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De l’autre côté du triathlon : un message d’Anne, ambassadrice Win4Youth

Anne à l’arrivée du triathlon Ocean Lava.

Le programme Win4Youth permet aux employés et aux clients du Groupe Adecco d’améliorer les conditions de vie de jeunes du monde entier tout en partageant leur passion du sport. Anne Nguyen était l’une des deux membres de la famille du Groupe Adecco Canada à avoir été choisie pour représenter le programme Win4Youth au triathlon Ocean Lava en octobre à Lanzarote, en Espagne. Voici son dernier article en tant qu’ambassadrice Win4Youth 2018.

Après le triathlon, j’ai pris le temps de réfléchir à la raison pour laquelle je souhaitais devenir ambassadrice de Win4Youth. Plus jeune, je me concentrais surtout sur mes études, et je n’ai jamais vraiment participé à des sports ou à des activités parascolaires. C’est pourquoi j’ai toujours eu l’impression d’être passée à côté de la chance de faire partie d’une communauté qui n’était pas composée d’amis ou de membres de ma famille. J’ai donc sauté sur l’occasion (d’accord, j’étais un peu réticente) de soumettre ma candidature pour devenir ambassadrice Win4Youth; je savais que cela m’aiderait à devenir active et à accroître mon réseau au sein du Groupe Adecco.

Le programme a largement dépassé mes attentes. En effet, non seulement ai-je réussi à compléter un triathlon de distance olympique, mais j’ai aussi rencontré des gens de partout dans le monde qui sont devenus des amis pour la vie. Ensemble, nous avons conquis le parcours de vélo le plus difficile de toute l’histoire de Win4Youth, une épreuve qui nous a unis à jamais (#weareWin4Youth et #alumniproud pour la vie!). Même si mon aventure en tant qu’ambassadrice Win4Youth 2018 tire à sa fin, je continuerai à motiver les négligés et à parler en leur nom. Après tout, si une accro du canapé comme moi a pu se transformer en athlète, cela veut dire qu’on est capable de tout si on s’y met!

Le chemin vers Lanzarote

Après le camp d’entraînement à Gand, en Belgique, j’ai dû m’entraîner cinq jours par semaine pendant cinq mois. Celle qui dormait le plus longtemps possible se réveillait maintenant à 4 h tous les matins pour s’entraîner avant le travail. Si je profitais des conseils de mon entraîneur, c’est moi qui devais me dépasser à chaque séance. Je ne mentirai pas : ces cinq mois ont été ardus. Certains jours, je sentais que rien ne pouvait m’arrêter, mais parfois je ramais, soit parce que j’étais malade ou simplement fatiguée.

Mais j’ai tiré de précieuses leçons de toutes ces épreuves. La première – et une que j’ai dû répéter souvent – fut d’écouter mon corps. Je me sentais toujours mal de rater une séance, mais j’ai rapidement appris que j’avais besoin de repos. Et chaque fois, je suis revenue plus forte. Allez savoir!

La deuxième leçon : faire confiance au processus et ne pas comparer mon parcours à celui des autres. Les autres ambassadeurs atteignaient des objectifs d’entraînement impressionnants. Je n’en revenais pas à quel point ils étaient plus rapides que moi à la nage ou à vélo! Mais j’ai dû apprendre à ne pas me comparer à eux. C’était sans contredit la leçon la plus difficile, car je craignais de ne pas être assez bonne pour participer au triathlon. Puis j’ai réalisé (avec l’aide de mon entraîneur, bien sûr) qu’il s’agissait de mon cheminement et que je devais me concentrer sur moi-même, et pas sur les autres.

Ce que j’ignorais, quand je me suis lancée dans cette aventure, c’est à quel point ces cinq mois me transformeraient. La personne qui a entamé ce parcours n’a pratiquement rien à voir avec la personne que je suis aujourd’hui. Les changements que j’ai effectués ont des impacts sur ma vie personnelle et professionnelle. Je suis plus confiante et motivée, et je sais que peu importe les circonstances, je peux sortir de ma zone de confort et accomplir tout ce que je veux. Le programme et le soutien que j’ai reçu de #teamanne continuent à faire en sorte que je me dépasse chaque jour pour être une meilleure personne.

Les retrouvailles d’une vie

J’étais vraiment impatiente de revoir les autres ambassadeurs. J’ai sûrement un parti pris, mais les ambassadeurs Win4Youth 2018 sont parmi les personnes les plus extraordinaires que j’ai rencontrées. Je n’ai jamais vu un groupe de gens qui s’encourageaient autant. Même si nous venions de pays différents, je n’ai jamais senti qu’ils n’étaient pas derrière moi. L’entraide coulait de source, et avec le recul, je me rends compte qu’elle avait commencé à Gand et qu’elle s’est poursuivie jusqu’à ce que le dernier participant franchisse le fil d’arrivée à Lanzarote.

Un ancien ambassadeur a organisé une baignade en mer lors de notre première matinée en Espagne. Quand j’ai quitté le Canada, la seule idée de nager dans l’océan me donnait la nausée. Je savais que je devais vaincre ma peur et nager en eau libre. Mes expériences à l’entraînement n’ont rien fait pour m’aider. Je paniquais chaque fois, et j’étais persuadée que je serais incapable de garder mon calme en mer. Cependant, toutes mes craintes se sont évanouies rapidement lorsque j’ai reçu les encouragements et le soutien des autres ambassadeurs. Après cette baignade, j’ai réalisé que grâce à mon entraînement, j’étais fin prête pour l’épreuve de natation. La seule chose qui m’inquiétait encore, c’était les poissons!

Anne à vélo.

Anne à vélo.

Des trois épreuves du triathlon, je croyais que le vélo était celle pour laquelle j’étais le mieux préparée. Toutefois, c’est lorsque nous avons roulé en voiture sur une partie du parcours que je me suis rendu compte à quel point j’avais tort. Les pentes sur lesquelles je m’étais entraînée à Calgary n’avaient rien à voir avec celles de Lanzarote. Nos entraîneurs nous ont dit que si nous le voulions, nous pourrions descendre du vélo et continuer à pied. Personne ne nous en tiendrait rigueur. Ce soir-là, et jusqu’au lendemain, au moment de notre randonnée en vélo, j’étais envahie de pensées négatives. Les pentes étaient un peu exigeantes, et à la pensée de la plus escarpée, je me suis demandé pourquoi j’avais voulu m’embarquer dans un triathlon.

La journée avant le triathlon est passée vraiment rapidement. Nous avons roulé jusqu’à la zone de transition et fait nos tests de natation avant de nous faire plaisir avec un souper de pâtes. J’étais à la fois fébrile, heureuse et nerveuse. Je n’arrivais pas à croire qu’enfin, le moment était venu de mettre en pratique notre entraînement.

27 octobre 2018 – Le triathlon Ocean Lava

À 6 h 30, alors qu’il faisait encore noir, nous avons quitté l’hôtel pour nous rendre à la zone de transition. Tout le monde était calme et silencieux. Je n’étais pas nerveuse jusqu’à ce que je me retrouve sur la plage. Je suis très fière de pouvoir dire que j’ai réussi à nager toute la distance au crawl, chose dont je n’aurais jamais cru être capable. C’est étrange, mais ce que je craignais le plus est maintenant ce qui me manque probablement le plus. À ceux et celles qui ne veulent pas devenir ambassadeurs car ils ont peur de l’eau ou ne savent pas nager : ne vous en faites pas, tout ira bien en mer. Votre entraînement, l’adrénaline et votre combinaison isothermique vous transformeront en véritable poisson humain!

Malgré mon appréhension du parcours de vélo, c’est finalement l’épreuve du triathlon que j’ai préférée, même si j’ai failli m’étouffer avec ma barre de protéines au chocolat lors de la transition entre la natation et le vélo. Avis aux futurs ambassadeurs : évitez ce type d’aliment pour vous donner de l’énergie, car vos doigts seront enduits de chocolat et vous ne pourrez mastiquer rapidement. Résultat, des photos de vous avec la bouche pleine…

Même avec les doigts collants et les dents sales, j’étais prête à affronter mes peurs. En fait, je n’avais pas le choix d’affronter ma peur des pentes. Pendant que je roulais, je me sentais vraiment bien. J’appréhendais la pente la plus escarpée… Quand j’ai réalisé que je l’avais conquise, je me suis sentie comme Leonardo DiCaprio dans Titanic : j’étais la reine du monde! Je crois que ce que j’ai préféré de l’épreuve de vélo, ça a été de dépasser les autres ambassadeurs. Peu importe où l’on se trouvait dans le parcours, chaque fois qu’un participant en dépassait un autre, on s’encourageait. L’énergie était incroyable et m’a transporté à chaque pente. Pendant mon entraînement, j’avais vraiment peur des descentes; c’était trop rapide pour moi. Chaque fois, je freinais un peu pour me ralentir. Lors de l’épreuve, toutefois, je me suis dit que je devais en profiter pour rouler le plus rapidement possible. Et c’est ce que j’ai fait. Ma plus grande réussite à vélo est d’avoir atteint une vitesse de 61 km/h en descente. Peu de choses vous font sentir aussi vivant que de vaincre l’une de vos plus grandes peurs!

Alors que je dévalais l’une des dernières pentes, j’ai levé la tête pour admirer le paysage. Je voyais la mer au loin, et c’est là que j’ai réalisé à quel point j’étais reconnaissante de pouvoir vivre cette expérience.

La dernière épreuve, la course, était loin d’être facile. Je venais de rouler pendant deux heures et le soleil plombait. Je ne m’étais pas assez hydratée (mille excuses à mon corps) et je commençais vraiment à ressentir la fatigue. Mais je savais que je devais continuer. J’étais si près du but – je pouvais voir la ligne d’arrivée! Ce n’était pas le moment d’abandonner. Alors je suis allée puiser dans mes forces. En plus, des athlètes que je ne connaissais même pas m’encourageaient. Ce qui est extraordinaire à propos de ce sport, selon moi, c’est que tous les participants compétitionnent contre eux-mêmes. Vous serez toujours votre plus grand adversaire; c’est donc à vous de décider jusqu’à quel point et à quel rythme vous voulez vous dépasser.

Heureusement, j’ai reçu de l’aide lors de mon dernier kilomètre. Merci à l’inconnu qui m’a poussé à en donner encore un peu plus. Il m’a encouragée à continuer et avant que je m’en rende compte, j’avais traversé la ligne d’arrivée. Dans l’excitation de l’arrivée, j’ai oublié de savourer le moment. Les détails sont donc un peu flous. Je me rappelle par contre avoir répété sans cesse « Je n’arrive pas à y croire! Je l’ai fait! ». Je l’ai peut-être dit à Alain Dehaze, PDG du Groupe Adecco, alors que je lui donnais une accolade un peu trop longue. Il n’y a littéralement pas de meilleure sensation que de savoir qu’on a accompli une chose pour laquelle on a travaillé si fort.

Les mots que vous êtes en train de lire peinent à décrire ce que cette expérience m’a fait vivre. Je vous mets tous au défi de sortir de votre zone de confort. Il y a une citation qui dit : « Notre zone de confort est un endroit magnifique, mais rien n’y pousse. » Continuez à croître et à viser les plus hauts sommets, car tout est possible! On m’a demandé s’il s’agissait de la fin de mon parcours. Réponse courte : non, ce n’est que le début. Je me suis fixé beaucoup d’objectifs que je veux #ANNEihiler en 2019, notamment participer à un Ironman 70.3 avec quelques-uns de mes nouveaux amis. Win4Youth a changé ma façon de voir la vie. Découvrez ce que ce programme peut faire pour vous. Foncez et soumettez votre candidature pour devenir ambassadeur Win4Youth 2019. Je vous promets que vous ne le regretterez pas!

Le blogue Lēad est une publication d’Adecco Canada. Trouvez et postulez votre emploi de rêve, ou obtenez des conseils de carrière de nos experts.

 

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