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Articles de la catégorie ‘Témoignages’

La persévérance et vous

Par Andrea Mancini, Directrice de comptes nationaux

Le succès, c’est savoir persévérer et agir en fonction du long terme. – Bruce Rauner

L’époque nous donne souvent l’impression qu’il suffit d’un clic dans une application pour régler tous nos problèmes, mais l’expérience m’a appris qu’il n’y a pas de succès sans une bonne dose d’effort et de persévérance. Tous les as de la vente vous le diront : ils ne le sont pas devenus en attendant que la réussite tombe du ciel. En fait, ils vous parleront probablement de patience, de confiance et de détermination, trois qualités qui fondent la persévérance.

Vous avez l’étoffe d’un vendeur ou vous ne l’avez pas. Pourquoi? Parce que c’est un métier qui vous place chaque jour face à vous-même et à votre marque – ce qui n’a rien de facile quand c’est une marque immatérielle – et qui fait appel à vos traits de caractère innés. Mais si on dit que la vente ne « s’enseigne » pas, vous pouvez tout de même développer ces compétences naturelles. Avec une attitude positive et de la persévérance, vous pouvez devenir un expert et tirer votre épingle du jeu, peu importe la conjoncture.

Voici comment.

N’en faites pas une affaire personnelle

Sur le chemin du succès, on vous répondra souvent « non ». Vous devez accepter poliment cette réponse, et éviter d’en faire une affaire personnelle. Ce n’est pas vous que votre interlocuteur rejette. Il ne fait que vous répondre « Non, pas maintenant », et il peut avoir plusieurs raisons de le faire. Votre mission est donc de persévérer pour découvrir le motif de ce « pas maintenant ». Et si vous ne lui aviez pas donné une raison de dire oui?

Savoir, c’est pouvoir

Il faut comprendre un client potentiel pour être en mesure de lui faire une proposition qu’il voudra accepter. Persévérez et ne tournez pas les coins ronds quand vous explorez une piste de vente. Votre mandat est de bien comprendre à qui vous vous adressez avant de vous présenter. Quels sont les objectifs de ce client potentiel? Qu’est-ce qui se passe dans son domaine? Pourquoi consentirait-il à vous ouvrir ses portes et à vous parler?

Et après?

Vu le raffinement toujours plus grand des clients et la concurrence qui se bouscule, vous devez leur donner une bonne raison de vous écouter. En d’autres mots, il vous faut présenter avec conviction une proposition de valeur attrayante qui démontre que vous êtes en mesure de bonifier l’expérience de l’acheteur et de lui faciliter la vie. Sinon, les chances sont bonnes qu’il vous réponde : « D’accord. Et après? » Continuez à vous préparer tant que vous n’avez pas la réponse à cette question.

Et faites cet exercice : pensez à vos expériences d’achat. Que se passe-t-il, par exemple, quand vous voulez acheter des souliers? Si vous mettez les pieds dans le magasin en sachant qu’il vous faut des souliers de course, mais tombez sur un vendeur qui ne cesse de vous présenter des bottes de randonnée, il aura beau vous en décrire tous les avantages (elles sont en solde, faites d’excellent cuir, très tendance), ça ne changera rien. Ce que vous souhaitez, c’est qu’on vous montre les souliers de course offrant le meilleur rapport qualité/prix, ceux dans lesquels vous joggerez cinq kilomètres. Bref, si vous savez ce que l’acheteur veut, vous pourrez prévoir et combler ses attentes.

Soyez authentique

C’est bien connu : les gens achètent auprès de vendeurs de confiance. Et pour bâtir cette confiance, vous devez insister sur votre volonté d’aider l’acheteur, rassembler les connaissances qui vous permettent de passer de la parole aux actes et être intègre. À court terme, vous pouvez jouer un rôle, être obséquieux ou « acheter » un client, mais c’est une attitude qui peut devenir néfaste à long terme. Si vous avez confiance en vos compétences et gardez le cap sur votre objectif principal, soit aider le client, tout finira par couler de source.

Trouvez l’équilibre

Être persistant tout en attirant la sympathie est un art. À mes débuts comme vendeuse, quand je demandais à mes clients potentiels pourquoi ils avaient accepté de me rencontrer, ils disaient amicalement : « Parce que vous n’arrêtiez pas d’appeler. » J’y voyais un demi-compliment, une manière de me dire que j’étais tenace sans être agressante, qu’ils m’aimaient bien sans trop savoir pourquoi, et que c’était maintenant à moi de leur montrer ce que je pouvais faire pour eux. Arriver à retenir l’attention sans devenir agressant s’apprend à force de pratique et de conviction : vous avez fait vos devoirs, vous savez pourquoi vous voulez vendre votre produit à un client potentiel, et vous adorez le défi!

On arrive à persévérer quand on a la conviction que nos efforts finiront par rapporter. Mais cela exige de la patience, de l’assurance et un réseau d’entraide sur lequel on peut compter. Vous devrez vous exercer, voire vous réinventer, mais si vous restez positif et tenace, vous vous rapprocherez de vos objectifs.
Bon succès!

Andrea Mancini
Directrice de comptes nationaux

En tant que directrice de comptes nationaux pour Adecco Canada, Andrea œuvre principalement aux ventes et aux négociations contractuelles avec de moyennes et grandes entreprises. Son expérience diversifiée dans le secteur du placement lui permet de créer des solutions globales pour ses clients. En plus des ventes nationales, elle a notamment touché à la gestion du recrutement, au développement des affaires et à la gestion de succursale. Depuis plus de 10 ans, Andrea tisse des relations durables avec ses clients en les aidant à composer avec un monde du travail changeant, notamment par le déploiement de programmes de fournisseur principal, d’initiatives novatrices de placement permanent et de solutions de recrutement massif. Ses réalisations lui ont valu trois prix prestigieux en ventes dans le secteur du placement.

Andrea est titulaire d’un baccalauréat en communications médiatiques avec distinction de l’Université Brock.

CHAMPION D’ACSESS : Adecco Canada Adecco Canada ouvre des portes aux leaders de demain

par ACSESSS Canada

Pour ouvrir grand les portes de son bureau pendant un mois, Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada, a dû accepter de sauter dans l’inconnu.

Et il l’a fait. En juin, Gilbert a invité Alana Couvrette (représentée ci-dessus avec lui), une étudiante de 22 ans en administration publique et science politique à l’Université d’Ottawa, à l’accompagner dans ses activités dans le cadre du programme PDG pour un mois de l’entreprise. Au fil de son expérience, Alana devait faire part de ses observations sur les médias sociaux.

Gilbert croit dur comme fer que toute personne, peu importe l’échelon, mérite une occasion de se mettre en valeur, mais il avait ses réserves. « Je m’interrogeais sur la façon dont l’expérience s’articulerait. Pourtant, j’avais envie d’en voir le résultat, précise-t-il. Je devais laisser quelqu’un entrer dans ma “bulle”. Pour que le programme fonctionne vraiment, il fallait qu’Alana puisse me suivre toute la journée. Elle devait toujours être présente, notamment pendant des événements, des rencontres avec des clients et des réunions confidentielles avec d’autres collègues. Au bout du compte, ce fut un franc succès, et je recommande sincèrement à tous les PDG de se prêter à l’exercice. »

L’expérience s’est finalement avérée enrichissante pour lui aussi. « C’était tellement stimulant de transmettre mes connaissances à une jeune personne; j’étais fasciné de voir ma réalité à travers les yeux d’Alana. Cela m’a forcé à prendre conscience de choses que je tenais pour acquises depuis des années. Alana m’a d’ailleurs impressionné à bien des égards. Son énergie et son enthousiasme ont gagné plusieurs équipes. Armée de sa formation en politique, elle était curieuse et inquisitrice, et elle m’a posé des questions assez difficiles. Comme elle connaissait très peu notre domaine, j’ai dû lui expliquer bien des choses, ce qui m’a amené à réfléchir à mes façons de faire. »

Alana a été la toute première personne choisie, parmi plus de 2 300 candidats, comme PDG pour un mois d’Adecco Canada; ce programme mondial s’inscrit dans l’initiative Way To Work de l’entreprise. L’enthousiasme de Gilbert à l’égard du programme et sa volonté d’y participer ont été éveillés par l’allocution de la lors d’une conférence internationale de l’entreprise.

« Ce programme nous positionne comme chef de file du secteur : il nous permet d’attirer la prochaine génération de leaders grâce à notre milieu de travail souple, ouvert et inclusif, explique Christine Marinho, directrice du marketing du Groupe Adecco au Canada. Les milléniaux représentent 37 % de la main-d’œuvre au Canada, et 28 % d’entre eux occupent des postes de direction. À l’heure où les baby-boomers quittent peu à peu le marché du travail, nous voulons créer un environnement propice au développement des leaders, au partage des idées et au mentorat à tous les niveaux. Avec le programme PDG pour un mois, nous joignons le geste à la parole : nous ouvrons des portes à un leader exceptionnel, qui racontera son expérience en temps réel à des employés et à des candidats potentiels sur les réseaux sociaux. »

Et Alana, qu’a-t-elle à dire de cette occasion extraordinaire?

« C’était énorme et inspirant sur tous les plans. Je ne savais pas qu’on pouvait accomplir autant en dormant si peu, plaisante-t-elle. Pourtant, je me réveillais tous les matins heureuse de pouvoir recommencer. Je ne savais rien du travail d’un PDG, et je connaissais peu le secteur du recrutement et du placement de personnel. J’avais occupé cinq emplois dans ma vie, et je me retrouvais tout à coup aux côtés d’un PDG. » On peut visionner les vidéos d’Alana pour savoir à quoi ressemblait une journée dans sa vie.

Gilbert et elle se sont immédiatement bien entendus. « Il m’a traitée comme son égale, et nous avons tout de suite plongé tête première dans son horaire chargé. Nous avons rencontré des clients extraordinaires, discuté de leurs besoins et travaillé avec des employés de tous les services. Tout le monde était dévoué et motivé. »

Les employés d’Adecco ont fait forte impression sur Alana. « Ils sont des gens chaleureux et accueillants. J’ai aimé rendre visite aux clients et en apprendre plus sur les services qu’offre Adecco. Il y a bien des fausses croyances, mais je l’ai vu de mes propres yeux : le secteur du placement de personnel est fascinant, et Adecco a à cœur ses clients et ses candidats. J’ai assisté à d’innombrables réunions sur le placement de candidats, et j’ai constaté à quel point on travaillait fort pour obtenir la rémunération et les conditions les plus avantageuses pour les candidats. »

Parmi les moments préférés de Gilbert et d’Alana : leurs discussions, en route pour des rencontres avec des clients, sur des questions touchant le secteur. C’est là qu’ils ont découvert que le fossé générationnel favorise les débats et la compréhension. « Gilbert et moi aimons tous deux être remis en question, être détrompés et constater nos erreurs de raisonnement, explique Alana. Cela a donné lieu à bien des conversations animées entre nous. Son parcours est fascinant, et c’est rare que j’aie l’attention complète de quelqu’un d’aussi expérimenté. Je crois que nous nous sommes poussés à voir le monde à travers les yeux de l’autre. » Alana s’exprime sur la façon dont les milléniaux et les baby-boomers peuvent s’aider à développer leur leadership dans ce  .

Gilbert ajoute : « J’ai apprécié nos débats. Alana remet en question toute personne avec laquelle elle travaille, et je n’y ai pas fait exception. Nous avons eu d’intéressantes discussions, et je suis content d’avoir créé un climat où elle se sentait à l’aise d’exprimer ses opinions. Ce fut révélateur pour nous deux. Le programme est conçu pour profiter à Alana, mais j’ai tellement appris moi aussi. C’est une rare chance que d’avoir quelqu’un assis à nos côtés, qui observe notre façon de travailler. Elle m’a aidé à me voir sous un autre angle, en apportant un regard extérieur. »

Qu’est-ce qui attend Alana, maintenant qu’elle a contribué à diriger pendant un mois le groupe canadien d’une multinationale? Elle est candidate, parmi 48 finalistes de partout dans le monde, au titre de PDG mondial pour un mois, ce qui lui permettrait de suivre Alain Dehaze, le PDG mondial du Groupe Adecco, et de toucher un salaire de 15 000 euros. Vous pouvez aider Alana à réaliser ce rêve, en vous prononçant sur vos candidats favoris. Il suffit de visiter cette page, de la faire défiler jusqu’en bas, et de choisir dix candidats.

« Je suis très fier d’Alana, conclut Gilbert. On l’a parachutée ici, et elle s’en est incroyablement bien tirée. Elle avait une connaissance un peu plus théorique du monde des affaires, et elle a pu en voir la réalité. Elle a fait preuve d’une assurance admirable, quand on considère tout ce qu’elle a vécu; elle a rencontré d’innombrables intervenants et participé à des discussions pragmatiques. D’avoir pu travailler aux côtés du PDG d’une grande entreprise, à son âge, c’est remarquable. »

 

Pour savoir comment votre entreprise pourrait participer à ce programme, communiquez avec nous à acsess@acsess.org.

Ce que les milléniaux veulent? Des entreprises plus socialement responsables!

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017.

Les milléniaux ont parfois mauvaise réputation : on dit qu’ils sont narcissiques et égoïstes, et qu’ils pensent que tout leur est dû. Mais est-ce la vérité? Je ne crois pas…

Par exemple, pour les membres de cette génération, le travail est bien plus qu’un moyen de gagner de l’argent. Ils ont un réel désir de redonner aux communautés d’ici et d’ailleurs. Ainsi, le fait que leur travail ait un sens et qu’ils puissent apporter une contribution positive compte plus que les profits ou le salaire. En fait, selon un récent sondage, 45 % des étudiants s’apprêtant à entrer sur le marché du travail seraient prêts à gagner un salaire moindre si cela signifie avoir un emploi qui a une incidence sociale ou environnementale[1]. Ils veulent travailler pour des entreprises où les bonnes valeurs et le sens éthique sont indissociables de leur modèle d’affaires.

Les entreprises comme Adecco sont bien au fait de cette tendance. Elles savent que pour attirer et retenir ce bassin de talents, la promesse de changer les choses doit faire partie de leur proposition de valeur.

Mais il ne suffit pas de claironner ses valeurs et son sens éthique : il faut des gestes concrets. Les milléniaux sont prêts à retrousser leurs manches et à mettre la main à la pâte pour améliorer les communautés qui leur sont chères. Les entreprises doivent donc leur permettre de participer à fond aux changements qu’ils veulent apporter, par exemple en leur offrant diverses occasions de faire du bénévolat.

Les principales valeurs d’Adecco – la passion, l’esprit d’entreprise, l’esprit d’équipe, la responsabilité et le souci du client – sont au cœur de toutes nos activités. Je l’ai constaté dès mes débuts comme PDG pour un mois d’Adecco Canada et je peux témoigner de leur pertinence dans ce que nous faisons. Nous véhiculons également ces valeurs grâce à notre programme mondial d’engagement des employés, Win4Youth. On y encourage les participants à accumuler les kilomètres (à vélo, à la nage ou à la course), qui sont ensuite convertis en dons qui aideront des jeunes défavorisés à se trouver un emploi.

Le 22 juin 2017, Adecco Canada a tenu sa Journée de la solidarité, un événement annuel consacré à Win4Youth. Notre équipe a passé l’après-midi à courir dans Toronto lors d’une chasse au trésor où se mêlaient photos absurdes et défis amusants. Je suis peut-être la seule, mais je n’avais même pas réalisé que nous avions chacun parcouru environ 9 kilomètres. Multipliez cela par le nombre d’employés du bureau, et ça fait un joli don! Vous êtes curieux de savoir comment s’est déroulé la journée? Regardez cette courte vidéo que j’ai réalisée!

Vous croyez encore que les milléniaux sont égoïstes? Selon le Millenial Survey de Deloitte, 7 800 jeunes leaders de 29 pays croient que le monde des affaires se trompe, et près de 75 % d’entre eux estiment que les entreprises se soucient de leurs propres bénéfices et non de l’amélioration de la société[2].

Toujours du même avis?

 

[1] https://www.forbes.com/sites/jeannemeister/2012/06/07/the-future-of-work-corporate-social-responsiblity-attracts-top-talent/#39aca2c33f95

[2] https://www.fastcompany.com/3046989/what-millennial-employees-really-want

Ma première semaine en tant que PDG pour un mois

par Alana Couvrette

Si vous avez 30 secondes…

Pendant ma première semaine comme PDG pour un mois d’Adecco Canada :
1. j’ai visité les succursales d’Adecco à Montréal et à Laval;
2. j’ai réseauté avec des clients lors d’un petit matin Lead;
3. j’ai dû poser une bonne centaine de questions au président d’Adecco Canada;
4. j’ai tourné une vidéo « 24 heures dans ma vie »;
5. j’ai assisté à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil;
6. j’ai passé la moitié de mon dimanche dans un ascenseur (je suis claustrophobe… détails à venir).

Si vous avez cinq minutes…
Les étudiants comme moi sont habitués d’observer les grands patrons de loin. Disons-le franchement, les interactions avec la haute direction sont rares. Je me rappelle nettement m’être demandé, pendant mes stages précédents : « Mais qui travaille là-haut? Et qu’est-ce qu’ils font, au juste? » Ma curiosité a pris le dessus, et je me suis inscrite au concours PDG pour un mois.
Dès ma première journée, j’ai appris que Gilbert s’était donné un objectif ambitieux : visiter toutes les succursales canadiennes d’Adecco. Évidemment, je devais emboîter le pas. Je me suis donc rendue à celles de Laval et de Montréal, où j’ai rencontré le personnel, qui communique quotidiennement avec les employés. Ces rencontres furent enrichissantes; j’ai pu mieux comprendre ce qu’Adecco accomplit sur le terrain. La base de ses activités, bref. L’expérience fut complétée par un petit matin Lead au cours duquel j’ai pu réseauter avec certains clients et me familiariser avec le secteur des RH.

4.jpgAprès les visites de succursales, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil (un de nos plus gros clients). J’en suis sortie ébahie par ce que peut faire le corps humain… Moi qui suis incapable de me toucher les orteils, j’ai vu des gens se mettre les pieds derrière la tête! Il faut que je trouve le temps de faire de l’exercice malgré mon horaire de PDG.
Cela dit, j’ai quand même eu le temps de me fixer une caméra sur la tête pour tourner une vidéo « 24 heures dans ma vie ». Restez à l’affût pour voir le résultat!

Bien sûr, j’ai aussi passé beaucoup de temps avec Gilbert Boileau. Aussitôt que j’ai mis le pied dans son bureau, il m’a fait travailler sur un projet. J’ai tout de suite su que le prochain mois allait être génial.
J’ai assisté à des appels et à des réunions, en plus de voyager avec Gilbert. Mais ce que j’ai préféré, c’était les moments entre ces appels et ces réunions. Comme je suis formée en administration publique et en sciences politiques et que je ne connais pas tout le jargon des affaires, Gilbert a gentiment pris le temps de m’expliquer certains termes. Nous avons également eu des discussions animées (oserais-je dire des débats?) sur l’industrie, le marché de l’emploi, et même la politique.

Vous ne le savez peut-être pas, mais comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je suis dans la course pour devenir PDG mondial pour un mois du Groupe Adecco. Vers le milieu de la semaine, on a annoncé le premier défi qui attendait les 48 candidats : un « elevator pitch »… dans un ascenseur. Vous ai-je dit que je suis claustrophobe et que j’ai peur des ascenseurs?

Je n’ai pratiquement pas vu la semaine passer, mais j’ai quand même veillé à immortaliser quelques moments (voir les photos ci-dessous). Je suis fin prête pour la deuxième semaine!


Si vous avez plus de cinq minutes….
Suivez-moi au quotidien sur Twitter (@alana_couvrette) et sur Instagram (@alana.couvrette). Utilisez le hashtag #AlanaC1M.
Votez pour la personne qui, selon vous, mérite de participer au camp d’entrainement mondial. Mais avant, allez voir mon « elevator pitch ». À vous de juger!

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

PareFamily_iconnts, enseignants et médias

Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Les femmes en génie : entrevue avec Réjeanney Aimey, ing. MBA

Depuis 1992, Ingénieurs Canada célèbre chaque année l’excellence en ingénierie en faisant du mois de mars le Mois national du génie. Le thème de cette année, « Une place pour toi », porte sur l’inclusion, la diversité et les possibilités dans le monde du génie. En cette Journée internationale des femmes, l’occasion est idéale pour présenter des ingénieures inspirantes et pour montrer aux techniciennes et aux  scientifiques en herbe à quel point une carrière en génie peut être gratifiante. Voici l’entrevue menée par Adecco avec Réjeanne Aimey, ing., MBA, une ingénieure inspirante et expérimentée de Toronto. Elle nous parle de son expérience dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), non seulement comme femme, mais aussi comme personne de couleur dans ce domaine hautement compétitif et autrefois très exclusif.

 RejeanneAimeyNée au Canada, Réjeanne a vécu à Trinité-et-Tobago de l’âge de 3 ans jusqu’à la fin du secondaire. Initiée à la musique dès l’âge de 6 ans, elle a obtenu la plus haute certification en théorie musicale et en piano décernée par le Trinity College of Music de Londres. Au secondaire, elle a fréquenté une prestigieuse école pour filles, Bishop Anstey, qui ne recrute que les meilleures élèves. À son retour au Canada, elle s’est inscrite à l’Université Western Ontario de London, où elle a obtenu un baccalauréat en génie mécanique. Réjeanne a ensuite travaillé dans divers domaines : recherche et développement, génie structural, bruits et vibrations, analyse de longévité à l’aide de la méthode des éléments finis, amélioration continue sans gaspillage, génie des réacteurs nucléaires, entretien d’équipements industriels lourds, mise en œuvre de logiciels et consultation en recherche scientifique et développement expérimental. Elle est membre de l’Ordre des ingénieurs de l’Ontario et de la Ontario Society of Professional Engineers. Tout en travaillant, elle a fait une maîtrise en administration des affaires à l’Université de Phoenix. Réjeanne veut raconter son histoire afin d’encourager les autres à se dépasser, de favoriser l’apprentissage des STIM chez les jeunes et de promouvoir la profession d’ingénieur en Ontario.

Qu’est-ce qui vous a attirée vers les STIM?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été curieuse. Je me rappelle que très jeune déjà, je voulais savoir comment mes jouets fonctionnaient et surtout, comment ils bougeaient. J’ai rapidement réalisé que les jouets de mon frère étaient beaucoup plus intéressants que ceux qu’on me donnait à moi. Même aujourd’hui, les jouets pour garçons sont conçus de façon à se mouvoir seuls, contrairement aux jouets destinés aux filles; celles-ci doivent faire appel à leur imagination pour les faire bouger! J’ai joué avec les deux types de jouets, mais ceux qui étaient conçus pour les garçons stimulaient immédiatement ma curiosité et m’ont davantage aidée à développer mon intelligence.

Par ailleurs, il se passait toujours près de chez moi quelque chose d’intéressant qui attirait mon attention : du mélange du ciment à la préparation d’un gâteau, en passant par le  jardinage ou la construction d’un bassin ou d’une niche, tout me stimulait.

Lorsque j’ai été exposée aux sciences pour la première fois, à l’école, j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Plus je faisais de sciences, plus mon intérêt grandissait, et je n’ai jamais regardé en arrière.

Petite, avez-vous toujours su que vous vouliez être ingénieure?

À dire vrai, j’ai toujours su que c’était une possibilité, mais j’ai hésité à l’adolescence parce que j’aimais beaucoup les arts. Je ne suis pas Monet, mais je rappelle avoir pensé que j’aimais autant les sciences que les arts et avoir envisagé l’architecture, qui représentait à mes yeux la combinaison parfaite des deux. Finalement, j’ai quand même choisi le génie, qui me semblait beaucoup plus stable, en me disant que je pourrais toujours développer mon côté artistique autrement.

Je dois ajouter que mon père est ingénieur civil et que ma famille élargie compte de nombreux ingénieurs dans tous les domaines. Pour beaucoup de monde, il semblait évident que je choisirais cette voie, mais mes parents ne m’y ont jamais obligée. Lorsque je leur ai annoncé ma décision, ils m’ont simplement appuyée avec joie.

Avez-vous été encouragée ou inspirée par un mentor ou un modèle du domaine des STIM?

« Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes.»

À l’école secondaire que j’ai fréquentée, on nous donnait le sentiment qu’il n’y avait pas de limites à ce que nous pouvions faire. Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes dans plusieurs autres domaines. Tout ce que je savais, c’est que j’aimais le mouvement et les sciences, que j’étais bonne à l’école et que je pouvais choisir ce que je voulais : j’ai choisi le génie.

Avez-vous subi des préjugés sexistes ou racistes lors de votre formation technique et dans votre profession?

Je répondrais « oui », mais c’était beaucoup plus du racisme que du sexisme. Ce qui me permet de l’affirmer, c’est que même si je suis née au Canada, j’ai été élevée dans un autre pays, constitué d’une mosaïque de races et de cultures. Mes proches occupaient des postes dans le domaine qu’ils avaient choisi, la plupart des dirigeants du pays me ressemblaient, j’étais entourée de personnes qui me ressemblaient aussi, et à l’école personne ne voyait ses ambitions brimées en raison de son statut socio-économique; je n’ai donc jamais douté de mes compétences et de mes objectifs. J’ai fréquenté l’une des meilleures écoles et étudié auprès de certaines des femmes les plus intelligentes et accomplies que je rencontrerai dans ma vie. Je sais donc ce qu’est un traitement égalitaire, et j’ai ressenti clairement la différence en revenant au Canada.

Comment avez-vous surmonté ces préjugés, psychologiquement et pratiquement?

« Étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.»

Je suis ambitieuse, résolue, dynamique et déterminée — des qualités que m’ont transmises ma famille, mes amis, mes enseignants et mes aînés. Cela m’a sûrement aidée à évoluer dans cet environnement. La plupart du temps, j’ignorais les insultes et j’étais reconnaissante des occasions qui se présentaient. Chaque fois que j’en ai eu besoin, une avenue s’est ouverte, et cela a compensé tous les commentaires racistes, sexistes ou injustes. Pour être honnête, je crois que certaines des personnes qui plaçaient ces obstacles sur ma route n’étaient pas conscientes du fait que leurs décisions étaient davantage basées sur leurs perceptions quant à ma race et à ma culture que sur mes compétences réelles.

Je suppose aussi qu’étant donné qu’étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.

Selon vous, comment peut-on mieux encourager les filles et les femmes — particulièrement les femmes de couleur — à choisir le génie?

D’abord, je pense qu’il faut continuer à exposer les enfants aux sciences et aux technologies. Dans le monde moderne, les STIM peuvent s’appliquer pratiquement à tous les domaines; il n’y a donc aucune excuse pour en exclure une partie de la population parce qu’on pense qu’elle ne s’y intéresse pas. Je pense que si l’on présente les STIM avec les qualités dont devrait faire preuve tout bon professeur – l’intelligence, la patience, la bienveillance, l’attention, l’équité et la justice –, tous les enfants peuvent y exceller.

Qu’on soit garçon ou fille, je pense qu’il faut commencer dès l’enfance. Si les enfants ne sont pas inspirés par leurs jouets ou par l’influence positive de proches, il faut les intéresser au domaine des STIM grâce à un système d’éducation juste et équitable. Il y a aussi beaucoup de projets parascolaires qui peuvent y contribuer. L’un d’eux, auquel je contribue, est un concours de conception ouvert aux filles de 11 à 14 ans (le Women in Engineering and Science (WIES) Design Competition) qui se déroule sur deux fins de semaine en été. L’année dernière, nous avons montré aux enfants comment concevoir, construire et commercialiser des applications mobiles sur les blessures sportives courantes. Cette année, nous espérons inclure la conception mécanique et l’impression en 3D. L’an dernier, les solutions proposées par les enfants étaient comparables à celles de professionnels. Nous cherchons des commanditaires, des bénévoles et des participants pour le concours de juillet prochain; c’est une occasion extraordinaire pour les éducateurs et les commanditaires de s’impliquer et de faire une différence sur le terrain.

Comme société, nous avons tendance à n’apprécier que les personnes que nous connaissons ou qui nous ressemblent; tant que nous ne dépasserons pas cela, je crois qu’il faut proposer aux filles de couleur des modèles de femmes de couleur dans le domaine des STIM pour qu’elles sachent que c’est possible pour elles aussi. Des entrevues comme celle‑ci, de même que la récente émission HERstory In Black à CBC et le projet How She Hustles y contribuent certainement. J’aimerais donc remercier Adecco de m’avoir choisie.

Concrètement, que peuvent faire les éducateurs, les législateurs et les employeurs rendre le génie plus accueillant pour les femmes?

Les éducateurs peuvent s’assurer que tous les enfants sont également exposés aux STIM et les orienter vers les ressources qui correspondent à leurs intérêts.

Les législateurs peuvent s’efforcer d’éliminer la sélection et le classement dans les écoles pour que tous les enfants (peu importe leur race ou leur genre) aient le même accès à l’information et continuent à être stimulés par les autres, qu’ils soient plus ou moins avancés qu’eux.

Les employeurs peuvent offrir des occasions intéressantes aux femmes et aux minorités et créer des programmes de mentorat encadrés afin de les aider à progresser.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes de couleur qui envisagent une carrière en génie?

« N’abandonnez jamais, et vous y arriverez. »

Foncez! Assurez-vous d’avoir de bonnes notes et si vous avez besoin d’aide, cherchez-la jusqu’à ce que vous la trouviez. Ceux qui déploient les efforts nécessaires finissent toujours par trouver les bonnes personnes, et vous devez être prêtes à ce que les « bonnes personnes » n’aient rien en commun avec vous, à part votre amour du génie. Si vous le pouvez, approfondissez vos apprentissages en participant à des projets du domaine des STIM après l’école. Éloignez-vous des gens qui tentent de vous décourager; si c’est impossible, ignorez-les, même si ce sont des membres de votre famille ou des amis « bien intentionnés ». N’abandonnez jamais, et vous y arriverez.