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Articles de la catégorie ‘Témoignages’

Ce que les milléniaux veulent? Des entreprises plus socialement responsables!

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017.

Les milléniaux ont parfois mauvaise réputation : on dit qu’ils sont narcissiques et égoïstes, et qu’ils pensent que tout leur est dû. Mais est-ce la vérité? Je ne crois pas…

Par exemple, pour les membres de cette génération, le travail est bien plus qu’un moyen de gagner de l’argent. Ils ont un réel désir de redonner aux communautés d’ici et d’ailleurs. Ainsi, le fait que leur travail ait un sens et qu’ils puissent apporter une contribution positive compte plus que les profits ou le salaire. En fait, selon un récent sondage, 45 % des étudiants s’apprêtant à entrer sur le marché du travail seraient prêts à gagner un salaire moindre si cela signifie avoir un emploi qui a une incidence sociale ou environnementale[1]. Ils veulent travailler pour des entreprises où les bonnes valeurs et le sens éthique sont indissociables de leur modèle d’affaires.

Les entreprises comme Adecco sont bien au fait de cette tendance. Elles savent que pour attirer et retenir ce bassin de talents, la promesse de changer les choses doit faire partie de leur proposition de valeur.

Mais il ne suffit pas de claironner ses valeurs et son sens éthique : il faut des gestes concrets. Les milléniaux sont prêts à retrousser leurs manches et à mettre la main à la pâte pour améliorer les communautés qui leur sont chères. Les entreprises doivent donc leur permettre de participer à fond aux changements qu’ils veulent apporter, par exemple en leur offrant diverses occasions de faire du bénévolat.

Les principales valeurs d’Adecco – la passion, l’esprit d’entreprise, l’esprit d’équipe, la responsabilité et le souci du client – sont au cœur de toutes nos activités. Je l’ai constaté dès mes débuts comme PDG pour un mois d’Adecco Canada et je peux témoigner de leur pertinence dans ce que nous faisons. Nous véhiculons également ces valeurs grâce à notre programme mondial d’engagement des employés, Win4Youth. On y encourage les participants à accumuler les kilomètres (à vélo, à la nage ou à la course), qui sont ensuite convertis en dons qui aideront des jeunes défavorisés à se trouver un emploi.

Le 22 juin 2017, Adecco Canada a tenu sa Journée de la solidarité, un événement annuel consacré à Win4Youth. Notre équipe a passé l’après-midi à courir dans Toronto lors d’une chasse au trésor où se mêlaient photos absurdes et défis amusants. Je suis peut-être la seule, mais je n’avais même pas réalisé que nous avions chacun parcouru environ 9 kilomètres. Multipliez cela par le nombre d’employés du bureau, et ça fait un joli don! Vous êtes curieux de savoir comment s’est déroulé la journée? Regardez cette courte vidéo que j’ai réalisée!

Vous croyez encore que les milléniaux sont égoïstes? Selon le Millenial Survey de Deloitte, 7 800 jeunes leaders de 29 pays croient que le monde des affaires se trompe, et près de 75 % d’entre eux estiment que les entreprises se soucient de leurs propres bénéfices et non de l’amélioration de la société[2].

Toujours du même avis?

 

[1] https://www.forbes.com/sites/jeannemeister/2012/06/07/the-future-of-work-corporate-social-responsiblity-attracts-top-talent/#39aca2c33f95

[2] https://www.fastcompany.com/3046989/what-millennial-employees-really-want

Ma première semaine en tant que PDG pour un mois

par Alana Couvrette

Si vous avez 30 secondes…

Pendant ma première semaine comme PDG pour un mois d’Adecco Canada :
1. j’ai visité les succursales d’Adecco à Montréal et à Laval;
2. j’ai réseauté avec des clients lors d’un petit matin Lead;
3. j’ai dû poser une bonne centaine de questions au président d’Adecco Canada;
4. j’ai tourné une vidéo « 24 heures dans ma vie »;
5. j’ai assisté à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil;
6. j’ai passé la moitié de mon dimanche dans un ascenseur (je suis claustrophobe… détails à venir).

Si vous avez cinq minutes…
Les étudiants comme moi sont habitués d’observer les grands patrons de loin. Disons-le franchement, les interactions avec la haute direction sont rares. Je me rappelle nettement m’être demandé, pendant mes stages précédents : « Mais qui travaille là-haut? Et qu’est-ce qu’ils font, au juste? » Ma curiosité a pris le dessus, et je me suis inscrite au concours PDG pour un mois.
Dès ma première journée, j’ai appris que Gilbert s’était donné un objectif ambitieux : visiter toutes les succursales canadiennes d’Adecco. Évidemment, je devais emboîter le pas. Je me suis donc rendue à celles de Laval et de Montréal, où j’ai rencontré le personnel, qui communique quotidiennement avec les employés. Ces rencontres furent enrichissantes; j’ai pu mieux comprendre ce qu’Adecco accomplit sur le terrain. La base de ses activités, bref. L’expérience fut complétée par un petit matin Lead au cours duquel j’ai pu réseauter avec certains clients et me familiariser avec le secteur des RH.

4.jpgAprès les visites de succursales, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil (un de nos plus gros clients). J’en suis sortie ébahie par ce que peut faire le corps humain… Moi qui suis incapable de me toucher les orteils, j’ai vu des gens se mettre les pieds derrière la tête! Il faut que je trouve le temps de faire de l’exercice malgré mon horaire de PDG.
Cela dit, j’ai quand même eu le temps de me fixer une caméra sur la tête pour tourner une vidéo « 24 heures dans ma vie ». Restez à l’affût pour voir le résultat!

Bien sûr, j’ai aussi passé beaucoup de temps avec Gilbert Boileau. Aussitôt que j’ai mis le pied dans son bureau, il m’a fait travailler sur un projet. J’ai tout de suite su que le prochain mois allait être génial.
J’ai assisté à des appels et à des réunions, en plus de voyager avec Gilbert. Mais ce que j’ai préféré, c’était les moments entre ces appels et ces réunions. Comme je suis formée en administration publique et en sciences politiques et que je ne connais pas tout le jargon des affaires, Gilbert a gentiment pris le temps de m’expliquer certains termes. Nous avons également eu des discussions animées (oserais-je dire des débats?) sur l’industrie, le marché de l’emploi, et même la politique.

Vous ne le savez peut-être pas, mais comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je suis dans la course pour devenir PDG mondial pour un mois du Groupe Adecco. Vers le milieu de la semaine, on a annoncé le premier défi qui attendait les 48 candidats : un « elevator pitch »… dans un ascenseur. Vous ai-je dit que je suis claustrophobe et que j’ai peur des ascenseurs?

Je n’ai pratiquement pas vu la semaine passer, mais j’ai quand même veillé à immortaliser quelques moments (voir les photos ci-dessous). Je suis fin prête pour la deuxième semaine!


Si vous avez plus de cinq minutes….
Suivez-moi au quotidien sur Twitter (@alana_couvrette) et sur Instagram (@alana.couvrette). Utilisez le hashtag #AlanaC1M.
Votez pour la personne qui, selon vous, mérite de participer au camp d’entrainement mondial. Mais avant, allez voir mon « elevator pitch ». À vous de juger!

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

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Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Les femmes en génie : entrevue avec Réjeanney Aimey, ing. MBA

Depuis 1992, Ingénieurs Canada célèbre chaque année l’excellence en ingénierie en faisant du mois de mars le Mois national du génie. Le thème de cette année, « Une place pour toi », porte sur l’inclusion, la diversité et les possibilités dans le monde du génie. En cette Journée internationale des femmes, l’occasion est idéale pour présenter des ingénieures inspirantes et pour montrer aux techniciennes et aux  scientifiques en herbe à quel point une carrière en génie peut être gratifiante. Voici l’entrevue menée par Adecco avec Réjeanne Aimey, ing., MBA, une ingénieure inspirante et expérimentée de Toronto. Elle nous parle de son expérience dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), non seulement comme femme, mais aussi comme personne de couleur dans ce domaine hautement compétitif et autrefois très exclusif.

 RejeanneAimeyNée au Canada, Réjeanne a vécu à Trinité-et-Tobago de l’âge de 3 ans jusqu’à la fin du secondaire. Initiée à la musique dès l’âge de 6 ans, elle a obtenu la plus haute certification en théorie musicale et en piano décernée par le Trinity College of Music de Londres. Au secondaire, elle a fréquenté une prestigieuse école pour filles, Bishop Anstey, qui ne recrute que les meilleures élèves. À son retour au Canada, elle s’est inscrite à l’Université Western Ontario de London, où elle a obtenu un baccalauréat en génie mécanique. Réjeanne a ensuite travaillé dans divers domaines : recherche et développement, génie structural, bruits et vibrations, analyse de longévité à l’aide de la méthode des éléments finis, amélioration continue sans gaspillage, génie des réacteurs nucléaires, entretien d’équipements industriels lourds, mise en œuvre de logiciels et consultation en recherche scientifique et développement expérimental. Elle est membre de l’Ordre des ingénieurs de l’Ontario et de la Ontario Society of Professional Engineers. Tout en travaillant, elle a fait une maîtrise en administration des affaires à l’Université de Phoenix. Réjeanne veut raconter son histoire afin d’encourager les autres à se dépasser, de favoriser l’apprentissage des STIM chez les jeunes et de promouvoir la profession d’ingénieur en Ontario.

Qu’est-ce qui vous a attirée vers les STIM?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été curieuse. Je me rappelle que très jeune déjà, je voulais savoir comment mes jouets fonctionnaient et surtout, comment ils bougeaient. J’ai rapidement réalisé que les jouets de mon frère étaient beaucoup plus intéressants que ceux qu’on me donnait à moi. Même aujourd’hui, les jouets pour garçons sont conçus de façon à se mouvoir seuls, contrairement aux jouets destinés aux filles; celles-ci doivent faire appel à leur imagination pour les faire bouger! J’ai joué avec les deux types de jouets, mais ceux qui étaient conçus pour les garçons stimulaient immédiatement ma curiosité et m’ont davantage aidée à développer mon intelligence.

Par ailleurs, il se passait toujours près de chez moi quelque chose d’intéressant qui attirait mon attention : du mélange du ciment à la préparation d’un gâteau, en passant par le  jardinage ou la construction d’un bassin ou d’une niche, tout me stimulait.

Lorsque j’ai été exposée aux sciences pour la première fois, à l’école, j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Plus je faisais de sciences, plus mon intérêt grandissait, et je n’ai jamais regardé en arrière.

Petite, avez-vous toujours su que vous vouliez être ingénieure?

À dire vrai, j’ai toujours su que c’était une possibilité, mais j’ai hésité à l’adolescence parce que j’aimais beaucoup les arts. Je ne suis pas Monet, mais je rappelle avoir pensé que j’aimais autant les sciences que les arts et avoir envisagé l’architecture, qui représentait à mes yeux la combinaison parfaite des deux. Finalement, j’ai quand même choisi le génie, qui me semblait beaucoup plus stable, en me disant que je pourrais toujours développer mon côté artistique autrement.

Je dois ajouter que mon père est ingénieur civil et que ma famille élargie compte de nombreux ingénieurs dans tous les domaines. Pour beaucoup de monde, il semblait évident que je choisirais cette voie, mais mes parents ne m’y ont jamais obligée. Lorsque je leur ai annoncé ma décision, ils m’ont simplement appuyée avec joie.

Avez-vous été encouragée ou inspirée par un mentor ou un modèle du domaine des STIM?

« Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes.»

À l’école secondaire que j’ai fréquentée, on nous donnait le sentiment qu’il n’y avait pas de limites à ce que nous pouvions faire. Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes dans plusieurs autres domaines. Tout ce que je savais, c’est que j’aimais le mouvement et les sciences, que j’étais bonne à l’école et que je pouvais choisir ce que je voulais : j’ai choisi le génie.

Avez-vous subi des préjugés sexistes ou racistes lors de votre formation technique et dans votre profession?

Je répondrais « oui », mais c’était beaucoup plus du racisme que du sexisme. Ce qui me permet de l’affirmer, c’est que même si je suis née au Canada, j’ai été élevée dans un autre pays, constitué d’une mosaïque de races et de cultures. Mes proches occupaient des postes dans le domaine qu’ils avaient choisi, la plupart des dirigeants du pays me ressemblaient, j’étais entourée de personnes qui me ressemblaient aussi, et à l’école personne ne voyait ses ambitions brimées en raison de son statut socio-économique; je n’ai donc jamais douté de mes compétences et de mes objectifs. J’ai fréquenté l’une des meilleures écoles et étudié auprès de certaines des femmes les plus intelligentes et accomplies que je rencontrerai dans ma vie. Je sais donc ce qu’est un traitement égalitaire, et j’ai ressenti clairement la différence en revenant au Canada.

Comment avez-vous surmonté ces préjugés, psychologiquement et pratiquement?

« Étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.»

Je suis ambitieuse, résolue, dynamique et déterminée — des qualités que m’ont transmises ma famille, mes amis, mes enseignants et mes aînés. Cela m’a sûrement aidée à évoluer dans cet environnement. La plupart du temps, j’ignorais les insultes et j’étais reconnaissante des occasions qui se présentaient. Chaque fois que j’en ai eu besoin, une avenue s’est ouverte, et cela a compensé tous les commentaires racistes, sexistes ou injustes. Pour être honnête, je crois que certaines des personnes qui plaçaient ces obstacles sur ma route n’étaient pas conscientes du fait que leurs décisions étaient davantage basées sur leurs perceptions quant à ma race et à ma culture que sur mes compétences réelles.

Je suppose aussi qu’étant donné qu’étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.

Selon vous, comment peut-on mieux encourager les filles et les femmes — particulièrement les femmes de couleur — à choisir le génie?

D’abord, je pense qu’il faut continuer à exposer les enfants aux sciences et aux technologies. Dans le monde moderne, les STIM peuvent s’appliquer pratiquement à tous les domaines; il n’y a donc aucune excuse pour en exclure une partie de la population parce qu’on pense qu’elle ne s’y intéresse pas. Je pense que si l’on présente les STIM avec les qualités dont devrait faire preuve tout bon professeur – l’intelligence, la patience, la bienveillance, l’attention, l’équité et la justice –, tous les enfants peuvent y exceller.

Qu’on soit garçon ou fille, je pense qu’il faut commencer dès l’enfance. Si les enfants ne sont pas inspirés par leurs jouets ou par l’influence positive de proches, il faut les intéresser au domaine des STIM grâce à un système d’éducation juste et équitable. Il y a aussi beaucoup de projets parascolaires qui peuvent y contribuer. L’un d’eux, auquel je contribue, est un concours de conception ouvert aux filles de 11 à 14 ans (le Women in Engineering and Science (WIES) Design Competition) qui se déroule sur deux fins de semaine en été. L’année dernière, nous avons montré aux enfants comment concevoir, construire et commercialiser des applications mobiles sur les blessures sportives courantes. Cette année, nous espérons inclure la conception mécanique et l’impression en 3D. L’an dernier, les solutions proposées par les enfants étaient comparables à celles de professionnels. Nous cherchons des commanditaires, des bénévoles et des participants pour le concours de juillet prochain; c’est une occasion extraordinaire pour les éducateurs et les commanditaires de s’impliquer et de faire une différence sur le terrain.

Comme société, nous avons tendance à n’apprécier que les personnes que nous connaissons ou qui nous ressemblent; tant que nous ne dépasserons pas cela, je crois qu’il faut proposer aux filles de couleur des modèles de femmes de couleur dans le domaine des STIM pour qu’elles sachent que c’est possible pour elles aussi. Des entrevues comme celle‑ci, de même que la récente émission HERstory In Black à CBC et le projet How She Hustles y contribuent certainement. J’aimerais donc remercier Adecco de m’avoir choisie.

Concrètement, que peuvent faire les éducateurs, les législateurs et les employeurs rendre le génie plus accueillant pour les femmes?

Les éducateurs peuvent s’assurer que tous les enfants sont également exposés aux STIM et les orienter vers les ressources qui correspondent à leurs intérêts.

Les législateurs peuvent s’efforcer d’éliminer la sélection et le classement dans les écoles pour que tous les enfants (peu importe leur race ou leur genre) aient le même accès à l’information et continuent à être stimulés par les autres, qu’ils soient plus ou moins avancés qu’eux.

Les employeurs peuvent offrir des occasions intéressantes aux femmes et aux minorités et créer des programmes de mentorat encadrés afin de les aider à progresser.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes de couleur qui envisagent une carrière en génie?

« N’abandonnez jamais, et vous y arriverez. »

Foncez! Assurez-vous d’avoir de bonnes notes et si vous avez besoin d’aide, cherchez-la jusqu’à ce que vous la trouviez. Ceux qui déploient les efforts nécessaires finissent toujours par trouver les bonnes personnes, et vous devez être prêtes à ce que les « bonnes personnes » n’aient rien en commun avec vous, à part votre amour du génie. Si vous le pouvez, approfondissez vos apprentissages en participant à des projets du domaine des STIM après l’école. Éloignez-vous des gens qui tentent de vous décourager; si c’est impossible, ignorez-les, même si ce sont des membres de votre famille ou des amis « bien intentionnés ». N’abandonnez jamais, et vous y arriverez.

 

 

 

De nouvel immigrant à superstar : favoriser la diversité des talents est un avantage concurrentiel

Même si la Loi canadienne sur l’équité en matière d’emploi a été adoptée il y a 30 ans (en 1986) et que la diversité est certainement plus présente en milieu de travail[i], nous, les employeurs, avons encore beaucoup de chemin à parcourir.

Plusieurs études ont démontré que malgré le fait que « la moyenne des immigrants arrive au pays avec un meilleur bagage scolaire, en meilleure santé et en étant parvenue au même stade dans leurs carrières que les Canadiens de naissance… les données suggèrent… qu’ils réussissent moins bien que les vagues d’immigrants antérieures. »[ii] L’accès aux possibilités d’emploi, l’ascension sociale, les gains et les revenus ont été plus faibles chez les minorités visibles que non visibles au Canada.[iii]

Bien que les hommes et les femmes de minorités visibles possèdent un niveau d’éducation plus avancé (les personnes de minorités visibles sont plus nombreuses à détenir un diplôme universitaire que leurs homologues des minorités non visibles au Canada), ils sont moins nombreux à atteindre des niveaux de revenus supérieurs. Les revenus des minorités visibles ne correspondent tout simplement pas à leur formation scolaire.[iv]

Malgré notre évolution sur le plan du leadership féminin (actuellement, les femmes détiennent 19,5 % des sièges au sein des conseils d’administration[v]), d’autres groupes minoritaires restent toujours singulièrement sous-représentés dans les postes de direction au sein de sociétés canadiennes. Les minorités visibles détiennent seulement 4,6 % des sièges dans les conseils d’administration, les personnes handicapées seulement 2,7 % et les autochtones seulement 1,1 %.[vi]  Le secteur des entreprises est le plus grand responsable, car seulement 4 % de leurs postes de direction sont occupés par des personnes de minorités visibles.[vii] Alors que les entreprises mettent beaucoup d’emphase sur l’embauche de minorités visibles, il est évident qu’elles ne déploient pas suffisamment d’efforts pour les retenir. Cela engendre un taux de rotation du personnel plus élevé parmi les minorités visibles, qui constatent l’absence de possibilités d’avancement ou d’un sentiment d’appartenance.[viii]

Ces statistiques décevantes nuisent non seulement aux  milliers de professionnels hautement qualifiés issus des minorités, mais aussi à ces mêmes entreprises qui négligent de leur offrir des promotions. Dans les milieux de travail diversifiés, les employés sont plus satisfaits et leur taux d’absentéisme est moindre. Ils ont tendance à être plus innovateurs et moins portés sur la pensée de groupe.  Et ils peuvent interagir avec une clientèle plus diversifiée (un milieu de travail plus diversifié procure des avantages financiers tangibles).[ix]

Les entreprises canadiennes doivent mettre en place des programmes permettant d’acquérir et de mettre à profit les talents d’une force de travail réellement diversifiée et de reconnaître leur travail soutenu. La toute première étape consiste donc à attirer et à embaucher des talents diversifiés.

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Adecco ne dispose pas de toutes les solutions à ce problème systémique, mais nous avons un Comité de la diversité qui se consacre à la sensibilisation, à la mobilisation, à l’intervention, à la recherche, à l’information de la clientèle et qui vise la représentation d’une multiplicité de voix dans le processus décisionnel. Nous faisons aussi la promotion du pouvoir de la diversité en milieu de travail auprès de nos clients, dont certains comptent parmi les plus importants employeurs au Canada.

Mieux encore, nous pratiquons en entreprise ce que nous prêchons à nos clients. Pour nous, l’embauche et la promotion de talents diversifiés ne se résument pas à une « pratique exemplaire »; c’est notre pratique normale et notre engagement.

Sohail Dossani est aujourd’hui le directeur de deux divisions d’Adecco : la Gestion centrale des commandes et le Centre de recrutement corporatif. Il est parti de loin pour aboutir à un poste de direction dans un environnement de bureau. Arrivé au Canada en 2002, il a gravi les échelons en moins de dix ans, depuis un emploi dans un établissement de restauration rapide, à un poste de gestion de deux services importants jusqu’à devenir la personne-ressource de la plus importante agence de recrutement au monde. Nous vous racontons son histoire ci-dessous. Nous espérons qu’elle incitera les employeurs à reconnaître les avantages de se doter d’une force de travail diversifiée et talentueuse, de même qu’à offrir aux nouveaux immigrants de véritables occasions de réussite.


Espoir

Sohail a grandi au Pakistan, où il a décroché un diplôme en science informatique et un emploi chez IBM. Il a travaillé à Karachi, puis à Dubaï. Un jour, son patron lui a annoncé qu’il déménageait au Canada, incitant Sohail à réfléchir sa propre carrière et à son avenir. Il a donc décidé qu’il ferait, lui aussi, une demande d’immigration au Canada afin de profiter de meilleures opportunités. Comme son ancien patron avait réussi à obtenir un emploi dans le domaine des TI, Sohail avait bon espoir d’obtenir le même succès. En fait, cela ne l’inquiétait nullement.

Déception

Malheureusement, ses espoirs se sont évanouis peu après son arrivée à Toronto. Il a postulé nombre d’emplois dans les TI, sans succès. Son diplôme lui était peu utile en matière d’embauche. Et son manque d’expérience canadienne constituait un obstacle à l’obtention d’un emploi correspondant à ses qualifications (un cul-de-sac avec lequel de nombreux Néo-Canadiens doivent composer, mais qui a récemment été éliminé en Ontario et pourrait l’être au Québec, alors que les tribunaux d’autres provinces s’y sont opposés). Nouvellement arrivé au pays, Sohail ne connaissait pas les ressources d’aide à l’emploi à sa disposition et ne savait par où commencer. Il ne connaissait pas les processus de collaboration avec les divers organismes et groupes communautaires, ni lesquels d’entre eux étaient fiables.

« Les ressources électroniques étaient nombreuses, mais rares étaient les personnes avec qui discuter pour obtenir de l’information », se rappelle Sohail.

Pour tenter de trouver du travail, il a décidé de cogner aux portes des entreprises. « Ce fut très difficile », raconte-t-il.

Il a fini par décrocher un emploi dans une usine où il devait étiqueter des bûches pour foyer. Malgré les nombreuses violations en matière de santé et sécurité qu’il constatait dans son milieu de travail, il a persévéré puisque c’était le seul emploi disponible à ce moment. Un choix malheureux qui s’impose à de nombreuses personnes dans de telles circonstances.

Promesse

Sohail a communiqué avec un établissement de restauration rapide populaire afin d’obtenir un poste à temps partiel qui lui permettrait de bonifier son revenu et d’acquérir de l’expérience. Le gérant l’a embauché sur-le-champ. Après tout, il avait devant lui un universitaire qui demandait un emploi au salaire minimum. En plus de son emploi à l’usine, Sohail dirigeait l’équipe de nuit au restaurant.

Avant de déménager au Canada, il ne s’était jamais imaginé occupant un emploi dans la restauration rapide. Mais la sécurité et la formation en gestion offertes par l’entreprise lui plaisaient. Ce poste l’a aussi aidé à prendre une décision importante : retourner à l’université pour obtenir une maîtrise. En peu de temps, il est devenu le gérant de nuit au restaurant et il a pu quitter son emploi à l’usine.

Opportunité

Alors qu’il étudiait le jour et travaillait au restaurant la nuit, Sohail habitait à proximité d’un important fabricant de produits électroniques dans le nord de la ville. Il voyait le va-et-vient quotidien des travailleurs. Il a décidé d’aller déposer son curriculum vitae et il a appris que l’entreprise retenait les services d’Adecco en matière d’embauche.

Voulant adopter une approche proactive, Sohail a communiqué avec un conseiller du programme des compétences professionnelles à la mosquée locale afin de trouver de nouvelles occasions d’emploi. Coup de chance, un recruteur d’Adecco collaborait avec les gens de la mosquée en matière de recrutement communautaire et de soutien à l’emploi. Lorsque le conseiller a appris l’intérêt de Sohail pour l’entreprise d’électronique, il l’a rapidement mis en contact avec nous. À ce moment, l’agence cherchait uniquement à pourvoir un poste de débutant en production. Un emploi pour lequel Sohail était surqualifié. Notre recruteuse lui a suggéré de garder son poste de supervision au restaurant, tandis qu’elle lui chercherait un poste mieux adapté à ses compétences.

Succès

Peu après, la même entreprise d’électronique avait ouvert un poste de testeur fonctionnel et de débogueur, ce qui correspondait davantage à l’expérience et aux qualifications de Sohail. Il a été embauché! Bien que le salaire ait été inférieur à celui de son emploi précédent, Sohail était content de travailler dans un domaine où il pourrait mettre à profit ses compétences et se rapprocher des TI, son principal domaine d’expertise. Il était persuadé de pouvoir évoluer!

Sohail a travaillé dans la production pendant deux ans, jusqu’à ce qu’Adecco ait besoin d’un nouveau gestionnaire sur place pour superviser notre personnel qui travaillait à l’usine. Sohail n’avait pas beaucoup d’expérience en ressources humaines, mais il était compétent et très respecté de ses collègues. Nous l’avons interviewé pour ce nouveau poste et nous étions convaincus de ses aptitudes : il disposait de l’expérience suffisante pour gérer le personnel sur place et il pouvait combler ses lacunes en ressources humaines par de la formation. Nous l’avons embauché en tant que superviseur sur les quarts de fin de semaine et de nuit. Cette entreprise représentait l’un des plus importants comptes d’Adecco. Le fait de lui confier cette responsabilité importante confirmait à la fois ses compétences et notre confiance en lui. Sohail a surpassé toutes les attentes : il est devenu un collègue à temps plein chez Adecco, en plus d’être rapidement promu à un poste de gestionnaire de partenariat. À ce titre, il collaborait avec quatre de nos plus importants clients partenaires dans l’ensemble de l’Ontario et avec de multiples équipes de prestation de service. L’aspect sans doute le plus gratifiant pour Sohail, c’est qu’il a été en mesure d’embaucher d’autres personnes méritantes à ce poste.

Leadership

Lorsqu’Adecco a eu à pourvoir un poste de directeur des opérations afin d’épauler la région du sud-ouest de l’Ontario, nous n’y avons pas réfléchi à deux fois. Sohail avait démontré sa détermination, sa motivation et ses capacités d’apprentissage rapide. Après plus d’un an en tant que directeur des opérations, une autre opportunité lui a été offerte : devenir le directeur du service de la gestion centralisée des commandes d’Adecco à London, en Ontario. L’équipe de la gestion centralisée des commandes fournit des services centralisés pour les comptes nationaux d’Adecco, plus particulièrement ceux dont les activités se déroulent dans plusieurs emplacements géographiques.

Sohail dirige l’équipe depuis plus d’un an et il a travaillé fort pour restructurer les responsabilités de l’équipe, les processus et la prestation du service à la clientèle. Ses projets ont non seulement simplifié le soutien de l’équipe dans l’ensemble de l’organisation, mais ils nous ont également permis d’atteindre et d’offrir un service à la clientèle exceptionnel aux comptes importants. Tout cela aurait été impossible sans un service de gestion centralisée des commandes bien dirigé.

Même si Sohail s’occupe de plusieurs comptes importants, il a toujours le temps de répondre aux questions provenant de l’un ou l’autre des 40 bureaux d’Adecco et il semble toujours à l’aise. Il aborde ses responsabilités croissantes et les défis professionnels avec optimisme, ténacité et avec le sourire, tout comme il le faisait à son arrivée au Canada.

Superstar

L’attitude et le bon caractère de Sohail ont incité ses collègues à soumettre sa candidature pour le prestigieux prix Superstar d’Adecco, qu’il a remporté à juste titre. Le prix est remis à onze collègues qui font preuve d’excellence relativement à nos valeurs fondamentales et il est assorti d’un voyage toutes dépenses payées pour deux.

Malgré tous ses succès, Sohail se montre humble quant à ses réalisations. « J’étais loin de m’attendre à cela dans un domaine hors de mes études principales ou de ma formation, dit-il. Cela ressemble vraiment au succès. Dans mon cheminement de carrière, j’ai l’impression que mon travail ardu a véritablement porté ses fruits. Ma famille est très fière. »

À ses débuts, Sohail a profité d’une occasion offerte par Adecco, puis en tirant parti des ressources de formation, comme l’application gratuite SkillBuilder offerte à tous les associés,  et en retournant aux études, il a mérité sa carrière florissante. Lorsqu’il s’est retrouvé dans des fonctions peu familières, il a suivi des cours axés sur les ressources humaines afin d’améliorer ses compétences et il a demandé des conseils et de l’aide à ses collègues quand il en avait besoin.

Aujourd’hui, Sohail prodigue les mêmes conseils aux nouveaux immigrants :

« Utilisez à votre avantage les ressources à valeur ajoutée à votre disposition. Améliorez vos compétences et vos connaissances de toutes les manières possibles. Soyez à l’affût des possibilités d’apprentissage et de perfectionnement. N’attendez pas qu’elles se présentent à vous. »


Sohail a bénéficié d’une opportunité offerte par un employeur qui ne se contentait pas seulement de « valoriser » la diversité. Nous considérons que l’embauche de talents doit être fondée sur le mérite et l’engagement, et non sur les références ou les stéréotypes. Lorsqu’une organisation élimine des candidatures en raison de préjugés, elle viole non seulement la loi, mais elle nuit à l’entreprise en étouffant les divers points de vue, en faisant obstacle à une culture diversifiée en milieu de travail et en restreignant les relations avec une multitude de groupes de clients et de talents potentiels. En prenant le temps nécessaire pour mieux connaître le candidat et pour évaluer ce qu’il peut faire, l’organisation profite d’avantages exponentiels.

Lorsqu’on demande à Sohail le secret de son succès dans un domaine où il n’avait jamais songé à travailler, il répond la même chose que de nombreuses autres personnes ayant réussi, qu’elles soient de nouvelles immigrantes ou hautement expérimentées : il faut aimer ce qu’on fait et les personnes avec qui on travaille. « Les collègues chez Adecco m’ont vraiment aidé à obtenir le soutien nécessaire et à maintenir ma motivation, car ils croyaient en moi. »

Sohail est un membre essentiel de la famille Adecco, et il nous serait difficile d’imaginer les choses autrement. Nous avons constaté son potentiel, et il a toujours travaillé de manière soutenue pour être à la hauteur de son talent. Nous encourageons et invitons tous nos clients et les employeurs canadiens à faire de même. Ne vous contentez pas de « valoriser » la diversité. En la mettant en pratique, l’ensemble de votre organisation en bénéficiera.

 

Comment un endroit où il fait bon travailler peut encore s’améliorer? Partie 2

shutterstock_291602933En début de semaine, nous avons annoncé qu’Adecco Canada faisait partie de la liste de Great Place to WorkMD de 2016.

 

gptw_Canada_Meilleurs lieuxdetravail_2016_rgbLes opinions exprimées par Sandra Hokansson, présidente et directrice nationale d’Adecco, représentent ce que nous ressentons tous par rapport à cette récompense respectée : « Lorsqu’une organisation prestigieuse telle que l’Institut Great Place to Work reconnaît ce que je vois tous les jours dans l’ensemble des bureaux et des succursales d’Adecco – le personnel qui se dévoue pour aider les clients et les gens à la recherche d’un emploi, le rire et la collaboration qui résonnent des bureaux, un milieu de travail rempli de gens qui font d’Adecco leur chez-soi depuis des années et un flux de bénévoles enthousiastes à l’égard de nos programmes sociaux – cela prouve vraiment que la culture d’Adecco travaille pour les gens qui aident autrui à trouver du travail. Nous sommes véritablement honorés d’être reconnus une fois de plus. »

Si nous sommes toujours sur un petit nuage et que nous continuons à célébrer, nous voulions également profiter de l’occasion pour engager une conversation sur la création de lieux de travail extraordinaires pour tous les Canadiens. Notre blogue précédent a relevé l’importance de la transparence, d’une bonne direction, de l’écoute, de la participation des employés à la prise de décision, de la formation, des possibilités d’avancement professionnel et du plaisir au travail comme facteurs clés pour faire en sorte que les milieux de travail représentent plus qu’un emploi. La liste se poursuit ci-dessous avec des thèmes que le personnel d’Adecco et l’Institut GPTW ont présentés comme étant essentiels à un lieu de travail exceptionnel :

 « Notre équipe est très spéciale et nous nous considérons comme une famille. Nous demeurons responsables parce que nous refusons de manquer à nos obligations envers notre équipe et cela fait toute la différence… »

Lorsqu’une organisation crée un milieu de travail de renommée mondiale pour ses employés, leur motivation et leur engagement s’accroissent. Et lorsque le personnel se donne corps et âme, les employeurs doivent reconnaître sa contribution au succès de l’organisation de la façon qu’il préfère. Adecco offre divers modes de reconnaissance et de compensation pour que chaque employé se sente apprécié de la façon qui lui convient. Les gestionnaires reçoivent une trousse d’outils de reconnaissance comprenant des cartes, des certificats et des coupons personnalisables qui leur permettent de montrer de manière spontanée leur appréciation à l’égard de leur équipe. Les directeurs et les membres d’équipe au meilleur rendement reçoivent une surprise comme un panier-cadeaux, un dîner pizza, un bouquet de ballons, un repas fait maison par un vice-président régional ou même une occasion de devenir patron pour la journée. Nous avons également des récompenses Keystone officielles qui reconnaissent les membres du personnel illustrant le mieux les valeurs de l’entreprise, ainsi que le concours Superstar qui comprend un luxueux voyage toutes dépenses payées pour le gagnant et un invité. Nous distribuons des Certificats de reconnaissance des années de service, étant donné que 35 % de notre personnel est avec nous depuis 5 ans ou plus. Nous remettons un bon nombre de ces récompenses. Lorsque nous remportons un prix pour l’ensemble de l’entreprise (comme faire partie de la liste de GPTW), chaque succursale reçoit une trousse de célébration remplie de banderoles, de collations et de guirlandes! On encourage également les collègues à se reconnaître entre eux au moyen de nominations et d’une section spéciale de notre site intranet pour faire part de succès et d’exploits à l’organisation entière. Nos initiatives de mise en commun ne s’arrêtent pas là – nous offrons de généreux bonus de recommandation lorsque des collègues nous réfèrent des candidats et contribuent à trouver les bonnes personnes pour rejoindre la famille Adecco, nous offrons un programme de participation aux bénéfices à tous les échelons de l’entreprise et utilisons des catégories salariales officielles pour une rémunération concurrentielle pour tous les employés (en fait, nous écrivons un guide à ce sujet).

« En tant que mère célibataire, j’apprécie l’équilibre travail/vie personnelle de cet emploi. »

Les téléphones intelligents, les ordinateurs portatifs et les réseaux virtuels sont omniprésents chez les professionnels; ainsi, le besoin d’un horaire travail-vie personnelle équilibré et de programmes de soutien est plus important que jamais. Adecco accepte les régimes de travail non traditionnels, les possibilités de travail à domicile et les congés flexibles pour ses employés. Le personnel reçoit également plus de jours de vacances que ce qui est exigé par la loi, et la durée des vacances s’accroît en fonction de l’ancienneté. Nous offrons des jours de congé de maladie et des absences payés, des prestations de maladie et d’aide sociale, une assurance-vie et invalidité et un programme de retraite correspondant pour alléger le fardeau du personnel. Les collègues ont également accès à un programme d’aide aux employés et à leur famille qui offre un accompagnement confidentiel pour les aider à surmonter divers défis personnels, familiaux et professionnels. De plus, nous organisons fréquemment des séminaires pour créer un meilleur équilibre et réduire le stress, nous offrons un programme de remboursement des frais de santé et de conditionnement physique, nous maintenons les abonnements à des centres de conditionnement physique à prix réduit et nous offrons des services d’aide au mode de vie comme des programmes d’amaigrissement et d’abandon du tabagisme. Le bonheur au travail commence par la santé.

« Cette entreprise accepte la diversité et y accorde de l’importance – ce qu’on ne trouve pas toujours dans les entreprises aussi grandes que celle-ci. »

Tous les employés et les clients devraient se sentir accueillis, inclus et comme faisant partie d’une équipe. Un élément essentiel des principes de direction d’Adecco est d’avoir « le cœur chaud », mais faire preuve de chaleur dans une grande organisation peut s’avérer exigeant. Afin d’accroître l’intégration, Adecco a commencé un programme de mentorat pour aider les nouveaux employés partout dans nos succursales et bureaux à recevoir des conseils de la part d’un vétéran de l’organisation à leur arrivée. De plus, Adecco contribue activement aux mesures d’adaptation pour les handicaps et à l’embauche d’un personnel diversifié et pluriculturel. Nous garantissons que tous les emplacements de nos succursales sont accessibles, que le contenu de notre site Web et nos applications logicielles respectent les meilleures normes en matière d’accessibilité, que nos mandats déterminent des possibilités de partenariat dans l’ensemble du pays pour appuyer la diversité interne et les efforts de recrutement de nos clients, et que nous collaborons avec divers organismes communautaires (lire davantage à ce sujet ci-dessous). Avoir une multitude de perspectives, d’idées et de possibilités au travail nous renforce tous.

« Adecco est une organisation qui encourage les initiatives socialement responsables tout en investissant dans son personnel. »

Qu’il s’agisse de redonner à la communauté, d’encourager la santé et le conditionnement physique ou de s’engager collectivement à l’atteinte d’un objectif, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises devient de plus en plus un critère pour les excellents lieux de travail, plus particulièrement pour la génération Y. Le mot « fierté » revient souvent chez les collègues d’Adecco et cela s’explique en grande partie par les initiatives sociales et environnementales de l’entreprise qui visent à redonner à la communauté. Notre programme Way to Work a été mis en œuvre pour contribuer à l’employabilité globale des jeunes au moyen de possibilités de stage et de mentorat. De plus, notre initiative à succès Win4Youth (site en anglais seulement) a non seulement permis d’accumuler plus de 2 M$ pour les enfants défavorisés partout dans le monde, elle a aussi encouragé les employés d’Adecco à mener un mode de vie plus actif.  Nos quarante succursales sont encouragées à soutenir les organismes communautaires de leur région, surtout ceux qui se concentrent sur l’amélioration de l’employabilité des groupes marginalisés tels que les organisations œuvrant auprès des jeunes, la communauté LGBT, les Premières Nations et d’autres groupes ethnoculturels, les immigrants nouvellement arrivés et les réfugiés. Notre but est de contribuer à la constitution d’une main-d’œuvre canadienne diversifiée et pluriculturelle grâce au mentorat, des présentations, des programmes de recrutement, et en offrant des expériences de travail pertinentes pour aider à lancer de nouvelles carrières. Nous nous engageons également à préserver l’environnement et avons commencé à mesurer notre empreinte de carbone il y a des années. Depuis, nous avons mis sur pied un plan d’action pour réduire notre impact sur l’environnement au moyen d’ententes de travail à domicile, d’éclairage à DEL, de papier recyclé, en choisissant des bâtiments LEED pour nos bureaux et en équipant nos cuisines d’appareils ménagers écoénergétiques. Un milieu de travail qui fait le bien est un bon milieu de travail.

« Adecco ne se contente pas de parler de valeurs; il agit en toutes circonstances afin de les respecter. »

Même un milieu de travail extraordinaire peut relâcher rapidement ses efforts si sa culture d’entreprise demeure inchangée. Un lieu de travail est une entité fluide. Les tendances en milieu de travail changent fréquemment et les valeurs d’hier n’intéressent peut-être pas les travailleurs actuels. Il existe toujours des possibilités d’amélioration continue. Quand Adecco est apparu pour la première fois sur la liste de GPTW en 2014, nous avons créé un comité d’employés dans divers bureaux et départements pour écouter le personnel et déterminer les changements qu’Adecco pourrait apporter pour améliorer et faciliter leurs tâches. Depuis, nous avons pris plus de 75 mesures en réponse directe à leurs demandes! Notre direction s’engage à écouter son personnel. Nous continuons d’analyser les résultats de Great Place to Work tous les ans, nous tenons des groupes de discussion avec des collègues pour générer des idées et des conseils au sujet des améliorations et nous créons des groupes d’action chargés de mener ces idées à bien. Nous cherchons toujours des moyens de relever la barre et d’inspirer d’autres entreprises.

« Je sens qu’on apprécie ma contribution au sein de l’entreprise et que nous travaillons ensemble afin de toujours faire de notre mieux. J’éprouve une véritable fierté pour ce que nous faisons et notre façon de le faire. »  

Si la culture interne, la générosité et l’amélioration continue sont toutes des pierres angulaires d’un excellent lieu de travail, nous croyons qu’un élément supplémentaire fait en sorte que notre personnel est l’un des plus engagés au Canada. Adecco est une agence de recrutement. Par conséquent, en plus de travailler dans un milieu où le dévouement, l’innovation, la progression et le plaisir sont des qualités prisées, nous avons aussi la chance d’aider des milliers de Canadiens à trouver leur milieu de travail exceptionnel! En fait, notre emploi consiste à aider des personnes méritantes à transformer leur vie et celle de leur famille. Voilà la mission qui fait d’Adecco un milieu de travail vraiment exceptionnel.

Adecco Canada est fier de figurer parmi les 50 premières entreprises de la liste Great Place to WorkMD et d’être reconnu comme le 27e meilleur endroit où travailler pour les femmes. Nous souhaitons féliciter à nouveau les autres lieux de travail exceptionnels. La liste complète est publiée dans un rapport national spécial dans le Globe and Mail d’aujourd’hui.

Alors, à votre avis, en quoi consiste un milieu de travail exceptionnel? S’agit-il de la responsabilité sociale d’une entreprise? Des ententes de travail flexibles? Des salles de jeux? De l’énoncé de mission? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous et sur notre LinkedIn, Facebook et Twitter en utilisant #AdeccoGPTW.