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Articles de la catégorie ‘Chercheurs d’emplois’

Le réseautage, un incontournable pour les chercheurs d’emploi

par Andrea Theophilos, marketing des médias sociaux, Adecco Canada

Pourquoi faire du réseautage? Dans le monde des affaires d’aujourd’hui, c’est très important. Que vous soyez chercheur d’emploi ou propriétaire d’entreprise, il est essentiel de rencontrer des gens qui seront pour vous des mentors ou, à tout le moins, qui vous mettront en contact avec des personnes qui vous orienteront dans la bonne direction. Pour certains, aller à la rencontre de nouvelles personnes et tisser des liens va de soi, mais pour d’autres, c’est difficile, voire terrifiant. Comment donc devenir un réseauteur redoutable? Il n’y a pas vraiment de secret : il faut se lancer!

Adhérez à des clubs ou à des groupes, rencontrez des gens qui ont les mêmes intérêts que vous. Faites du bénévolat ou assistez à un événement de collecte de fonds qui vous enthousiasme. Ainsi, il vous sera plus facile de vous plonger dans les activités et d’être disponible pour les personnes qui vous entourent. Pour rencontrer des gens, il faut être visible, et pour construire un réseau solide, il faut interagir. Après le travail, ne filez pas à la maison : sortez souper avec des collègues, participez à des activités dans le coin et assistez à des conférences ou à des événements de réseautage.

La création d’un bon réseau passe aussi par la confiance. Vous devez cultiver des relations sincères et profondes avec vos contacts avant de leur demander un service ou de vous attendre à ce qu’ils vous aident à trouver un emploi. Pour établir des liens de confiance, vous devrez y mettre du temps. N’oubliez pas que si on ne vous connaît pas, on ne vous recommandera pas et on ne vous offrira pas de promotion.

Un réseau solide, c’est aussi un réseau diversifié. Allez au-delà de vos contacts et apprenez à connaître des gens qui ne sont pas comme vous, qui ne font pas partie de votre industrie ou de votre groupe social. Vous devez donc sortir de votre zone de confort et rencontrer des gens de tous les horizons. En diversifiant votre réseau, vous rencontrerez des entremetteurs qui pourront vous présenter d’autres personnes qui, elles, pourront vous être utiles dans votre parcours.

N’hésitez pas à poser des questions franches, qui suscitent la réflexion. Préparez-vous aussi à écouter, à laisser votre interlocuteur parler plus que vous. Ainsi, vous les comprendrez mieux et leur donnerez une impression favorable de votre conversation. En outre, non seulement en apprendrez-vous davantage sur cette personne, mais vous connaîtrez aussi des détails sur lesquels vous pourrez revenir lors d’une autre conversation. N’hésitez pas non plus, pendant une pause, à vous insérer dans une conversation et à vous présenter. Pour la plupart des gens, se faire interrompre n’est pas un problème; ça leur permet de rencontrer quelqu’un de nouveau. Si la conversation est trop sérieuse à votre goût, vous n’avez qu’à vous éclipser poliment.

Pensez aussi à rendre service en mettant en relation des gens de votre réseau. Vous aurez peut-être l’occasion d’être un intermédiaire et de présenter vos contacts d’un autre service ou secteur à un nouveau réseau. Assurez-vous de faire un suivi avec les deux parties pour découvrir comment s’est déroulée leur interaction. Ce type de démarche pourrait un jour vous être utile et vous permet de vous entraîner à jouer vous-même le rôle d’entremetteur.

Vous êtes maintenant sur la bonne voie pour devenir un expert réseauteur.

Bon réseautage!

Andrea Theophilos gère les plates-formes de médias sociaux d’Adecco Canada. Elle possède plus de 18 ans d’expérience en marketing et gestion d’événements au sein des industries du voyage, des soins de santé, de la finance et du gouvernement.

Ce que les milléniaux veulent? Des entreprises plus socialement responsables!

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017.

Les milléniaux ont parfois mauvaise réputation : on dit qu’ils sont narcissiques et égoïstes, et qu’ils pensent que tout leur est dû. Mais est-ce la vérité? Je ne crois pas…

Par exemple, pour les membres de cette génération, le travail est bien plus qu’un moyen de gagner de l’argent. Ils ont un réel désir de redonner aux communautés d’ici et d’ailleurs. Ainsi, le fait que leur travail ait un sens et qu’ils puissent apporter une contribution positive compte plus que les profits ou le salaire. En fait, selon un récent sondage, 45 % des étudiants s’apprêtant à entrer sur le marché du travail seraient prêts à gagner un salaire moindre si cela signifie avoir un emploi qui a une incidence sociale ou environnementale[1]. Ils veulent travailler pour des entreprises où les bonnes valeurs et le sens éthique sont indissociables de leur modèle d’affaires.

Les entreprises comme Adecco sont bien au fait de cette tendance. Elles savent que pour attirer et retenir ce bassin de talents, la promesse de changer les choses doit faire partie de leur proposition de valeur.

Mais il ne suffit pas de claironner ses valeurs et son sens éthique : il faut des gestes concrets. Les milléniaux sont prêts à retrousser leurs manches et à mettre la main à la pâte pour améliorer les communautés qui leur sont chères. Les entreprises doivent donc leur permettre de participer à fond aux changements qu’ils veulent apporter, par exemple en leur offrant diverses occasions de faire du bénévolat.

Les principales valeurs d’Adecco – la passion, l’esprit d’entreprise, l’esprit d’équipe, la responsabilité et le souci du client – sont au cœur de toutes nos activités. Je l’ai constaté dès mes débuts comme PDG pour un mois d’Adecco Canada et je peux témoigner de leur pertinence dans ce que nous faisons. Nous véhiculons également ces valeurs grâce à notre programme mondial d’engagement des employés, Win4Youth. On y encourage les participants à accumuler les kilomètres (à vélo, à la nage ou à la course), qui sont ensuite convertis en dons qui aideront des jeunes défavorisés à se trouver un emploi.

Le 22 juin 2017, Adecco Canada a tenu sa Journée de la solidarité, un événement annuel consacré à Win4Youth. Notre équipe a passé l’après-midi à courir dans Toronto lors d’une chasse au trésor où se mêlaient photos absurdes et défis amusants. Je suis peut-être la seule, mais je n’avais même pas réalisé que nous avions chacun parcouru environ 9 kilomètres. Multipliez cela par le nombre d’employés du bureau, et ça fait un joli don! Vous êtes curieux de savoir comment s’est déroulé la journée? Regardez cette courte vidéo que j’ai réalisée!

Vous croyez encore que les milléniaux sont égoïstes? Selon le Millenial Survey de Deloitte, 7 800 jeunes leaders de 29 pays croient que le monde des affaires se trompe, et près de 75 % d’entre eux estiment que les entreprises se soucient de leurs propres bénéfices et non de l’amélioration de la société[2].

Toujours du même avis?

 

[1] https://www.forbes.com/sites/jeannemeister/2012/06/07/the-future-of-work-corporate-social-responsiblity-attracts-top-talent/#39aca2c33f95

[2] https://www.fastcompany.com/3046989/what-millennial-employees-really-want

Ma première semaine en tant que PDG pour un mois

par Alana Couvrette

Si vous avez 30 secondes…

Pendant ma première semaine comme PDG pour un mois d’Adecco Canada :
1. j’ai visité les succursales d’Adecco à Montréal et à Laval;
2. j’ai réseauté avec des clients lors d’un petit matin Lead;
3. j’ai dû poser une bonne centaine de questions au président d’Adecco Canada;
4. j’ai tourné une vidéo « 24 heures dans ma vie »;
5. j’ai assisté à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil;
6. j’ai passé la moitié de mon dimanche dans un ascenseur (je suis claustrophobe… détails à venir).

Si vous avez cinq minutes…
Les étudiants comme moi sont habitués d’observer les grands patrons de loin. Disons-le franchement, les interactions avec la haute direction sont rares. Je me rappelle nettement m’être demandé, pendant mes stages précédents : « Mais qui travaille là-haut? Et qu’est-ce qu’ils font, au juste? » Ma curiosité a pris le dessus, et je me suis inscrite au concours PDG pour un mois.
Dès ma première journée, j’ai appris que Gilbert s’était donné un objectif ambitieux : visiter toutes les succursales canadiennes d’Adecco. Évidemment, je devais emboîter le pas. Je me suis donc rendue à celles de Laval et de Montréal, où j’ai rencontré le personnel, qui communique quotidiennement avec les employés. Ces rencontres furent enrichissantes; j’ai pu mieux comprendre ce qu’Adecco accomplit sur le terrain. La base de ses activités, bref. L’expérience fut complétée par un petit matin Lead au cours duquel j’ai pu réseauter avec certains clients et me familiariser avec le secteur des RH.

4.jpgAprès les visites de succursales, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil (un de nos plus gros clients). J’en suis sortie ébahie par ce que peut faire le corps humain… Moi qui suis incapable de me toucher les orteils, j’ai vu des gens se mettre les pieds derrière la tête! Il faut que je trouve le temps de faire de l’exercice malgré mon horaire de PDG.
Cela dit, j’ai quand même eu le temps de me fixer une caméra sur la tête pour tourner une vidéo « 24 heures dans ma vie ». Restez à l’affût pour voir le résultat!

Bien sûr, j’ai aussi passé beaucoup de temps avec Gilbert Boileau. Aussitôt que j’ai mis le pied dans son bureau, il m’a fait travailler sur un projet. J’ai tout de suite su que le prochain mois allait être génial.
J’ai assisté à des appels et à des réunions, en plus de voyager avec Gilbert. Mais ce que j’ai préféré, c’était les moments entre ces appels et ces réunions. Comme je suis formée en administration publique et en sciences politiques et que je ne connais pas tout le jargon des affaires, Gilbert a gentiment pris le temps de m’expliquer certains termes. Nous avons également eu des discussions animées (oserais-je dire des débats?) sur l’industrie, le marché de l’emploi, et même la politique.

Vous ne le savez peut-être pas, mais comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je suis dans la course pour devenir PDG mondial pour un mois du Groupe Adecco. Vers le milieu de la semaine, on a annoncé le premier défi qui attendait les 48 candidats : un « elevator pitch »… dans un ascenseur. Vous ai-je dit que je suis claustrophobe et que j’ai peur des ascenseurs?

Je n’ai pratiquement pas vu la semaine passer, mais j’ai quand même veillé à immortaliser quelques moments (voir les photos ci-dessous). Je suis fin prête pour la deuxième semaine!


Si vous avez plus de cinq minutes….
Suivez-moi au quotidien sur Twitter (@alana_couvrette) et sur Instagram (@alana.couvrette). Utilisez le hashtag #AlanaC1M.
Votez pour la personne qui, selon vous, mérite de participer au camp d’entrainement mondial. Mais avant, allez voir mon « elevator pitch ». À vous de juger!

Santé et sécurité psychologiques au travail

Jusqu’à tout récemment, le concept de santé et sécurité au travail se limitait à la santé et à la sécurité physiques, et les politiques des entreprises ne disaient pas autre chose. Or, en janvier 2013, après des années de prise de conscience graduelle de la manière dont le travail peut affecter la santé mentale des travailleurs, la Commission de la santé mentale du Canada a publié la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, élaborée en concertation avec l’Association canadienne de normalisation (CSA) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). Selon la Commission, la maladie mentale touchera une personne sur cinq au cours de sa vie. Facteur de stress, d’absentéisme et de perte de productivité, la maladie mentale est aujourd’hui la première cause de demandes d’invalidité au Canada. À ce sujet, la Commission prévoit que les problèmes de santé mentale au travail coûteront près de 200 milliards de dollars à l’économie canadienne au cours des trois prochaines décennies.

La Norme a été créée pour aider les employeurs à rendre leur milieu de travail sécuritaire sur le plan psychologique. Que faut-il entendre par « milieu de travail sécuritaire sur le plan psychologique »? Essentiellement, il s’agit d’un milieu de travail qui prévient les maladies mentales et favorise la santé mentale en créant et en maintenant une atmosphère d’appartenance, de respect, de reconnaissance et de soutien, notamment en s’attaquant aux préjugés associés aux problèmes de santé mentale. Mais pourquoi maintenant? Pourquoi la Commission n’a-t-elle pas créé sa norme plus tôt? Pourquoi les gens s’éveillent-ils maintenant au problème de la santé mentale au travail?

Intimidation en milieu de travail et autres causes de maladies mentales au travail

D’où proviennent les problèmes de santé mentale en milieu de travail? Outre la génétique et les problèmes personnels, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) cite de nombreuses causes liées directement au travail. Parmi celles-ci, mentionnons l’augmentation des charges de travail, le changement constant de priorités, le changement des fonctions associées au poste, l’augmentation des tensions émotionnelles, l’isolement social et les attentes de rendement déraisonnables. De plus, le harcèlement au travail, et particulièrement l’intimidation – qui peut miner la santé mentale d’un employé, et donc sa capacité à bien faire son travail –, est en hausse depuis les années 1990. Selon le Conseil canadien de la sécurité, un Canadien sur six en aurait été victime.

Selon le professeur Aaron Schat, de la DeGroote School of Business de l’Université McMaster, même si le harcèlement en milieu de travail prend diverses formes, l’intimidation au travail est surtout liée à l’écart de pouvoir entre un superviseur et ses subordonnés et peut se traduire par des gestes d’intimidation ou d’humiliation, des insultes ou des formes plus subtiles de dénigrement, comme le fait de lever les yeux au ciel devant son interlocuteur.

L’intimidation en milieu de travail sur le plan juridique

Au Canada, les lois sur la santé et la sécurité au travail divergent d’une région à l’autre, et la plupart d’entre elles n’abordent pas spécifiquement l’intimidation au travail, rappelle le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Certaines lois l’incorporent simplement dans des articles de portée générale ou comptent sur le fait que les employeurs sont normalement responsables de protéger leurs employés. Toutefois, la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario, elle, a rompu avec cette tradition. En effet, elle tient désormais les employeurs responsables des incidents d’intimidation qui surviennent au travail. Bien que l’intimidation en milieu de travail puisse être difficile à prouver, car elle oppose nécessairement deux versions contradictoires, l’Association canadienne pour la santé mentale souligne que les tribunaux sont de plus en plus favorables aux plaignants et pénalisent les employeurs qui omettent de prévenir ou de gérer de façon appropriée de tels incidents. D’ailleurs, certains affirment que lorsqu’on lui laisse libre cours, l’intimidation en milieu de travail est aussi honteuse pour une organisation que la discrimination raciale et le harcèlement sexuel.

Comment créer un milieu de travail psychologiquement sain

À défaut de prévenir les dommages mentaux ou d’y répondre de façon appropriée, les employeurs s’exposent à des conséquences juridiques qui dépassent le cadre de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario ou de l’intimidation en milieu de travail. En effet, quelle qu’en soit la cause, quelle que soit la situation, une telle omission peut relever des droits de la personne, du droit du travail ou des normes du travail. On comprend donc que malgré le caractère strictement volontaire de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, il est tout à fait dans l’intérêt de l’employeur de prendre ses suggestions au sérieux. Rappelons aussi que pour l’entreprise, l’objectif de créer un milieu de travail psychologiquement sain dépasse la simple crainte des poursuites judiciaires ou du paiement de prestations d’invalidité, c’est une façon de faire preuve de responsabilité sociale et c’est bon pour les affaires. En effet, les milieux de travail sécuritaires sur le plan psychologique affichent des taux de motivation, de productivité, d’attractivité et de rétention supérieurs, autant de facteurs qui contribuent à de meilleurs résultats financiers.

Alors, comment les employeurs peuvent-ils créer un milieu de travail psychologiquement sain? Voici une approche systématique à la portée de tous :

  1. Créer une politique de santé mentale

Créez une politique officielle qui met de l’avant les grands principes de la sûreté psychologique au travail : donner aux employés un sentiment d’accomplissement, permettre la conciliation travail-vie personnelle et établir des objectifs de réussite clairs. Une telle politique donne de la légitimité aux problèmes de santé mentale, auxquels on doit accorder la même importance que les blessures physiques dans les règles de santé et de sécurité, en plus de réduire l’opprobre entourant la maladie mentale chez les employés, particulièrement lorsqu’elle s’accompagne de documentation et de programmes d’aide aux employés. Il est aussi important que les gestionnaires reçoivent de la formation pour apprendre à gérer les problèmes de santé mentale dès leur apparition.

  1. Évaluer le degré de sûreté psychologique

Les employeurs doivent évaluer la sûreté psychologique de leur milieu de travail, notamment en se penchant sur l’absentéisme, les plaintes des employés et les demandes d’invalidité (et en calculant les coûts associés).

  1. Trouver des points à améliorer et passer à l’action

Une fois qu’on a mis le doigt sur les facteurs de stress potentiels et actuels, qu’il s’agisse de problèmes procéduraux ou de personnes qui font de l’intimidation, on doit s’y attaquer promptement pour envoyer le signal aux employés que leur santé mentale est une priorité pour l’entreprise.

  1. Réévaluer la politique et l’améliorer

Une fois la politique de santé mentale implantée, on doit régulièrement la réévaluer pour mesurer son efficacité. Si elle est inefficace, des améliorations doivent être apportées; si elle fonctionne bien, on doit tout de même en faire l’examen pour s’assurer que le succès est toujours au rendez-vous.

L’avenir des femmes dans le secteur des STIM : une approche multidimensionnelle

 

 

 

 

Katie Bieber, conseillère en recrutement TI à la succursale Roevin d’Edmonton, possède plus de KatieBiebertrois ans d’expérience en recrutement conjugués à une bonne connaissance du secteur de la technologie d’Edmonton. Forte d’un réseau de contacts exceptionnels et d’un bassin de candidats du domaine des STIM, Katie s’occupe des clients dans le secteur TI. Elle travaille avec un grand nombre de candidates passionnées, de vraies pionnières qui surmontent des difficultés de taille du fait qu’elles soient les seules femmes à postuler un poste ou à faire partie de leur équipe. C’est leur persévérance et leur réussite qui inspirent Katie à se battre passionnément pour la promotion des femmes dans l’arène de la technologie.   


Dans la foulée de deux événements significatifs de mars, soit le Mois national du génie et la Journée internationale des femmes, Adecco poursuit son examen de la sous-représentation des femmes dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Ce sujet soulève de plus en plus de discussion, comme en témoigne l’intérêt que divers organismes gouvernementaux, rapports, études, entreprises, énoncés de mission et groupes de réflexion ont manifesté pour cette question ces dernières années. Le problème est décrié de toutes parts, à la fois par les défenseurs de la diversité et le secteur des STIM lui-même. En 2010, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a publié un rapport de 84 pages sur les Femmes en sciences et en génie au Canada qui a examiné la « sous-représentation des femmes au Canada dans les divers domaines de la science et du génie », soulignant que ce problème connu de longue date « préoccupait le CRSNG ».

Les femmes sont-elles réellement sous-représentées dans les STIM?

Absolument!

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Selon l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, les femmes de 25 à 34 ans détentrices d’un diplôme en STIM (ou STGM, selon la terminologie employée par l’enquête) représentaient seulement 39 % des diplômées universitaires, comparativement à 66 % de diplômées universitaires d’autres programmes. De plus, le pourcentage des femmes travaillant dans ce domaine n’a presque pas changé depuis 30 ans. En effet, tandis que les femmes occupaient 20 % de la main-d’œuvre dans les STIM en 1987, elles n’en représentent que 22 % aujourd’hui.

Comme le CRSNG l’a souligné dans son rapport, « On retrouve dans quasiment tous les pays au monde, à divers degrés, moins de femmes que d’hommes dans les études des sciences naturelles et de génie ».

Pourquoi les femmes évitent-elles les STIM?

Bien que le CRSNG constate que la littérature sur le sujet est disparate et ne contient pas de résultats concluants, je pense que le problème découle de ces deux facteurs :

  1. Les perceptions de soi des femmes sont façonnées par un sexisme explicite et implicite;
  2. Il manque dans ce domaine des modèles féminins auxquels les femmes pourraient s’identifier et qui pourraient leur servir de mentors.

Comme le souligne le CRSNG, les « barrières au progrès des femmes… sont systémiques… Si nous voulons diversifier les domaines des STIM, nous devons examiner attentivement les stéréotypes et les partis pris qui imprègnent toujours notre culture ».

Que faire?

Ces facteurs étant reconnus, une intervention multidimensionnelle s’impose pour déraciner les préjugés systémiques et sociétaux. Une personne ne peut les enrayer à elle seule. Les changements doivent provenir des gouvernements, entreprises, organismes, institutions, parents et éducateurs pour améliorer la perception et les rapports des femmes envers les STIM.

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Comme les perceptions et attitudes envers les mathématiques et les sciences se forment bien avant la 1re année, nous devons veiller à ce que nos enfants s’intéressent à ces sujets dès un jeune âge.

La socialisation étant un élément clé, nous devons initier les filles très tôt au raisonnement spatial et mathématique. Dans notre dernier blogue, Réjeanne Aimey explique que tandis que les jouets de son frère étaient mécaniques et mobiles, les siens exigeaient de l’imagination. Le CRSNG abonde dans ce sens dans son rapport : « Lorsque les filles grandissent dans un environnement où leur réussite en science et mathématiques est valorisée et où elles reçoivent une formation axée sur les compétences spatiales, elles sont plus susceptibles d’acquérir ces compétences, d’accroître leur confiance en elle et d’envisager de faire carrière dans le domaine des STIM. »

Nous devons également combattre les idées fausses que les jeunes filles se font sur leurs capacités et les femmes œuvrant dans le domaine. Les stéréotypes voulant que les femmes n’ont pas de capacité d’analyse ou sont incapables de raffiner leurs compétences en mathématiques ont depuis longtemps étaient démentis. Le meilleur moyen de lutter contre ces préjugés est de reconnaître les réalisations  des femmes – passées et actuelles. Les femmes comme Marie Curie, Dre Mary Lowe Good, Dre Margaret Oakley Dayhoff et Ada Lovelace (pour n’en nommer que quelques-unes) ont pavé la voie pour permettre aux femmes d’accomplir des exploits scientifiques et elles méritent autant de reconnaissance que leurs homologues masculins. Nous devons également introniser plus de femmes remarquables au Temple de la renommée des sciences et génie du Canada. Comme le recommande le CRSNG, « Il faut promouvoir les réalisations des filles et des femmes en mathématiques et sciences… Enseigner aux filles que les compétences intellectuelles, y compris les compétences spatiales, sont acquises » et pas innées.

À mon avis, un pas dans la bonne direction pour mettre fin à ces préjugés serait de rendre les études en STIM la norme pour les femmes dès un jeune âge, contrairement aux occupations et orientations traditionnellement féminines.

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Établissements d’enseignement

Bien que le Canada fasse des progrès au chapitre de l’inscription des femmes dans les programmes des STIM – l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Toronto affichant d’ailleurs des taux d’inscriptions féminines records dans les programmes de génie (29 % et 30 % respectivement) – ce « progrès » n’est malheureusement pas aussi important qu’il semble. Selon le magazine Macleans, l’inscription des femmes dans les domaines des STIM s’établit à seulement 19 % à l’échelle du Canada. De plus, seulement 12 % des 280 000 ingénieurs professionnels au pays sont des femmes. « Même si elles obtiennent un emploi, explique-t-on dans le Macleans, le nombre de femmes occupant des postes de direction est bien trop faible. Par exemple, dans les universités, seulement 12 pour cent des professeurs titulaires dans les STIM sont des femmes. » De plus, selon l’étude menée en 2012 par le Conseil des académies canadiennes, les femmes gagnent moins que les hommes à tous les niveaux d’enseignement – même les professeures titularisées – et sont pénalisées sur le plan des promotions et de la permanence lorsqu’elles prennent des congés de maternité en raison du manque de flexibilité des modalités de départ et de réintégration.

Il est également extrêmement frustrant de savoir que des femmes qualifiées et talentueuses sont régulièrement négligées pour grand nombre d’honneurs et de prix dans le domaine des STIM. Les femmes sont ignorées pour ces récompenses parce que les hommes qui occupent des postes de direction sont plus susceptibles de proposer des hommes pour ces honneurs. Le même article dans Macleans dresse un profil de la neuroéthicienne Judy Illes et de la professeure clinique, Dre Catherine Anderson – toutes deux de l’Université de la Colombie-Britannique – qui ont démissionné du comité de sélection du Temple de la renommée des sciences et génie du Canada parce que « pour la deuxième année consécutive, tous les finalistes étaient des hommes ». Un accès plus facile et juste à ces programmes, ressources et sources de reconnaissance est jugé essentiel pour attirer et retenir les femmes dans le domaine des STIM.

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Employeurs

Le découragement des femmes diplômées et travaillant dans le domaine des STIM représente un autre enjeu de taille. En plus d’être moins rémunérées que les hommes, les femmes font face à des obstacles au travail qui se présentent comme des  « petits moments sexistes qui les font sentir malvenues et indignes de leur poste  », double insulte pour ces femmes hautement qualifiées qui ont trimé pour atteindre leurs objectifs et mériter leur place.

Heureusement, conscients des pratiques d’embauche et environnements de travail discriminatoires, de plus en plus d’employeurs cherchent des moyens d’encourager plus de femmes à poursuivre une carrière dans le domaine des STIM.

Par exemple, Microsoft a lancé un nouveau mouvement intitulé #MakeWhatsNext, qui vise à s’attaquer aux questions et causes de l’abandon des femmes des STIM ou de leur perte d’intérêt pour ce domaine. Microsoft, ayant également constaté que l’accès aux études en informatique représentait un obstacle important pour les filles, a lancé le programme YouthSpark, qui fournit des possibilités d’apprentissage et des ressources informatiques gratuites.

D’autres organisations ont également emboîté le pas. L’Oréal Canada, par exemple, offre aux femmes des bourses dans le domaine des sciences de la vie pour promouvoir la recherche et le mentorat. Pratt & Whitney commandite la Chaire du CRSNG pour les femmes en science et génie dans le but d’appuyer l’avancement des filles et femmes dans ces secteurs.

Ces grandes entreprises ont la capacité de changer les attitudes sur ce problème persistant, d’aider la société à dissiper les partis pris sexistes et de prendre les mesures essentielles pour veiller à instaurer l’égalité dans le secteur des STIM.

Que fait Adecco?

Nous reconnaissons la responsabilité qui incombe aux employeurs les plus importants au monde comme nous. Nous sommes fiers que l’Institut Great Place to Work ait classé Adecco Canada au 27e rang des meilleurs lieux de travail pour les femmes en 2016.

Notre programme Way to Work propose aux jeunes dirigeantes des possibilités de stages rémunérés et de mentorat auprès de nos recruteurs, dirigeants et clients, dont bon nombre font partie du secteur des STIM. De plus, le numéro Femmes et Leadership de notre magazine Lead a recueilli les perspectives d’avocats en droit du travail, d’économistes et de chefs d’entreprise sur la question.

Nous offrons également à des milliers de femmes à l’échelle du Canada des opportunités d’emploi dans les secteurs médical, scientifique, de l’ingénierie, de la technologie et de la technologie de l’information. Les offres sont affichées sur les sites Web Adecco.ca et Roevin.ca.

Pour Adecco et Roevin, promouvoir la diversité des talents n’est pas simplement une « pratique exemplaire », mais bien notre pratique normale et notre engagement. Notre Comité canadien sur la diversité est voué à établir des liens pour nous permettre de mieux servir les collectivités où nous travaillons tout en favorisant l’équité et la diversité en matière d’emploi – incluant pour les femmes, les parents et les personnes qui réintègrent le marché du travail.

J’espère que toutes les femmes et filles talentueuses du domaine des STIM ont eu une Journée internationale des femmes enrichissante et inspirante et qu’elles continueront à célébrer tout le Mois national du génie!

Les femmes en génie : entrevue avec Réjeanney Aimey, ing. MBA

Depuis 1992, Ingénieurs Canada célèbre chaque année l’excellence en ingénierie en faisant du mois de mars le Mois national du génie. Le thème de cette année, « Une place pour toi », porte sur l’inclusion, la diversité et les possibilités dans le monde du génie. En cette Journée internationale des femmes, l’occasion est idéale pour présenter des ingénieures inspirantes et pour montrer aux techniciennes et aux  scientifiques en herbe à quel point une carrière en génie peut être gratifiante. Voici l’entrevue menée par Adecco avec Réjeanne Aimey, ing., MBA, une ingénieure inspirante et expérimentée de Toronto. Elle nous parle de son expérience dans le domaine des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), non seulement comme femme, mais aussi comme personne de couleur dans ce domaine hautement compétitif et autrefois très exclusif.

 RejeanneAimeyNée au Canada, Réjeanne a vécu à Trinité-et-Tobago de l’âge de 3 ans jusqu’à la fin du secondaire. Initiée à la musique dès l’âge de 6 ans, elle a obtenu la plus haute certification en théorie musicale et en piano décernée par le Trinity College of Music de Londres. Au secondaire, elle a fréquenté une prestigieuse école pour filles, Bishop Anstey, qui ne recrute que les meilleures élèves. À son retour au Canada, elle s’est inscrite à l’Université Western Ontario de London, où elle a obtenu un baccalauréat en génie mécanique. Réjeanne a ensuite travaillé dans divers domaines : recherche et développement, génie structural, bruits et vibrations, analyse de longévité à l’aide de la méthode des éléments finis, amélioration continue sans gaspillage, génie des réacteurs nucléaires, entretien d’équipements industriels lourds, mise en œuvre de logiciels et consultation en recherche scientifique et développement expérimental. Elle est membre de l’Ordre des ingénieurs de l’Ontario et de la Ontario Society of Professional Engineers. Tout en travaillant, elle a fait une maîtrise en administration des affaires à l’Université de Phoenix. Réjeanne veut raconter son histoire afin d’encourager les autres à se dépasser, de favoriser l’apprentissage des STIM chez les jeunes et de promouvoir la profession d’ingénieur en Ontario.

Qu’est-ce qui vous a attirée vers les STIM?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été curieuse. Je me rappelle que très jeune déjà, je voulais savoir comment mes jouets fonctionnaient et surtout, comment ils bougeaient. J’ai rapidement réalisé que les jouets de mon frère étaient beaucoup plus intéressants que ceux qu’on me donnait à moi. Même aujourd’hui, les jouets pour garçons sont conçus de façon à se mouvoir seuls, contrairement aux jouets destinés aux filles; celles-ci doivent faire appel à leur imagination pour les faire bouger! J’ai joué avec les deux types de jouets, mais ceux qui étaient conçus pour les garçons stimulaient immédiatement ma curiosité et m’ont davantage aidée à développer mon intelligence.

Par ailleurs, il se passait toujours près de chez moi quelque chose d’intéressant qui attirait mon attention : du mélange du ciment à la préparation d’un gâteau, en passant par le  jardinage ou la construction d’un bassin ou d’une niche, tout me stimulait.

Lorsque j’ai été exposée aux sciences pour la première fois, à l’école, j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Plus je faisais de sciences, plus mon intérêt grandissait, et je n’ai jamais regardé en arrière.

Petite, avez-vous toujours su que vous vouliez être ingénieure?

À dire vrai, j’ai toujours su que c’était une possibilité, mais j’ai hésité à l’adolescence parce que j’aimais beaucoup les arts. Je ne suis pas Monet, mais je rappelle avoir pensé que j’aimais autant les sciences que les arts et avoir envisagé l’architecture, qui représentait à mes yeux la combinaison parfaite des deux. Finalement, j’ai quand même choisi le génie, qui me semblait beaucoup plus stable, en me disant que je pourrais toujours développer mon côté artistique autrement.

Je dois ajouter que mon père est ingénieur civil et que ma famille élargie compte de nombreux ingénieurs dans tous les domaines. Pour beaucoup de monde, il semblait évident que je choisirais cette voie, mais mes parents ne m’y ont jamais obligée. Lorsque je leur ai annoncé ma décision, ils m’ont simplement appuyée avec joie.

Avez-vous été encouragée ou inspirée par un mentor ou un modèle du domaine des STIM?

« Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes.»

À l’école secondaire que j’ai fréquentée, on nous donnait le sentiment qu’il n’y avait pas de limites à ce que nous pouvions faire. Je ne pense pas avoir eu comme modèle une femme noire en particulier, ingénieure ou scientifique, mais je me rappelle de nombreuses femmes qui avaient surmonté des stéréotypes sexistes dans plusieurs autres domaines. Tout ce que je savais, c’est que j’aimais le mouvement et les sciences, que j’étais bonne à l’école et que je pouvais choisir ce que je voulais : j’ai choisi le génie.

Avez-vous subi des préjugés sexistes ou racistes lors de votre formation technique et dans votre profession?

Je répondrais « oui », mais c’était beaucoup plus du racisme que du sexisme. Ce qui me permet de l’affirmer, c’est que même si je suis née au Canada, j’ai été élevée dans un autre pays, constitué d’une mosaïque de races et de cultures. Mes proches occupaient des postes dans le domaine qu’ils avaient choisi, la plupart des dirigeants du pays me ressemblaient, j’étais entourée de personnes qui me ressemblaient aussi, et à l’école personne ne voyait ses ambitions brimées en raison de son statut socio-économique; je n’ai donc jamais douté de mes compétences et de mes objectifs. J’ai fréquenté l’une des meilleures écoles et étudié auprès de certaines des femmes les plus intelligentes et accomplies que je rencontrerai dans ma vie. Je sais donc ce qu’est un traitement égalitaire, et j’ai ressenti clairement la différence en revenant au Canada.

Comment avez-vous surmonté ces préjugés, psychologiquement et pratiquement?

« Étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.»

Je suis ambitieuse, résolue, dynamique et déterminée — des qualités que m’ont transmises ma famille, mes amis, mes enseignants et mes aînés. Cela m’a sûrement aidée à évoluer dans cet environnement. La plupart du temps, j’ignorais les insultes et j’étais reconnaissante des occasions qui se présentaient. Chaque fois que j’en ai eu besoin, une avenue s’est ouverte, et cela a compensé tous les commentaires racistes, sexistes ou injustes. Pour être honnête, je crois que certaines des personnes qui plaçaient ces obstacles sur ma route n’étaient pas conscientes du fait que leurs décisions étaient davantage basées sur leurs perceptions quant à ma race et à ma culture que sur mes compétences réelles.

Je suppose aussi qu’étant donné qu’étant donné la diversité de mes champs d’intérêt, lorsque les choses ne se passent pas bien dans un secteur, je reste motivée et occupée par mes autres activités.

Selon vous, comment peut-on mieux encourager les filles et les femmes — particulièrement les femmes de couleur — à choisir le génie?

D’abord, je pense qu’il faut continuer à exposer les enfants aux sciences et aux technologies. Dans le monde moderne, les STIM peuvent s’appliquer pratiquement à tous les domaines; il n’y a donc aucune excuse pour en exclure une partie de la population parce qu’on pense qu’elle ne s’y intéresse pas. Je pense que si l’on présente les STIM avec les qualités dont devrait faire preuve tout bon professeur – l’intelligence, la patience, la bienveillance, l’attention, l’équité et la justice –, tous les enfants peuvent y exceller.

Qu’on soit garçon ou fille, je pense qu’il faut commencer dès l’enfance. Si les enfants ne sont pas inspirés par leurs jouets ou par l’influence positive de proches, il faut les intéresser au domaine des STIM grâce à un système d’éducation juste et équitable. Il y a aussi beaucoup de projets parascolaires qui peuvent y contribuer. L’un d’eux, auquel je contribue, est un concours de conception ouvert aux filles de 11 à 14 ans (le Women in Engineering and Science (WIES) Design Competition) qui se déroule sur deux fins de semaine en été. L’année dernière, nous avons montré aux enfants comment concevoir, construire et commercialiser des applications mobiles sur les blessures sportives courantes. Cette année, nous espérons inclure la conception mécanique et l’impression en 3D. L’an dernier, les solutions proposées par les enfants étaient comparables à celles de professionnels. Nous cherchons des commanditaires, des bénévoles et des participants pour le concours de juillet prochain; c’est une occasion extraordinaire pour les éducateurs et les commanditaires de s’impliquer et de faire une différence sur le terrain.

Comme société, nous avons tendance à n’apprécier que les personnes que nous connaissons ou qui nous ressemblent; tant que nous ne dépasserons pas cela, je crois qu’il faut proposer aux filles de couleur des modèles de femmes de couleur dans le domaine des STIM pour qu’elles sachent que c’est possible pour elles aussi. Des entrevues comme celle‑ci, de même que la récente émission HERstory In Black à CBC et le projet How She Hustles y contribuent certainement. J’aimerais donc remercier Adecco de m’avoir choisie.

Concrètement, que peuvent faire les éducateurs, les législateurs et les employeurs rendre le génie plus accueillant pour les femmes?

Les éducateurs peuvent s’assurer que tous les enfants sont également exposés aux STIM et les orienter vers les ressources qui correspondent à leurs intérêts.

Les législateurs peuvent s’efforcer d’éliminer la sélection et le classement dans les écoles pour que tous les enfants (peu importe leur race ou leur genre) aient le même accès à l’information et continuent à être stimulés par les autres, qu’ils soient plus ou moins avancés qu’eux.

Les employeurs peuvent offrir des occasions intéressantes aux femmes et aux minorités et créer des programmes de mentorat encadrés afin de les aider à progresser.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes de couleur qui envisagent une carrière en génie?

« N’abandonnez jamais, et vous y arriverez. »

Foncez! Assurez-vous d’avoir de bonnes notes et si vous avez besoin d’aide, cherchez-la jusqu’à ce que vous la trouviez. Ceux qui déploient les efforts nécessaires finissent toujours par trouver les bonnes personnes, et vous devez être prêtes à ce que les « bonnes personnes » n’aient rien en commun avec vous, à part votre amour du génie. Si vous le pouvez, approfondissez vos apprentissages en participant à des projets du domaine des STIM après l’école. Éloignez-vous des gens qui tentent de vous décourager; si c’est impossible, ignorez-les, même si ce sont des membres de votre famille ou des amis « bien intentionnés ». N’abandonnez jamais, et vous y arriverez.