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Le blues d’après-vacances : les causes et les cures

Compte tenu du nombre de personnes qui affirment que les vacances sont essentielles à leur bien-être, on pourrait s’attendre à trouver une oreille compatissante si l’on revient au bureau en chantant le blues du retour de vacances. Or cette nostalgie se trouve souvent au contraire accueillie par quelques fausses expressions de sympathie formulées sur un ton quelque peu condescendant. C’est une réaction que la majeure partie d’entre nous peut avoir à un moment ou à un autre. Mais pourquoi, surtout étant donné que la situation inverse se produira sans faute à notre propre retour de vacances? Est-ce par agacement? Par jalousie? Ou bien est-ce par crainte que le fait d’offrir une oreille compatissante à un collègue qui dit s’ennuyer des côtes de Capri nous fasse paraître gâtés, immatures et peu fiables, ou dotés de tout autre horrible défaut que l’on attribuerait à nos pairs? Peut-être cette même crainte est-elle responsable de faire taire le blues du retour de vacances chez bon nombre de nos collègues.

En vérité, les vacances sont essentielles au bien-être de chacun – si essentielles, en fait, que le fait de ne pas prendre de vacances a été lié à un taux élevé de maladies du cœur tant chez les hommes que chez les femmes. De fait, il est tout naturel – et très bon pour la santé – de prendre des vacances, et c’est ce qui fait que le retour de vacances peut sembler si oppressant. Contrairement à ce que sous-entend son appellation inoffensive, le blues d’après-vacances se caractérise par tout un éventail d’états négatifs, possiblement graves, notamment le stress, l’anxiété, la fatigue, l’agitation, l’inattention, même la dépression grave. Sommes-nous pourtant destinés à craindre le retour au travail chaque fois que nous échappons au quotidien? Pas nécessairement. Suivre les conseils suivants peut d’ailleurs être d’une grande aide à ce sujet.

Faire face au blues d’après-vacances et s’en libérer

  • Dégager l’espace avant le départ

    C’est bien connu, le fait de laisser sa maison ou son espace de travail en désordre augmente vos chances de vivre du stress. Ceci est toujours vrai, bien sûr, pas seulement juste avant ou juste après les vacances. C’est par contre au retour des vacances que le désordre vous fera vraiment frissonner. À la simple vue de pages remplies de griffonnages, d’aide-mémoire épars, de crayons et autres trombones éparpillés, vous pourriez vous sentir submergé, avec l’impression d’avoir plus de travail à faire qu’il n’y en a en réalité. Il vous sera aussi plus difficile de trouver ce dont vous avez besoin pour faire ce que vous devez faire. Il ne rime à rien de revenir de vacances pour trouver des notes sur de vieilles questions, surtout quand elles vous empêchent de reprendre le rythme. Réglez le désordre et rangez vos effets pour trouver à votre retour un espace de travail propre, bien ordonné et accueillant.

  • Partez sans souci

    Vos vacances ne sont pas de vraies vacances si vous travaillez pendant que vous y êtes – et ceci comprend les courriels et les messages vocaux. Il est naturel de ne pas vouloir prendre du retard dans son travail. Mais cela va indéniablement se produire, au moins un peu, quoi que vous fassiez. Vous devez l’accepter et régler le plus de dossiers possible avant de partir. Ensuite, profitez de vos vacances et laissez votre travail jusqu’à ce qu’il soit temps de vous y remettre, c’est-à-dire à votre retour.

  • Entrez dans la danse

    Si un lointain paradis vous accueille, quittez-le quelques jours avant votre retour au travail afin de vous réaccoutumer à votre environnement habituel et vous remettre du décalage horaire. Si vous le souhaitez, vous pouvez même prendre le temps de traiter les messages vocaux et les courriels qui auraient pu s’accumuler, histoire de vivre un retour au travail sans surprise. Essayez aussi à votre retour de ne faire que des tâches de mise à jour pendant un jour ou deux. Si cela ne risque pas de vous causer de souci, vous pourriez aussi maintenir l’avis d’absence du bureau pendant ces deux journées.

  • Une fin n’est qu’un nouveau commencement

    Si vous avez vécu des moments particulièrement importants pendant vos vacances, placez sur votre bureau une photo ou un souvenir de ces moments pour vous les rappeler tous les jours. Certains diront peut-être que cela pourrait aggraver votre blues d’après-vacances. Si vous sentez que cela pourrait être votre cas, allez plus loin en intégrant un élément de votre expérience à votre quotidien, par exemple en apprenant à parler la langue ou à cuisiner les mets de l’endroit où vous étiez. Et n’oubliez pas : la fin d’une période de vacances ne signale pas la fin de toutes les vacances. Plus vite vous commencerez à planifier vos prochaines vacances, plus grand sera votre temps pour les anticiper, ainsi les journées de travail passeront à toute vitesse.

Le blues chronique

En faisant grand cas du retour en force au travail, on peut facilement oublier que les vacances devraient constituer une pause, et non une fuite. Si vous êtes toujours dénué d’enthousiasme au travail et que vous rêvez continuellement, vous imaginant ailleurs, il est peut-être temps pour vous de penser à prendre congé de façon permanente de votre emploi actuel. Au final, il vous faut tout de même aimer votre travail pour vous sentir comblé – quel que soit le nombre de fois où vous prenez des vacances.

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