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Portraits des Jeux paralympiques : Kimberly Joines

Reconnue comme l’une des meilleures skieuses sur luge du monde, Kimberly Joines est arrivée première dans de nombreuses compétitions de Coupe du monde du Comité International Paralympique (CIP), et aux Jeux paralympiques d’hiver de 2006 à Turin, elle est revenue au pays avec la médaille de bronze en Super-G. Tentant maintenant d’arracher l’or à Sotchi, Kimberly s’inspire de son amour des montagnes, de sa culture montagnarde  et de l’athlétisme en général. Après avoir subi une blessure à la moelle épinière alors qu’elle faisait de la planche à neige, qui l’a laissée paralysée de la taille aux pieds, elle s’est rapidement tournée vers le ski sur luge. « Cette discipline m’a ouvert des portes incroyables et m’a permis de poursuivre une carrière athlétique, probablement à un niveau encore plus compétitif que si j’avais eu le contrôle de tous mes membres », avoue-t-elle.

Bien qu’elle prévoit pendant quelques temps se consacrer à son sport, Kimberly entretient des ambitions en dehors du ski qui se révèlent tout aussi impressionnantes. Elle se rappelle de ses années d’études à l’université de l’Alberta au programme de baccalauréat en commerce. « C’était vraiment très difficile, dit-elle. J’habitais Edmonton, j’étudiais et je travaillais à plein temps, et je m’entraînais tout le temps – comme si je pouvais me séparer en trois! J’étais complètement exténuée. » Mais, au bout du compte, elle constate que, tout comme dans le sport, l’effort en valait la peine : « J’ai réalisé que je voyais peut-être un peu trop grand avec le bac en commerce et la poursuite de mes autres activités, passablement variées. J’avais toujours voulu ouvrir un bar dans un endroit ayant une station de ski. Mes vues ont toutefois évolué depuis ce temps et, aujourd’hui, je me vois retourner sur les bancs d’école pour devenir acupunctrice. Cette discipline m’intéresse beaucoup, d’autant plus que c’est un métier que je peux exercer dans mon fauteuil sans trop en demander à mon corps. Mais la vie m’a toujours présenté de nouvelles occasions. Ma grave blessure au dos m’a permis de devenir une athlète paralympique. J’ai le sentiment que la vie me montrera la voie à suivre quand ma carrière d’athlète sera derrière moi. »

Même si Kimberly a pour philosophie de suivre le cours naturel de la vie, elle ne nie pas l’importance d’établir un plan de vie. « Élaborer des plans peut vous aider à vous concentrer sur des buts et à structurer vos priorités, mais il ne faut pas nécessairement suivre ces plans à la lettre et se fermer totalement aux surprises que nous réserve la vie. Si vous êtes trop obsédé par eux, vous pourriez rater certaines occasions en or. Nous, les athlètes, passons énormément de temps à faire des plans : que ce soit notre plan d’attaque pour le parcours, ou ce que nous ferons durant la journée, pendant le camp d’entraînement, pendant l’année et pendant les quatre années entre les Jeux – nous n’arrêtons pas de planifier et de nous représenter dans diverse situations. Mais tout cela ne permet pas nécessairement d’éviter les blessures. Il faut assurément se montrer ouvert au changement en dépit des plans tracés d’avance. Mais ces plans demeurent utiles, ne serait-ce que pour nous guider un peu. »

En fait, tout comme dans le monde du travail, la scène sportive nous permet de constater que, souvent, la planification et le côté imprévisible de la vie s’entrechoquent. Les skis sur luge, par exemple, représentent une bonne analogie de ce qui se produit dans divers secteurs d’activité lorsque la technologie change la donne. « Au cours des 20 à 30 dernières années, dit-elle, les skis sur luge ont connu une véritable révolution. Ils sont passés de simple toboggan pour les enfants à un accessoire sportif sophistiqué, pratiquement comparable aux vélos de montagne de compétition d’une valeur de 10 000 $, avec leurs amortisseurs déments et leur géométrie de pointe. Nous tentons d’utiliser le ski sur luge pour reproduire les actions qu’accomplissent les hanches, les genoux et les chevilles. Ainsi, plus nous nous approchons de ces mouvements, plus nous sommes en mesure en tant que conducteurs de manœuvrer et d’accélérer ainsi que de reproduire les techniques qu’un skieur ayant l’usage normal de ses membres utilise dans une course. Donc, cela signifie beaucoup pour nous, et en particulier pour l’équipe canadienne. Depuis 2010 et même avant, nous construisons et perfectionnons les skis sur luge, et le résultat ressemble à des montagnes russes; il y a eu beaucoup d’essais et d’erreurs. Le changement est ardu, mais je crois qu’avec le produit que nous conduisons maintenant, il était nécessaire d’aller là où la technologie était la meilleure. Et si vous ne courez pas ce risque, vous resterez probablement loin derrière tous les autres qui ont osé s’adapter au changement et s’améliorer. »

Étant sur le point de se mesurer au reste du monde à Sotchi, Kimberly offre un conseil à tous ceux et celles qui cherchent à exceller dans quelque discipline que ce soit : « Dressez des plans, préparez-vous et entraînez-vous du mieux que vous pouvez. Mais faites preuve de patience si les choses ne fonctionnent pas comme vous vous y attendiez. Soyez ouvert au changement et saisissez les occasions lorsque la vie vous les présente. »

Pour en savoir davantage sur le parcours de vie de Kimberly, consultez son profil ou visitez le www.kimberlyjoines.com. Vous pouvez aussi suivre Kimberly sur Twitter : @9LivesJoines.

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