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Articles de la catégorie ‘Entrevues’

CHAMPION D’ACSESS : Adecco Canada Adecco Canada ouvre des portes aux leaders de demain

par ACSESSS Canada

Pour ouvrir grand les portes de son bureau pendant un mois, Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada, a dû accepter de sauter dans l’inconnu.

Et il l’a fait. En juin, Gilbert a invité Alana Couvrette (représentée ci-dessus avec lui), une étudiante de 22 ans en administration publique et science politique à l’Université d’Ottawa, à l’accompagner dans ses activités dans le cadre du programme PDG pour un mois de l’entreprise. Au fil de son expérience, Alana devait faire part de ses observations sur les médias sociaux.

Gilbert croit dur comme fer que toute personne, peu importe l’échelon, mérite une occasion de se mettre en valeur, mais il avait ses réserves. « Je m’interrogeais sur la façon dont l’expérience s’articulerait. Pourtant, j’avais envie d’en voir le résultat, précise-t-il. Je devais laisser quelqu’un entrer dans ma “bulle”. Pour que le programme fonctionne vraiment, il fallait qu’Alana puisse me suivre toute la journée. Elle devait toujours être présente, notamment pendant des événements, des rencontres avec des clients et des réunions confidentielles avec d’autres collègues. Au bout du compte, ce fut un franc succès, et je recommande sincèrement à tous les PDG de se prêter à l’exercice. »

L’expérience s’est finalement avérée enrichissante pour lui aussi. « C’était tellement stimulant de transmettre mes connaissances à une jeune personne; j’étais fasciné de voir ma réalité à travers les yeux d’Alana. Cela m’a forcé à prendre conscience de choses que je tenais pour acquises depuis des années. Alana m’a d’ailleurs impressionné à bien des égards. Son énergie et son enthousiasme ont gagné plusieurs équipes. Armée de sa formation en politique, elle était curieuse et inquisitrice, et elle m’a posé des questions assez difficiles. Comme elle connaissait très peu notre domaine, j’ai dû lui expliquer bien des choses, ce qui m’a amené à réfléchir à mes façons de faire. »

Alana a été la toute première personne choisie, parmi plus de 2 300 candidats, comme PDG pour un mois d’Adecco Canada; ce programme mondial s’inscrit dans l’initiative Way To Work de l’entreprise. L’enthousiasme de Gilbert à l’égard du programme et sa volonté d’y participer ont été éveillés par l’allocution de la lors d’une conférence internationale de l’entreprise.

« Ce programme nous positionne comme chef de file du secteur : il nous permet d’attirer la prochaine génération de leaders grâce à notre milieu de travail souple, ouvert et inclusif, explique Christine Marinho, directrice du marketing du Groupe Adecco au Canada. Les milléniaux représentent 37 % de la main-d’œuvre au Canada, et 28 % d’entre eux occupent des postes de direction. À l’heure où les baby-boomers quittent peu à peu le marché du travail, nous voulons créer un environnement propice au développement des leaders, au partage des idées et au mentorat à tous les niveaux. Avec le programme PDG pour un mois, nous joignons le geste à la parole : nous ouvrons des portes à un leader exceptionnel, qui racontera son expérience en temps réel à des employés et à des candidats potentiels sur les réseaux sociaux. »

Et Alana, qu’a-t-elle à dire de cette occasion extraordinaire?

« C’était énorme et inspirant sur tous les plans. Je ne savais pas qu’on pouvait accomplir autant en dormant si peu, plaisante-t-elle. Pourtant, je me réveillais tous les matins heureuse de pouvoir recommencer. Je ne savais rien du travail d’un PDG, et je connaissais peu le secteur du recrutement et du placement de personnel. J’avais occupé cinq emplois dans ma vie, et je me retrouvais tout à coup aux côtés d’un PDG. » On peut visionner les vidéos d’Alana pour savoir à quoi ressemblait une journée dans sa vie.

Gilbert et elle se sont immédiatement bien entendus. « Il m’a traitée comme son égale, et nous avons tout de suite plongé tête première dans son horaire chargé. Nous avons rencontré des clients extraordinaires, discuté de leurs besoins et travaillé avec des employés de tous les services. Tout le monde était dévoué et motivé. »

Les employés d’Adecco ont fait forte impression sur Alana. « Ils sont des gens chaleureux et accueillants. J’ai aimé rendre visite aux clients et en apprendre plus sur les services qu’offre Adecco. Il y a bien des fausses croyances, mais je l’ai vu de mes propres yeux : le secteur du placement de personnel est fascinant, et Adecco a à cœur ses clients et ses candidats. J’ai assisté à d’innombrables réunions sur le placement de candidats, et j’ai constaté à quel point on travaillait fort pour obtenir la rémunération et les conditions les plus avantageuses pour les candidats. »

Parmi les moments préférés de Gilbert et d’Alana : leurs discussions, en route pour des rencontres avec des clients, sur des questions touchant le secteur. C’est là qu’ils ont découvert que le fossé générationnel favorise les débats et la compréhension. « Gilbert et moi aimons tous deux être remis en question, être détrompés et constater nos erreurs de raisonnement, explique Alana. Cela a donné lieu à bien des conversations animées entre nous. Son parcours est fascinant, et c’est rare que j’aie l’attention complète de quelqu’un d’aussi expérimenté. Je crois que nous nous sommes poussés à voir le monde à travers les yeux de l’autre. » Alana s’exprime sur la façon dont les milléniaux et les baby-boomers peuvent s’aider à développer leur leadership dans ce  .

Gilbert ajoute : « J’ai apprécié nos débats. Alana remet en question toute personne avec laquelle elle travaille, et je n’y ai pas fait exception. Nous avons eu d’intéressantes discussions, et je suis content d’avoir créé un climat où elle se sentait à l’aise d’exprimer ses opinions. Ce fut révélateur pour nous deux. Le programme est conçu pour profiter à Alana, mais j’ai tellement appris moi aussi. C’est une rare chance que d’avoir quelqu’un assis à nos côtés, qui observe notre façon de travailler. Elle m’a aidé à me voir sous un autre angle, en apportant un regard extérieur. »

Qu’est-ce qui attend Alana, maintenant qu’elle a contribué à diriger pendant un mois le groupe canadien d’une multinationale? Elle est candidate, parmi 48 finalistes de partout dans le monde, au titre de PDG mondial pour un mois, ce qui lui permettrait de suivre Alain Dehaze, le PDG mondial du Groupe Adecco, et de toucher un salaire de 15 000 euros. Vous pouvez aider Alana à réaliser ce rêve, en vous prononçant sur vos candidats favoris. Il suffit de visiter cette page, de la faire défiler jusqu’en bas, et de choisir dix candidats.

« Je suis très fier d’Alana, conclut Gilbert. On l’a parachutée ici, et elle s’en est incroyablement bien tirée. Elle avait une connaissance un peu plus théorique du monde des affaires, et elle a pu en voir la réalité. Elle a fait preuve d’une assurance admirable, quand on considère tout ce qu’elle a vécu; elle a rencontré d’innombrables intervenants et participé à des discussions pragmatiques. D’avoir pu travailler aux côtés du PDG d’une grande entreprise, à son âge, c’est remarquable. »

 

Pour savoir comment votre entreprise pourrait participer à ce programme, communiquez avec nous à acsess@acsess.org.

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

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Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Retourner à l’école avec une nouvelle expérience de travail : leçons d’un stage d’été

L’été tire à sa fin et cela signifie des températures plus fraîches, des journées plus courtes et le retour en classe pour les étudiants. Parmi eux, notre stagiaire, Oliver Dubois du Bellay, retourne à l’école avec une expérience de travail supplémentaire. Oliver a saisi l’occasion offerte par le programme Way to Work d’Adecco (qui offre des stages rémunérés chez Adecco ou chez ses clients à des étudiants ou diplômés méritant), et a fourni une aide très précieuse à nos départements du marketing et des RH. Ses efforts lui ont même valu son propre mot-clic : #OliverTheIntern.  Après trois mois palpitants et très instructifs au siège social d’Adecco Canada à Toronto, il ramène ce nouveau bagage d’expérience avec lui à l’Université McGill à Montréal, où il étudie le développement international, les langues et la littérature de l’Asie de l’Est ainsi que l’anthropologie. Mais d’abord, nous lui avons demandé de partager son expérience avec les lecteurs de notre blogue Lead.

Parle-nous un peu de toi, de tes études et de ce qui t’a amené à faire un stage chez Adecco. Comment d’autres jeunes avec le sens des affaires peuvent-ils saisir des occasions similaires?

Bonjour tout le monde! J’ai étudié au Lycée Français à Sydney, à Chicago et à Toronto et je fréquente actuellement McGill. J’espère obtenir une maîtrise en administration des affaires de l’INSEAD et devenir consultant en commerce international.Oliver the Intern

Le réseautage est mon premier conseil pour les autres jeunes étudiants et professionnels. J’ai appris l’existence de ce stage par ma mère, et bien qu’il était important pour elle et moi-même que je crée ma propre destinée, suivre ses recommandations me semblait logique. Comme beaucoup d’entre vous le savent, la partie la plus difficile de l’embauche est simplement de se faire appeler. Voilà toute l’utilité de se tourner vers ses contacts et de s’informer des opportunités. Vous ne savez jamais ce qu’ils peuvent trouver ou avec qui ils sont en contact; cela pourrait bien déboucher sur une occasion qui correspond parfaitement à vos objectifs! Et n’oubliez pas de rendre la pareille quand vos contacts vous demanderont de l’aide ou du soutien en matière de réseautage.

D’après toi, qu’est-ce qui a contribué à la sélection de ta candidature?

Pendant que je cherchais un stage d’été, je me suis donné comme conseil de ne pas ménager mes efforts. J’ai envoyé un très grand nombre de curriculum vitae et de demandes pour de nombreux emplois avant de trouver le bon.

Une autre conseil que je pourrais donner est d’adapter votre CV et vos lettres de présentation en fonction de chaque poste pour montrer votre détermination. Si vous avez la chance d’obtenir une entrevue, vous devez faire des recherches sur l’entreprise. Bien connaître celle-ci est une excellente façon de montrer votre intérêt et votre motivation.

Vous devez aussi être en mesure de tout expliquer ce qui figure sur votre curriculum vitae et le connaître sur le bout des doigts. Soyez conscient de vos forces et de vos faiblesses et adaptez-les en fonction de l’emploi dont il est question. Je vous recommande également d’avoir en tête quelques histoires sur des expériences passées qui pourraient vous aider à obtenir le poste, qui témoignent de vos compétences de meneur, de votre souci du détail et de votre manière d’attaquer les défis et de surmonter les revers. Ce sont généralement les éléments les plus importants à mettre en valeur.

Quel que soit le poste, il suffit d’être vous-même et de faire de votre mieux pour démontrer de la confiance. L’assurance est sans aucun doute la clé dans ce genre de situation.

Quelle contribution as-tu apportée dans des projets au cours de ton stage chez Adecco?

Le projet dans lequel j’ai été le plus impliqué a été la Journée de la solidarité Win4Youth 2016. J’ai aidé à organiser cet événement pancanadien lors duquel les employés d’Adecco ont franchi de nombreux kilomètres. Les kilomètres amassés sont ensuite transférés en dons monétaires à des fondations qui aident les familles défavorisées et leurs enfants à travers le monde.

Une autre expérience intéressante a été lorsque j’ai contribué à la stratégie d’attraction  et au recrutement d’employés temporaires pour un spectacle important qui a eu lieu à Toronto. J’ai appris toutes les ficelles du métier et j’ai réussi à mettre en place des stratégies originales pour trouver des ressources compétentes.

Quelle sorte de formation as-tu reçue lors de ton passage chez Adecco?

Comme je l’ai mentionné, mon implication dans un projet de recrutement m’a permis d’apprendre beaucoup sur le processus, y compris sur les protocoles de confidentialité et sur la manière d’effectuer la présélection. La présélection représente une étape très importante pour trouver et évaluer les candidats. Cette expérience m’a donné une vue de l’intérieur de ce que les gens recherchent lors des entrevues, des façons d’impressionner un intervieweur et des caractéristiques qui font que les bons candidats se démarquent. Cela était particulièrement intéressant pour moi, puisque je reviendrai sur le marché du travail de façon permanente après l’obtention de mon diplôme.

Que retiens-tu principalement de ton passage au marketing? Qu’en est-il de ton séjour au sein des RH?

Lors de mon passage dans l’équipe marketing, j’ai participé à la gestion des différents comptes de médias sociaux d’Adecco Canada. J’ai beaucoup appris sur la manière dont les grandes organisations multinationales communiquent sur les médias sociaux et à quel point les interactions respectueuses et aimables sont essentielles lorsque vous communiquez avec les clients, les candidats et le public, et ce, sur toutes les plateformes.

Au sein des RH, j’ai découvert la face cachée de l’entreprise et comment les employés se sentent par rapport à leur travail et à leurs expériences au jour le jour. J’ai effectué des sondages et analysé les résultats liés à la formation et au développement, ce qui était incroyablement intéressant. Cela m’a donné une perspective d’ensemble de ce que fait le service des RH pour une entreprise qui compte plusieurs bureaux et succursales à travers le pays.

Quel est le meilleur conseil que tu as reçu cet été?

Il concernerait le format de mon curriculum vitae ainsi que l’attitude générale à adopter lors d’une entrevue. Encore une fois, je dois insister sur les avantages découlant du fait d’avoir eu l’occasion d’effectuer un stage d’été au sein de la plus grande entreprise de dotation en personnel au monde. J’ai appris ce que les intervieweurs recherchent chez les candidats et toute l’importance du format et du contenu de votre curriculum vitae.

Est-ce que quelque chose t’a particulièrement inspiré pendant que tu étais ici?

Selon moi, le plus inspirant est de trouver l’emploi qui convient parfaitement à une personne. C’est ce qui est au cœur de la mission d’Adecco; créer une base de données de candidats aux qualifications et aux aspirations variées, et les jumeler avec des clients de manière à rendre le travail plus amusant et productif pour les deux parties.

Qu’as-tu appris de nouveau à propos de cette entreprise?

J’ai appris que la plupart des gens n’ont pas nécessairement conscience des nombreux emplois disponibles sur le marché. Je sais que les gens de mon âge (de la génération Y) ont l’impression que les possibilités d’emplois sont limitées en raison de ce qu’on entend constamment. Cela m’a fait découvrir qu’il y a autant de demandes que d’offres; il suffit de savoir où chercher et comment se mettre en valeur lors d’une demande d’emploi et d’une entrevue.

Qu’est-ce qui t’a surpris à propos de travailler pour une multinationale?

Oliver the intern celebrating birthday with Adecco coworkersCe qui a été surprenant à propos de mon emploi au siège social d’Adecco Canada est que je n’avais pas l’impression de travailler dans une multinationale. Tout le monde était chaleureux et amical et, malgré le fait que des milliers de gens soient placés par cette entreprise, chacun est considéré comme un membre de la famille et les collègues font tout ce qu’ils peuvent pour trouver l’emploi qui convient le mieux à chacun.

Qu’as-tu appris de cette expérience à propos des qualités d’un meneur, de la gestion et du travail d’équipe?

L’organisation de la Journée de la solidarité m’a appris qu’il faut absolument se préparer à chaque scénario possible et que tout doit être bien préparé et clairement expliqué lorsqu’un événement est organisé à l’échelle canadienne. Le plus important pour un meneur est de se mettre à la place des autres afin de voir ce qu’ils vont comprendre des directives; cela facilite la réussite des projets et des personnes.

Quelle a été la meilleure expérience ou l’expérience la plus précieuse lors de ton stage?

La Journée de la Solidarité Win4Youth a été formidable. Toute la planification réalisée en amont de l’événement a réussi à rendre cette journée exceptionnelle, et tout cela pour une bonne cause. J’ai pu acquérir une belle expérience en planification d’événements au sein d’une vaste organisation.

Qu’est-ce qui t’attend ensuite?

À la fin de l’été, je retourne à l’école pour terminer mes études. Lorsque je les aurais terminées, je souhaite acquérir plus d’expérience de travail pour étoffer mon curriculum vitæ. Lorsque j’aurai acquis assez d’assurance dans mon travail, j’espère retourner à l’école pour faire une maîtrise en administration des affaires. Évidemment, tous ces plans peuvent changer au fur et à mesure que j’accumule de l’expérience et que je découvre ce que je veux réellement accomplir.

Cette expérience a-t-elle contribué à déterminer ce que tu veux faire à l’avenir? De quelle façon cette occasion a-t-elle aidé à définir cela?

Ce stage a été très utile pour moi. Même si mon stage était différent de mon objectif actuel (devenir un conseiller en affaires internationales), il m’a permis de voir le marketing sous un nouvel angle. J’ai réalisé que je pouvais tirer profit de ma formation en sciences sociales pour cibler des clientèles particulières. Il se peut même que je choisisse de faire carrière en marketing ! Ce qui est bien par rapport au stage c’est qu’il vous donne l’occasion d’essayer un domaine… Voilà ce qui est le plus important, selon moi, particulièrement pour les jeunes.

Recommanderais-tu une expérience de stage à d’autres étudiants ou diplômés?

Absolument, je recommande une expérience de stage à toute personne intéressée. Il s’agit d’un excellent moyen de réellement comprendre le secteur qui vous intéresse et d’acquérir une expérience de travail précieuse. De plus, si vous travaillez bien, on pourrait vous proposer un poste permanent au sein de l’entreprise.


Nous souhaitons à Oliver beaucoup de succès pour l’année scolaire à venir! Adecco le remercie ainsi que tous les autres stagiaires pour leur travail acharné au cours de l’été. Nous savons que cette expérience sera utile lorsque le moment sera venu de rejoindre le marché du travail et nous espérons vous voir accomplir de nombreuses choses. Oliver se trouve sur LinkedIn.

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