté de 56 000 (+3,4 %), et le nombre de femmes de ce groupe d’âge a progressé de 156 000 (+2,9 %).

En février, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans a peu varié tant par rapport au mois précédent qu’à février 2016, tandis que leur population a continué à baisser. Le taux de chômage des jeunes a reculé de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 12,4 % en février, à la suite d’une baisse du nombre de jeunes à la recherche de travail.

Sommaire provincial

En Colombie-Britannique, l’emploi a progressé de 19 000 en février, poursuivant une tendance à la hausse amorcée au printemps 2015. Cette augmentation est attribuable à une hausse du travail à temps plein et elle s’est répartie dans plusieurs secteurs. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a progressé de 85 000 ou de 3,6 %, soit le taux de croissance le plus élevé parmi les provinces. Durant la même période, le taux de chômage a baissé de 1,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,1 %, soit le taux le plus bas depuis octobre 2008. En février, la Colombie-Britannique affichait le taux de chômage le plus bas à l’échelle provinciale.

L’emploi en Saskatchewan a progressé de 8 000 en février, ce qui représente la hausse la plus forte depuis avril 2012. Presque toute cette augmentation est attribuable à une hausse dans le travail à temps plein et a été observée dans le secteur des services. Avant la hausse de février, l’emploi total était relativement stable depuis le printemps 2016. En février, le taux de chômage dans la province a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 6,0 %.

Au Manitoba, l’emploi a augmenté de 3 400 en février, surtout en raison de la hausse enregistrée dans le travail à temps plein et dans le secteur de la construction. Pendant la même période, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s’établir à 5,8 %, soit le taux le plus bas de toutes les provinces après la Colombie-Britannique. La hausse de l’emploi en février a porté les gains sur 12 mois à 6 600 (+1,0 %) au Manitoba.

En Ontario, le nombre de personnes travaillant à temps plein a augmenté de 53 000 en février, ce qui a été contrebalancé par une baisse équivalente du nombre de personnes travaillant à temps partiel, l’emploi total connaissant ainsi peu de variation pour le mois. Sous l’effet des hausses observées depuis juillet, l’emploi en Ontario a augmenté de 108 000 (+1,5 %) par rapport à 12 mois plus tôt, et pratiquement toute la hausse a été enregistrée dans le travail à temps plein. En février, le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,2 %, en raison d’une légère baisse du nombre de personnes à la recherche de travail.

Pour le deuxième mois d’affilée, l’emploi a peu varié au Québec. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi a augmenté de 83 000 (+2,0 %), sous l’effet des hausses enregistrées pendant la deuxième moitié de 2016. Le taux de chômage était de 6,4 % en février, en baisse de 1,1 point de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt.

En Alberta, l’emploi s’est maintenu en février, alors qu’une hausse du travail à temps plein (+19 000) a contrebalancé la baisse de l’emploi à temps partiel (-18 000). Après avoir connu des baisses importantes de l’automne 2015 à l’été 2016, l’emploi dans la province est demeuré stable au cours des derniers mois. En février, le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour se fixer à 8,3 %, en raison d’une diminution du nombre de personnes à la recherche de travail.

Après avoir augmenté en janvier, l’emploi en Nouvelle-Écosse a diminué de 6 800 en février, et le taux de chômage était de 8,1 %. Cette baisse de l’emploi découlait en grande partie d’une diminution du travail à temps partiel. Même si l’emploi total dans la province a diminué en février, il a peu varié par rapport à 12 mois plus tôt.

À Terre-Neuve-et-Labrador, l’emploi a diminué de 3 800 en février, et le taux de chômage s’est établi à 14,2 %. La baisse de l’emploi observée en février a effacé l’augmentation enregistrée en janvier, et la tendance à la baisse amorcée en mai 2016 s’est ainsi poursuivie. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, l’emploi dans la province a diminué de 6 400 (-2,8 %).

Unemployment FR_Febuary

Perspective sectorielle

Après trois mois de peu de variation, l’emploi dans le commerce de gros et de détail a augmenté de 19 000 en février, et a légèrement augmenté (+35 000 ou +1,3 %) par rapport à 12 mois plus tôt. La hausse de l’emploi observée en février a fait suite aux ventes élevées déclarées dans la deuxième partie de 2016 autant dans le commerce de gros que dans le commerce de détail.

Dans le secteur du transport et de l’entreposage, l’emploi a progressé pour le deuxième mois d’affilée, en hausse de 8 800 en février. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi dans ce secteur a connu une hausse de 34 000 (+3,8 %).

L’emploi dans les administrations publiques a aussi progressé pour le deuxième mois consécutif, en hausse de 12 000 en février, ce qui a porté la hausse totale à 65 000 (+7,2 %) par rapport à février 2016. Au cours des 12 mois ayant pris fin en février, un plus grand nombre de personnes travaillaient dans l’administration fédérale ainsi que dans les administrations locales, municipales et régionales.

Le nombre d’employés dans le secteur public et dans le secteur privé a peu varié en février. Par rapport à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 253 000 (+2,2 %), et cette hausse s’est répartie dans plusieurs secteurs des services, tandis que l’emploi dans le secteur public a augmenté de 78 000 (+2,2 %), principalement sous l’effet de l’augmentation dans les administrations publiques.

Le nombre de travailleurs autonomes a peu varié en février et a connu une légère baisse par rapport à 12 mois plus tôt.


 

150-fraTaux de chômage des femmes et écarts salariaux entre les sexes

Dans le but de souligner le 150eanniversaire du pays, Statistique Canada propose des instantanés de notre riche histoire statistique.

En 1950, 21,1 % des femmes de 25 à 54 ans travaillaient. En 2016, ce chiffre avait plus que triplé, s’élevant à 77,8 %. En revanche, le taux d’emploi des hommes a diminué, passant de 94,0 % en 1950 à 85,0 % en 2016. L’augmentation de l’emploi des femmes a coïncidé avec des changements économiques et sociodémographiques, tels qu’une plus grande participation aux études supérieures, le report du mariage et de la procréation et le plus grand nombre de séparations et de divorces.

Malgré la convergence de leurs taux d’emploi, les femmes continuent à gagner moins que les hommes. En 2016, les femmes de 25 à 54 ans travaillant à temps plein gagnaient en moyenne 26,69 $ l’heure, alors que leurs homologues masculins gagnaient en moyenne 30,35 $. Pour chaque dollar de rémunération horaire gagné par les hommes en 2016, les femmes gagnaient 0,88 $, par rapport à environ 0,75 $ au milieu des années 1980.

Pour en savoir davantage sur le taux de chômage des femmes et les écarts salariaux entre les sexes, consulter le chapitre « Les femmes et le travail rémunéré » de Femmes au Canada.

Source : Statistique Canada 

Les femmes en génie : entrevue avec Réjeanney Aimey, ing. MBA

Depuis 1992, Ingénieurs Canada célèbre chaque année l’excellence en ingénierie en faisant du mois de mars le Mois national du génie. Le thème de cette année, « Une place pour toi », porte sur l’inclusion, la diversité et les possibilités dans le monde du génie. En cette Journée internationale des femmes, l’occasion est idéale pour présenter des ingénieures inspirantes et pour montrer aux techniciennes et aux  scientifiques en herbe à quel point une carrière en génie peut être gratifiante. Voici l’entrevue menée par Adecco avec Réjeanne Aimey, ing., MBA, une ingénieure inspirante et expérimentée de Toronto. Elle nous parle de son expérience dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), non seulement comme femme, mais aussi comme personne de couleur dans ce domaine hautement compétitif et autrefois très exclusif.

 RejeanneAimeyNée au Canada, Réjeanne a vécu à Trinité-et-Tobago de l’âge de 3 ans jusqu’à la fin du secondaire. Initiée à la musique dès l’âge de 6 ans, elle a obtenu la plus haute certification en théorie musicale et en piano décernée par le Trinity College of Music de Londres. Au secondaire, elle a fréquenté une prestigieuse école pour filles, Bishop Anstey, qui ne recrute que les meilleures élèves. À son retour au Canada, elle s’est inscrite à l’Université Western Ontario de London, où elle a obtenu un baccalauréat en génie mécanique. Réjeanne a ensuite travaillé dans divers domaines : recherche et développement, génie structural, bruits et vibrations, analyse de longévité à l’aide de la méthode des éléments finis, amélioration continue sans gaspillage, génie des réacteurs nucléaires, entretien d’équipements industriels lourds, mise en œuvre de logiciels et consultation en recherche scientifique et développement expérimental. Elle est membre de l’Ordre des ingénieurs de l’Ontario et de la Ontario Society of Professional Engineers. Tout en travaillant, elle a fait une maîtrise en administration des affaires à l’Université de Phoenix. Réjeanne veut raconter son histoire afin d’encourager les autres à se dépasser, de favoriser l’apprentissage des STIM chez les jeunes et de promouvoir la profession d’ingénieur en Ontario.

Qu’est-ce qui vous a attirée vers les STIM?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été curieuse. Je me rappelle que très jeune déjà, je voulais savoir comment mes jouets fonctionnaient et surtout, comment ils bougeaient. J’ai rapidement réalisé que les jouets de mon frère étaient beaucoup plus intéressants que ceux qu’on me donnait à moi. Même aujourd’hui, les jouets pour garçons sont conçus de façon à se mouvoir seuls, contrairement aux jouets destinés aux filles; celles-ci doivent faire appel à leur imagination pour les faire bouger! J’ai joué avec les deux types de jouets, mais ceux qui étaient conçus pour les garçons stimulaient immédiatement ma curiosité et m’ont davantage aidée à développer mon intelligence.

Par ailleurs, il se passait toujours près de chez moi quelque chose d’intéressant qui attirait mon attention : du mélange du ciment à la préparation d’un gâteau, en passant par le  jardinage ou la construction d’un bassin ou d’une niche, tout me stimulait.

Lorsque j’ai été exposée aux sciences pour la première fois, à l’école, j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Plus je faisais de sciences, plus mon intérêt grandissait, et je n’ai jamais regardé en arrière.

Petite, avez-vous toujours su que vous vouliez être ingénieure?

À dire vrai, j’ai toujours su que c’était une possibilité, mais j’ai hésité à l’adolescence parce que j’aimais beaucoup les arts. Je ne suis pas Monet, mais je rappelle avoir pensé que j’aimais autant les sciences que les arts et avoir envisagé l’architecture, qui représentait à mes yeux la combinaison parfaite des deux. Finalement, j’ai quand même choisi le génie, qui me semblait beaucoup plus stable, en me disant que je pourrais toujours développer mon côté artistique autrement.

Je dois ajouter que mon père est ingénieur civil et que ma famille élargie compte de nombreux ingénieurs dans tous les domaines. Pour beaucoup de monde, il semblait évident que je choisirais cette voie, mais mes parents ne m’y ont jamais obligée. Lorsque je leur ai annoncé ma décision, ils m’ont simplement appuyée avec joie.

Avez-vous été encouragée ou inspirée par un mentor ou un modèle du domaine des STIM?

« Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes.»

À l’école secondaire que j’ai fréquentée, on nous donnait le sentiment qu’il n’y avait pas de limites à ce que nous pouvions faire. Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes dans plusieurs autres domaines. Tout ce que je savais, c’est que j’aimais le mouvement et les sciences, que j’étais bonne à l’école et que je pouvais choisir ce que je voulais : j’ai choisi le génie.

Avez-vous subi des préjugés sexistes ou racistes lors de votre formation technique et dans votre profession?

Je répondrais « oui », mais c’était beaucoup plus du racisme que du sexisme. Ce qui me permet de l’affirmer, c’est que même si je suis née au Canada, j’ai été élevée dans un autre pays, constitué d’une mosaïque de races et de cultures. Mes proches occupaient des postes dans le domaine qu’ils avaient choisi, la plupart des dirigeants du pays me ressemblaient, j’étais entourée de personnes qui me ressemblaient aussi, et à l’école personne ne voyait ses ambitions brimées en raison de son statut socio-économique; je n’ai donc jamais douté de mes compétences et de mes objectifs. J’ai fréquenté l’une des meilleures écoles et étudié auprès de certaines des femmes les plus intelligentes et accomplies que je rencontrerai dans ma vie. Je sais donc ce qu’est un traitement égalitaire, et j’ai ressenti clairement la différence en revenant au Canada.

Comment avez-vous surmonté ces préjugés, psychologiquement et pratiquement?

« Étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.»

Je suis ambitieuse, résolue, dynamique et déterminée — des qualités que m’ont transmises ma famille, mes amis, mes enseignants et mes aînés. Cela m’a sûrement aidée à évoluer dans cet environnement. La plupart du temps, j’ignorais les insultes et j’étais reconnaissante des occasions qui se présentaient. Chaque fois que j’en ai eu besoin, une avenue s’est ouverte, et cela a compensé tous les commentaires racistes, sexistes ou injustes. Pour être honnête, je crois que certaines des personnes qui plaçaient ces obstacles sur ma route n’étaient pas conscientes du fait que leurs décisions étaient davantage basées sur leurs perceptions quant à ma race et à ma culture que sur mes compétences réelles.

Je suppose aussi qu’étant donné qu’étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.

Selon vous, comment peut-on mieux encourager les filles et les femmes — particulièrement les femmes de couleur — à choisir le génie?

D’abord, je pense qu’il faut continuer à exposer les enfants aux sciences et aux technologies. Dans le monde moderne, les STIM peuvent s’appliquer pratiquement à tous les domaines; il n’y a donc aucune excuse pour en exclure une partie de la population parce qu’on pense qu’elle ne s’y intéresse pas. Je pense que si l’on présente les STIM avec les qualités dont devrait faire preuve tout bon professeur – l’intelligence, la patience, la bienveillance, l’attention, l’équité et la justice –, tous les enfants peuvent y exceller.

Qu’on soit garçon ou fille, je pense qu’il faut commencer dès l’enfance. Si les enfants ne sont pas inspirés par leurs jouets ou par l’influence positive de proches, il faut les intéresser au domaine des STIM grâce à un système d’éducation juste et équitable. Il y a aussi beaucoup de projets parascolaires qui peuvent y contribuer. L’un d’eux, auquel je contribue, est un concours de conception ouvert aux filles de 11 à 14 ans (le Women in Engineering and Science (WIES) Design Competition) qui se déroule sur deux fins de semaine en été. L’année dernière, nous avons montré aux enfants comment concevoir, construire et commercialiser des applications mobiles sur les blessures sportives courantes. Cette année, nous espérons inclure la conception mécanique et l’impression en 3D. L’an dernier, les solutions proposées par les enfants étaient comparables à celles de professionnels. Nous cherchons des commanditaires, des bénévoles et des participants pour le concours de juillet prochain; c’est une occasion extraordinaire pour les éducateurs et les commanditaires de s’impliquer et de faire une différence sur le terrain.

Comme société, nous avons tendance à n’apprécier que les personnes que nous connaissons ou qui nous ressemblent; tant que nous ne dépasserons pas cela, je crois qu’il faut proposer aux filles de couleur des modèles de femmes de couleur dans le domaine des STIM pour qu’elles sachent que c’est possible pour elles aussi. Des entrevues comme celle‑ci, de même que la récente émission HERstory In Black à CBC et le projet How She Hustles y contribuent certainement. J’aimerais donc remercier Adecco de m’avoir choisie.

Concrètement, que peuvent faire les éducateurs, les législateurs et les employeurs rendre le génie plus accueillant pour les femmes?

Les éducateurs peuvent s’assurer que tous les enfants sont également exposés aux STIM et les orienter vers les ressources qui correspondent à leurs intérêts.

Les législateurs peuvent s’efforcer d’éliminer la sélection et le classement dans les écoles pour que tous les enfants (peu importe leur race ou leur genre) aient le même accès à l’information et continuent à être stimulés par les autres, qu’ils soient plus ou moins avancés qu’eux.

Les employeurs peuvent offrir des occasions intéressantes aux femmes et aux minorités et créer des programmes de mentorat encadrés afin de les aider à progresser.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes de couleur qui envisagent une carrière en génie?

« N’abandonnez jamais, et vous y arriverez. »

Foncez! Assurez-vous d’avoir de bonnes notes et si vous avez besoin d’aide, cherchez-la jusqu’à ce que vous la trouviez. Ceux qui déploient les efforts nécessaires finissent toujours par trouver les bonnes personnes, et vous devez être prêtes à ce que les « bonnes personnes » n’aient rien en commun avec vous, à part votre amour du génie. Si vous le pouvez, approfondissez vos apprentissages en participant à des projets du domaine des STIM après l’école. Éloignez-vous des gens qui tentent de vous décourager; si c’est impossible, ignorez-les, même si ce sont des membres de votre famille ou des amis « bien intentionnés ». N’abandonnez jamais, et vous y arriverez.

 

 

 

Le Canada au 13e rang selon l’Index mondial de la compétitivité pour les talents 2017

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Le Groupe Adecco s’est à nouveau associé avec INSEAD et le Human Capital Leadership Institute (HCLI) pour produire l’Index de compétitivité mondial pour les talents (GTCI), un classement annuel de 118 pays qui mesure leur capacité à attirer, développer et retenir les talents.

Lancé en 2013, le GTCI fournit aux gouvernements, aux entreprises et aux travailleurs à travers le monde des outils pour se préparer pour l’avenir du travail. Les données et les analyses approfondies qu’il contient visent à aider les pays à remédier à l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences et à assurer leur compétitivité sur les marchés mondiaux.

Pourquoi les talents sont-ils si importants?

Les talents sont devenus la « devise » du marché du travail mondial et il importe que les décideurs du monde des affaires, de la scène politique et du milieu universitaire en saisissent tous les enjeux.

Les talents font de plus en plus l’objet de débats intenses qui ne se limitent pas simplement à la pénurie de compétences. La compétitivité des talents est au centre de questions sociétales importantes comme le chômage, l’immigration, l’éducation et la croissance économique, que ce soit dans le contexte de relancer la prospérité d’après-crise, de créer des emplois pour les jeunes, de maintenir l’élan d’économies à forte croissance ou encore, de sortir des nations entières de la pauvreté.

Les travailleurs doivent reconnaître les compétences dont ils auront besoin à l’avenir, les gouvernements doivent comprendre comment assurer le droit au travail de leurs citoyens et les pays doivent rester concurrentiels dans l’économie mondiale.

Quelles sont les tendances observées à l’échelle mondiale?

L’étude menée en 2017 porte sur l’influence de la technologie sur la compétitivité en matière de talents et la nature du travail, s’attardant à la fois sur les défis, les opportunités et les écarts par rapport aux méthodes de travail traditionnelles.

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Les tendances suivantes ont été observées :

La technologie change la nature du travail. Nous évoluons d’un environnement dans lequel le travail était basé sur l’emploi (salaires) à un cadre dans lequel près de 30 % de la population européenne et américaine est composée de travailleurs autonomes. Sous l’effet de facteurs économiques, technologiques et sociologiques, la nouvelle génération envisage une vie professionnelle incluant plusieurs carrières et valorise la flexibilité et l’autonomie. Les organisations au sein de la nouvelle économie doivent gérer autrement les talents, avec une attention plus particulière portée sur la capacité des individus à s’aider.

Il faut penser au-delà de l’automatisation. La technologie et l’économie collaborative changent la nature du travail. De nombreux postes, qualifiés et non qualifiés, seront remplacés par des robots et des algorithmes alimentés par les mégadonnées. D’ailleurs, selon de nombreuses études, le Canada serait à l’avant-garde de l’utilisation des robots dans de nombreuses industries. Cependant, il faudra penser au-delà de la digitalisation et prendre conscience de la profonde transformation en cours dans nos sociétés : changements dans l’organisation (connectivité et travail collaboratif, défiance envers les autorités et gestion axée sur les résultats plutôt que les contributions), au niveau des carrières (plusieurs carrières dans une vie), ainsi que dans les systèmes éducatifs et d’emploi.

« Bonne nouvelle, donc : la technologie pourra supprimer des postes, mais elle ne supprimera pas le travail. Nous assisterons par contre à un déplacement des activités sectorielles. Alors que le monde développé est passé de l’agriculture à la production, et de plus en plus aux services, le nombre global de postes a toujours progressé. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Compétences techniques et compétences sociales/gestion de projets : voici le nouveau profil des talents. Les compétences numériques et les savoir-faire techniques devront être complétés par des compétences sociales et de gestion de projets afin de répondre aux besoins d’une nouvelle économie très connectée, dans laquelle l’innovation est de plus en plus issue de la collaboration et de la co-création. 

« Même un groupe technologique innovant comme Google explique que sur les cinq compétences requises pour tous les employés, l’expertise arrive en dernier lieu. La capacité d’apprentissage, le leadership, l’humilité et la responsabilité sont en effet plus importants. »

Alain Dehaze — PDG, Groupe Adecco

Quels pays arrivent en tête? Les politiques de formation et d’emploi doivent intégrer les changements transformationnels de la quatrième révolution industrielle. Les machines sont en train de prendre en charge les tâches routinières, mais aussi les emplois professionnels pour lesquels nous forment les modèles éducatifs traditionnels. Les systèmes d’éducation doivent développer le sens de la vocation personnelle et de la flexibilité ou de la capacité à apprendre. De plus, les politiques en matière d’emploi doivent favoriser la mobilité, la formation continue, l’entreprenariat et l’adaptation aux besoins du marché – car ces besoins changeront de manière continue à l’avenir.

Les stratégies nationales commencent à refléter ces changements, mais trop lentement. Certains pays mettent en danger leur population en regardant vers l’arrière plutôt que de se projeter en avant pour ce qui est de la réorganisation des talents induite par les technologies.

La réussite du changement a plus de chance d’intervenir dans un cadre disposant d’écosystèmes forts. Quant à l’impact de la digitalisation et de l’automatisation sur la société, il est nécessaire de disposer d’une connectivité et d’une collaboration rapprochée entre les parties prenantes comme les gouvernements, les entreprises et les institutions éducatives. Ces écosystèmes collaboratifs devraient davantage voir le jour dans les villes et les régions ou des petits pays affichant un héritage conjoint que dans de grands pays.

Les villes et les régions montrent le chemin. Les villes et les régions qui combinent qualité de vie élevée et bonnes perspectives de carrière sont de plus en plus actives en termes de développement de stratégies propres visant à attirer, développer et fidéliser les talents. À l’avenir, certaines des meilleures pratiques et des approches les plus innovantes en matière de compétitivité des talents viendront donc des villes. Le développement des réseaux d’informations mondiaux permet à tous les types de talents de se transporter dans des villes intéressantes.

Quels pays arrivent en tête?

La Suisse, Singapour et le Royaume-Uni occupent les trois premiers rangs. Soulignons que quatre pays nordiques font partie du top 10.

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Ces pays se démarquent car :

  • leur système d’éducation fournit aux diplômés des compétences techniques, d’apprentissage et de collaboration;
  • leurs politiques d’emploi combinent flexibilité et protection sociale;
  • leurs gouvernements, leurs entreprises et leurs établissements de formation se parlent entre eux;
  • ils affichent un haut niveau de compétences technologiques.

 

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Parmi les pays en tête du classement, neuf sont particulièrement bien positionnés en termes de maturité technologique : la Suisse, Singapour, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Émirats arabes unis et le Canada (plus de détails sur le Canada plus loin).

Le rapport propose cette année un nouvel indice complémentaire : l’Index de la compétitivité des villes (GCTCI), qui analyse les facteurs d’attractivité d’un échantillon de 45 métropoles. Il est intéressant de noter qu’en raison du haut degré de connectivité, de la qualité de vie et des possibilités de carrière internationale qu’on y retrouve, les villes ont souvent une plus forte capacité d’attraction et de rétention que les pays.

Copenhague (Danemark), Zurich (Suisse), Helsinki (Finlande), San Francisco (États-Unis) et Göteborg (Suède) arrivent en tête.

Ces villes se positionnent avantageusement parce qu’elles :

  • sont pourvues d’infrastructures physiques et de réseaux d’informations hautement développés;
  • investissent dans des pôles de savoir;
  • attirent les entreprises internationales.

Comment les pays et les villes sont-ils évalués?

Le classement combine une évaluation de ce que les pays produisent et acquièrent comme talents, et du type de compétences disponibles en retour. Plus précisément, il repose sur les six piliers suivants :

  • Les compétences professionnelles et techniques : Compétences disposant d’une base technique ou professionnelle qui augmentent l’employabilité et la productivité des employés. L’employabilité est mesurée par des indicateurs de l’adéquation des systèmes de formation, du décalage au niveau des compétences et de déséquilibres du marché du travail.
  • Les compétences générales : Les travailleurs occupant des postes de leadership, des fonctions managériales qui exigent une certaine créativité et capacité à résoudre des problèmes. Leur impact économique est évalué par des indicateurs d’innovation, d’entrepreneuriat, et le développement d’industries de valeur.
  • L’attraction des talents : La capacité d’attirer des talents – entreprises et personnes – venant de l’étranger et la suppression de barrières pour intégrer un bassin de talents comme les personnes issues de milieux défavorisés, les femmes ou les personnes d’un certain âge.
  • Le renforcement des talents : Accès à des possibilités d’éducation, d’apprentissage, de formation continue et d’expérience de travail.
  • La rétention des talents : Mesurée par la qualité de vie.
  • Le développement des talents : Mesure dans laquelle l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique facilitent ou freinent l’attraction et la croissance.

La moyenne des scores obtenus pour chacun des piliers permet de chiffrer la capacité d’un pays d’attirer, de développer et de retenir le capital humain qui contribue à sa productivité et à sa prospérité.

Comment se classe le Canada?

En 2017, le Canada s’est classé 13e parmi 118 pays, un rang plus haut que l’année dernière.

Le Canada fait relativement bonne figure sur le plan de l’attraction et du développement des talents. Ses plus grands défis se situent au niveau de la rétention des talents et des compétences professionnelles et techniques de sa main-d’œuvre.

Le Canada obtient de bonnes notes pour l’environnement réglementaire, le marché et le contexte économique. Pour ce qui est de son attractivité pour les entreprises et les individus, il affiche un bon équilibre entre ouverture externe (immigration, étudiants internationaux et afflux des cerveaux) et interne (tolérance, mobilité sociale, opportunités pour les femmes et écart salarial entre hommes et femmes). Les occasions de formation continue et de développement professionnel sont abondantes, mais des améliorations pourraient être apportées au système d’éducation.

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  • Population : 35,85millions
  • PIB : 1 551 milliards US $
  • PIB par habitant : 44 310,12 US $ (19e sur 118 pays)
  • Niveau de revenu : élevé
  • Classement GTCI 2017 : 13e (sur 118 pays)

Comparaison aux autres pays

Le Canada fait partie des pays à hauts revenus et se positionne favorablement par rapport à la plupart des régions. Il se classe notamment devant 74 pour cent des pays provenant de groupes à hauts revenus.

Ses principaux concurrents sont les autres membres du G7 (Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et États-Unis), et deux autres membres du Commonwealth (Australie et Nouvelle-Zélande).

D’après la taille de la population et le PIB par habitant, ses plus proches concurrents seraient l’Australie et l’Allemagne. Le Canada se classe derrière l’Australie mais devant l’Allemagne. Par contre, il est surclassé par le Royaume-Uni, malgré un PIB par habitant beaucoup plus faible.

À noter, le Canada se classe également derrière les États-Unis, le seul autre membre de son groupe régional. Si le Canada a un plus grand pouvoir d’attraction sur les talents, particulièrement en raison de sa haute tolérance aux immigrants et aux minorités, les États-Unis arrivent à mieux les retenir et ont été capables de créer un bassin plus fort de compétences générales.

Performance sur les différents piliers

Le Canada se classe très près de la moyenne de son groupe régional (Amérique du Nord) et au-dessus de la moyenne des pays à hauts revenus.

Comparativement aux autres pays à hauts revenus, le Canada se classe au-dessus de la moyenne pour chaque pilier, sauf la rétention des talents et les compétences professionnelles et techniques. À ce chapitre, les expériences de l’Allemagne et des petits pays européens comme la Suisse et la Finlande ont de précieuses leçons à offrir.

La maturité technologique

La maturité technologique des pays, c’est-à-dire leur niveau de préparation à réagir à la technologie et à en profiter, dépend largement de la faculté des sociétés et de leurs institutions (y compris les politiques d’éducation et d’emploi) de s’adapter aux réalités et aux besoins émergents du 21e siècle. Par exemple :

  • le travail virtuel (ex. : à distance, télétravail)
  • l’utilisation des réseaux sociaux
  • l’innovation personnelle (ou la génération d’idées par les individus)
  • la collaboration intraentreprise
  • la collaboration interentreprises
  • l’esprit en­trepreneurial
  • la délégation d’autorité

Dans l’ensemble, le Canada est bien positionné dans tous les aspects de la maturité technologique. Il pourrait toutefois améliorer davantage ses compétences technologiques en favorisant la collaboration entre entreprises.

Un regard sur l’avenir

Le GTCI recommande les directives suivantes – et pas seulement pour le Canada : pour tous les pays, villes, entreprises et salariés qui souhaitent se préparer pour l’avenir du travail.

Les pays

  • Faire une plus grande place à l’apprentissage et à l’expérience dans leur système d’éducation
  • Multiplier les programmes d’apprentissage et de stage
  • Promouvoir la flexibilité du marché du travail, des solutions durables et des mesures raisonnables de protection sociale grâce à des partenariats public-privé

Les entreprises

  • Offrir des opportunités de stages aux jeunes
  • Investir dans le développement des compétences de la main-d’œuvre
  • Promouvoir la collaboration plutôt que la hiérarchie et l’autorité
  • Maximiser la mobilité et la flexibilité organisationnelle

Les salariés

  • Anticiper et s’engager dans un apprentissage – surtout en ce qui a trait aux compétences numériques – tout au long de leur vie pour rester employables sur le marché du travail
  • Évoluer vers un statut plus polyvalent combinant différents métiers durant leur évolution professionnelle
  • Développer des compétences de collaboration et de réseautage

recommandations

À lire

Comme les dernières années, le lancement de GTCI 2017 a eu lieu à Davos, en Suisse, en marge du Forum économique mondial.

Le rapport contient notamment un chapitre rédigé par le PDG du Groupe Adecco, Alain Dehaze : The Skills Imperative: Shaping the Future of Work through Talent and Technology.

Pour en savoir plus ou pour télécharger le rapport : www.GTCI2017.com

 

 

Les marathons de programmation (hackathons) : un raccourci novateur et en vogue pour le recrutement en TI

01-17-2017_hackathon

laura-tarrant_headshot_finalLaura Tarrant est directrice de compte à Roevin Technology la division spécialisée en TI dAdecco et l’équivalent d’Adecco d’Ingénierie et Technologies à l’extérieur du Québec. Comme elle sest grandement concentrée sur le recrutement et laccompagnement en gestion et en transition de carrière en TI, elle est devenue une réelle experte dans le domaine. Quelque 2 400 abonnés du secteur technologique lisent ses blogues mensuels sur les TI. Pour elle, les candidats recèlent bien plus quun simple ensemble de compétences. Ses stratégies novatrices et mobilisatrices de recrutement réduisent les inefficacités qui jalonnent le processus de recrutement et lui permettent de présenter des candidats exceptionnels à ses clients en TI. Ci-dessous, Laura sadresse aux lecteurs du blogue Adecco Lēad en leur dressant les tendances en matière de recrutement de pointe en TI.

Pour les aider à se propulser au sommet et rester à la fine pointe, nombre d’entreprises innovantes — et tout spécialement celles du secteur technologique — engagent des penseurs dotés d’une vision globale. Malheureusement, plusieurs éprouvent de la difficulté à trouver du personnel technique. Pour dénicher des employés qui sortent des sentiers battus, les employeurs doivent adopter des tactiques de recrutement qui sortent également des sentiers battus. À cette fin, le marathon de programmation s’est montré tout particulièrement efficace et populaire au cours des dernières années!

Qu’est-ce qu’un marathon de programmation?

Soyez sans crainte! Nés à Silicon Valley, les marathons de programmation durent habituellement deux jours (parfois une semaine) et servent à regrouper des personnes aux vues similaires pour régler des problèmes conceptuels ou organisationnels, parfaire les connaissances des participants ou inventer des technologies vraiment intéressantes. Ils sont fréquemment organisés par des groupes de réflexion, des entreprises de technologie, des incubateurs d’entreprises, des organismes non gouvernementaux et des grandes sociétés. Y participent de jeunes et brillants développeurs, concepteurs et architectes de systèmes dont le travail est évalué par des vétérans. Des recruteurs et des employeurs avisés mettent à profit ces événements pour réseauter tant avec les jeunes que les vétérans.

Quelle utilité présentent ces marathons au chapitre du recrutement?

Ils constituent une stratégie de recrutement abordable permettant de faire passer une entrevue instantanée à toute une variété de candidats doués du domaine technique, de voir ceux-ci mettre leur savoir-être et leurs aptitudes en résolution de problèmes en pratique, et de se faire une idée du rendement qu’ils offriront au travail. En fait, plusieurs participants s’y présentent dans le but express d’impressionner les recruteurs ou les employeurs qui assistent à l’événement. Il est fréquent qu’un emploi ou un stage soit le « prix » à gagner lors du marathon!

Outre les occasions de réseautage et de recrutement qu’ils offrent, les marathons de programmation peuvent être tenus au sein même des entreprises pour intégrer un peu de plaisir, de créativité et de concurrence à des processus en milieu de travail qui peuvent s’avérer autrement peu stimulants.

Se trouvent ci-dessous un aperçu des types de marathons qui gagnent en popularité, des astuces pour les candidats qui souhaitent y participer et des conseils pour les employeurs et les recruteurs qui veulent en commanditer ou en organiser un.

Marathons de programmation virtuels

Les marathons de programmation se déroulent en ligne et visent souvent à recruter des candidats à l’échelle internationale. Lors de ces marathons, on demande aux participants d’étudier des concepts de programmation bien précis ou encore de résoudre un problème de programmation — en parallèle, ils s’affrontent pour rafler le titre de « champion » et une place au tableau de classement.

Optique de recrutement : Les entreprises ont ainsi l’occasion de voir comment les concepteurs, les scientifiques, les étudiants, les entrepreneurs et les éducateurs du monde entier abordent la résolution de problèmes et s’affrontent. Si votre équipe est petite et qu’elle dispose d’un budget et d’une capacité limités relativement à la publicité et à la promotion de sa marque à l’étranger, ce processus de recrutement lui est fortement recommandé.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la façon de participer et d’organiser un marathon de programmation virtuel, allez au http://bit.ly/2iAZtqz   (site en anglais).

Marathons de programmation interactifs

Les marathons de programmation interactifs sont tenus à des endroits prédéfinis et commencent par l’énoncé des règles et du thème de l’événement. Les personnes présentes ont ensuite l’occasion d’expliquer aux participants leur projet et l’obstacle qu’elles cherchent à surmonter. Lors de cette guerre des cerveaux, de jeunes débutants se joignent à des experts pour former des équipes en fonction de leurs intérêts personnels et de leurs compétences afin de résoudre les problèmes et de proposer des solutions. La séance de clôture collaborative de tels marathons permet à chaque équipe d’exposer et d’expliquer leurs résultats et leur conclusion.

Optique de recrutement : Soyons honnêtes! Les entrevues classiques avec des développeurs ne révèlent pas toujours la capacité du candidat à bien s’intégrer à la culture de l’entreprise ni son niveau de rendement dans un milieu de travail réel. Grâce aux marathons interactifs, il est possible de découvrir ces deux aspects. En outre, cette tactique de recrutement est moins intimidante et favorise la tenue d’entrevues spontanées tout comme le réseautage entre les employeurs et le talent de demain.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la tenue d’un marathon de programmation interactif, allez au https://hackathon.guide/ (site en anglais).

Marathons de programmation internes

Comme il en a déjà été fait mention, le recrutement externe ne représente pas l’unique but des marathons de programmation. Ils peuvent constituer un moyen intéressant pour vos employés d’unir leurs forces afin de régler un problème de l’entreprise, de surmonter une difficulté de conception ou d’éliminer les contrariétés éprouvées par vos clients. Votre personnel peut également les utiliser pour démontrer ses aptitudes et ses compétences en gestion ou encore essayer de s’acquitter des tâches d’un autre poste convoité. Il n’est donc pas étonnant que les marathons de programmation internes arrivent à se tailler une place au sein des grandes entreprises, comme Manuvie et Deloitte, et de nombreuses autres.

Si vous songez à organiser votre propre marathon de programmation interne, commencez par déterminer ensemble quel sera le projet, puis former de petites équipes de deux à cinq employés. Présentez le défi et observez les ondes créatives se propager. Ne succombez pas à la tentation d’orienter votre équipe sur la façon de procéder pendant le marathon. Bien que la tentation soit forte, vous augmenterez davantage la participation à de tels événements en laissant votre équipe gérer chaque aspect de son processus menant à la solution. L’utilisation de marathons internes favorise la création d’un milieu de travail axé sur l’innovation et incite les employés à travailler de manière créative, sans feuille de route prédéterminée.

Optique de ressources humaines : Ne sous-estimez jamais votre capacité à faire ressortir le talent caché de vos employés. Le marathon de programmation est un outil pour mettre à l’essai de nouvelles façons de penser. Il suscite l’innovation, la confiance, l’engagement des employés et la communication, en plus d’encourager l’interaction et la collaboration pour l’atteinte d’un but commun. Quand une solution est élaborée en équipe, les probabilités qu’elle soit adoptée augmentent.

Conseil : Pour des instructions détaillées sur la tenue de votre premier marathon de programmation interne, allez au https://stormpath.com/blog/running-your-first-internal-hackathon (site en anglais), http://bit.ly/2k4678R (en français).

Dans cette « guerre des talents » qui sévit actuellement — où les employés changent fréquemment d’emploi, la rivalité s’exerce à l’échelle mondiale, les salaires sont concurrentiels et les occasions abondent — les travailleurs avisés, ingénieux et doués en informatique sont très recherchés et difficiles à recruter. Les entreprises veulent séduire l’élite, mais misent rarement sur des processus d’embauche novateurs pour se démarquer des autres employeurs potentiels. Les marathons de programmation peuvent s’avérer un excellent moyen d’acquérir les techniciens en TI visionnaires recherchés.

Obtenez dautres astuces de recrutement en TI (en anglais uniquement) en suivant Laura sur Twitter (Recruiter_4_You) et LinkedIn.