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Rapport sur l’employabilité – septembre 2017

L’emploi était essentiellement inchangé en septembre (+10 000 ou +0,1 %). Le taux de chômage s’est maintenu à 6,2 %, ce qui correspond au creux enregistré en octobre 2008.

En septembre, la hausse de l’emploi à temps plein (+112 000) a été contrebalancée en grande partie par une baisse de l’emploi à temps partiel (-102 000). En août, le nombre de personnes travaillant à temps plein avait baissé, alors que le nombre de personnes travaillant à temps partiel avait enregistré une hausse.

Emploi

graphique linéaire simple&8211;Graphique1, de septembre 2012 à septembre 2017

 

Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en septembre, l’emploi a progressé de 320 000 (+1,8 %), porté par la croissance de l’emploi à temps plein (+289 000 ou +2,0 %). Durant la même période, le nombre d’heures travaillées a augmenté de 2,4 %.

Au troisième trimestre, l’emploi global a progressé de 43 000 (+0,2 %), ce qui représente une croissance plus lente par rapport au taux de 0,6 % observé au deuxième trimestre et au taux de 0,5 % enregistré au premier trimestre de 2017.

Taux de chômage

graphique linéaire simple&8211;Graphique2, de septembre 2012 à septembre 2017

 

Faits saillants

D’août à septembre, l’emploi a augmenté chez les personnes de 55 ans et plus, alors qu’il a diminué chez les hommes de 25 à 54 ans.

Pour le deuxième mois consécutif, l’Ontario a été la seule province à afficher une hausse notable de l’emploi. Il y a eu des baisses au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le nombre de personnes travaillant dans les services d’enseignement et les secteurs du commerce de gros et de détail a augmenté en septembre, alors que l’emploi a diminué dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs.

Une hausse de l’emploi a été observée dans le secteur public, alors que le nombre d’employés du secteur privé a peu varié. Parallèlement, le nombre de travailleurs autonomes était inchangé.

Un plus grand nombre de personnes de 55 ans et plus travaillent

Chez les personnes de 55 ans et plus, l’emploi a progressé de 25 000 en septembre, principalement dans le travail à temps plein. Le taux de chômage de ce groupe a peu varié, s’établissant à 5,4 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les personnes de ce groupe d’âge a augmenté de 131 000 (+3,4 %).

Environ 8 travailleurs sur 10 dans la catégorie des 55 ans et plus sont âgés de 55 à 64 ans. Le taux de croissance de l’emploi sur 12 mois (données non désaisonnalisées) des 55 à 64 ans a été estimé à 2,6 % en septembre, et la population de ce groupe était en hausse de 2,0 %. Bien que la croissance démographique de ce groupe d’âge ait été la même chez les hommes et les femmes, l’emploi a augmenté plus rapidement chez les femmes (+3,5 %) que chez les hommes (+1,8 %).

À titre comparatif, les personnes de 65 ans et plus constituent une proportion plus faible des travailleurs plus âgés, mais elles ont connu le taux de croissance de l’emploi sur 12 mois (données non désaisonnalisées) le plus élevé parmi les grands groupes démographiques en septembre, à savoir 9,1 %, soit un taux supérieur à celui de la croissance de la population de ce groupe (+ 3,7 %). Parmi ce groupe de travailleurs, les hommes ont connu la croissance de l’emploi la plus forte, soit 12,4 %, contre 4,5 % pour les femmes. Pour en savoir davantage sur les tendances observées récemment chez les travailleurs plus âgés, veuillez consulter l’article « L’incidence du vieillissement de la population sur les taux d’activité du marché du travail ».

Baisse de l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans

Chez les hommes de 25 à 54 ans, l’emploi a baissé de 29 000 en septembre, entièrement dans le travail à temps partiel. Le taux de chômage chez les hommes de ce groupe d’âge a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,9 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les hommes de 25 à 54 ans a augmenté de 72 000 (+1,2 %).

Chez les femmes de 25 à 54 ans, l’emploi à temps plein a augmenté de 39 000 en septembre, tandis que l’emploi à temps partiel a diminué de 26 000. Par conséquent, l’emploi global de ce groupe a peu varié. Leur taux de chômage était de 5,2 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les femmes du principal groupe d’âge actif a augmenté de 102 000 (+1,8 %).

Le taux de chômage est en baisse chez les jeunes

L’emploi global chez les jeunes a peu varié en septembre, alors qu’une augmentation de 37 000 dans le travail à temps plein a été en grande partie contrebalancée par le recul de l’emploi à temps partiel. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans était relativement inchangé. Le taux de chômage des jeunes suit une tendance à la baisse depuis le début de 2017 et a diminué de 1,2 point de pourcentage en septembre pour s’établir à 10,3 %. Il s’agit du taux le plus bas depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. Consultez le graphique 8 de la publication Information sur la population active.

La baisse du taux de chômage observée chez les jeunes en septembre était attribuable à une baisse du nombre de jeunes sur le marché du travail. Le taux de participation dans ce groupe a diminué de 0,7 point de pourcentage pour s’établir à 62,7 % en septembre. Parallèlement, leur taux de fréquentation d’un établissement d’enseignement était de 56,4 %, soit le taux le plus élevé enregistré pour un mois de septembre depuis 2011. L’augmentation de la fréquentation d’un établissement d’enseignement est associée au retard de l’activité sur le marché du travail. Pour en savoir davantage au sujet de cette tendance à long terme, veuillez consulter l’encadré Canada 150 « Évolution des jeunes sur le marché du travail ».

L’emploi à l’échelle des provinces

En Ontario, l’emploi a progressé de 35 000 en septembre, ce qui représente la quatrième augmentation globale en cinq mois. Une hausse du travail à temps plein de 78 000 a été partiellement contrebalancée par une baisse de 43 000 du travail à temps partiel. La hausse globale de l’emploi en septembre était principalement attribuable aux secteurs du commerce de gros et de détail ainsi que des services d’enseignement. Le taux de chômage a peu varié en septembre, se fixant à 5,6 %. Comparativement à 12 mois plus tôt, l’emploi en Ontario a augmenté de 170 000 (+2,4 %).

L’emploi au Manitoba a reculé de 5 500 en septembre, presque entièrement dans le travail à temps partiel. Il s’agit de la première baisse notable de l’emploi global dans la province depuis avril 2016. Malgré cette baisse mensuelle, l’emploi dans la province connaît une tendance à la hausse depuis la fin de 2016. Le taux de chômage a augmenté de 0,6 point de pourcentage en septembre pour s’établir à 5,5 %.

En septembre, l’emploi a reculé à l’Île-du-Prince-Édouard (-700), ce qui représente la deuxième baisse en trois mois. Malgré les récents reculs, l’emploi dans la province a augmenté de 1 600 (+2,2 %) par rapport à septembre 2016. Le taux de chômage a augmenté de 0,7 point de pourcentage en septembre pour s’établir à 9,5 %.

Au Québec, l’emploi global est demeuré pratiquement inchangé pour un troisième mois consécutif. En septembre, une baisse de 25 000 au chapitre du travail à temps partiel a été en grande partie contrebalancée par une hausse du nombre de personnes travaillant à temps plein. Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en septembre, l’emploi dans la province a augmenté de 54 000 (+1,3 %), principalement dans le travail à temps plein. Au cours de la même période, le taux de chômage a diminué de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 6,0 %.

Perspective sectorielle

Le nombre de personnes qui travaillent dans les services d’enseignement a augmenté de 20 000 en septembre, principalement en Ontario et au Québec. L’emploi dans ce secteur était semblable au niveau observé en septembre 2016.

L’emploi dans le secteur du commerce de gros et de détail a progressé de 17 000 en septembre, portant la hausse à 99 000 (+3,6 %) depuis septembre 2016.

En septembre, l’emploi a diminué de 24 000 dans le secteur de l’information, de la culture et des loisirs. Par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi dans le secteur a légèrement diminué de 20 000 (-2,5 %).

L’emploi dans le secteur public a augmenté de 26 000 en septembre, tandis que le nombre d’employés du secteur privé a peu varié. Comparativement à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 162 000 (+1,4 %), tandis que l’emploi dans le secteur public a progressé de 103 000 (+2,8 %).

Le nombre de travailleurs autonomes était inchangé en septembre et était en hausse de 55 000 (+2,0 %) par rapport à 12 mois plus tôt.

Bilan trimestriel dans les territoires

L’Enquête sur la population active recueille des données sur le marché du travail dans les territoires, produites sous forme de moyennes mobiles trimestrielles.

Au cours du troisième trimestre de 2017, l’emploi au Yukon a peu varié par rapport au deuxième trimestre, et le taux de chômage était relativement inchangé, s’établissant à 3,3 %.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’emploi au troisième trimestre était inchangé par rapport au trimestre précédent. Au cours de la même période, le taux de chômage a peu varié pour s’établir à 7,0 %.

L’emploi au Nunavut était inchangé au troisième trimestre, alors que le taux de chômage s’est établi à 14,9 %.

Source : Statistique Canada

CHAMPION D’ACSESS : Adecco Canada Adecco Canada ouvre des portes aux leaders de demain

par ACSESSS Canada

Pour ouvrir grand les portes de son bureau pendant un mois, Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada, a dû accepter de sauter dans l’inconnu.

Et il l’a fait. En juin, Gilbert a invité Alana Couvrette (représentée ci-dessus avec lui), une étudiante de 22 ans en administration publique et science politique à l’Université d’Ottawa, à l’accompagner dans ses activités dans le cadre du programme PDG pour un mois de l’entreprise. Au fil de son expérience, Alana devait faire part de ses observations sur les médias sociaux.

Gilbert croit dur comme fer que toute personne, peu importe l’échelon, mérite une occasion de se mettre en valeur, mais il avait ses réserves. « Je m’interrogeais sur la façon dont l’expérience s’articulerait. Pourtant, j’avais envie d’en voir le résultat, précise-t-il. Je devais laisser quelqu’un entrer dans ma “bulle”. Pour que le programme fonctionne vraiment, il fallait qu’Alana puisse me suivre toute la journée. Elle devait toujours être présente, notamment pendant des événements, des rencontres avec des clients et des réunions confidentielles avec d’autres collègues. Au bout du compte, ce fut un franc succès, et je recommande sincèrement à tous les PDG de se prêter à l’exercice. »

L’expérience s’est finalement avérée enrichissante pour lui aussi. « C’était tellement stimulant de transmettre mes connaissances à une jeune personne; j’étais fasciné de voir ma réalité à travers les yeux d’Alana. Cela m’a forcé à prendre conscience de choses que je tenais pour acquises depuis des années. Alana m’a d’ailleurs impressionné à bien des égards. Son énergie et son enthousiasme ont gagné plusieurs équipes. Armée de sa formation en politique, elle était curieuse et inquisitrice, et elle m’a posé des questions assez difficiles. Comme elle connaissait très peu notre domaine, j’ai dû lui expliquer bien des choses, ce qui m’a amené à réfléchir à mes façons de faire. »

Alana a été la toute première personne choisie, parmi plus de 2 300 candidats, comme PDG pour un mois d’Adecco Canada; ce programme mondial s’inscrit dans l’initiative Way To Work de l’entreprise. L’enthousiasme de Gilbert à l’égard du programme et sa volonté d’y participer ont été éveillés par l’allocution de la lors d’une conférence internationale de l’entreprise.

« Ce programme nous positionne comme chef de file du secteur : il nous permet d’attirer la prochaine génération de leaders grâce à notre milieu de travail souple, ouvert et inclusif, explique Christine Marinho, directrice du marketing du Groupe Adecco au Canada. Les milléniaux représentent 37 % de la main-d’œuvre au Canada, et 28 % d’entre eux occupent des postes de direction. À l’heure où les baby-boomers quittent peu à peu le marché du travail, nous voulons créer un environnement propice au développement des leaders, au partage des idées et au mentorat à tous les niveaux. Avec le programme PDG pour un mois, nous joignons le geste à la parole : nous ouvrons des portes à un leader exceptionnel, qui racontera son expérience en temps réel à des employés et à des candidats potentiels sur les réseaux sociaux. »

Et Alana, qu’a-t-elle à dire de cette occasion extraordinaire?

« C’était énorme et inspirant sur tous les plans. Je ne savais pas qu’on pouvait accomplir autant en dormant si peu, plaisante-t-elle. Pourtant, je me réveillais tous les matins heureuse de pouvoir recommencer. Je ne savais rien du travail d’un PDG, et je connaissais peu le secteur du recrutement et du placement de personnel. J’avais occupé cinq emplois dans ma vie, et je me retrouvais tout à coup aux côtés d’un PDG. » On peut visionner les vidéos d’Alana pour savoir à quoi ressemblait une journée dans sa vie.

Gilbert et elle se sont immédiatement bien entendus. « Il m’a traitée comme son égale, et nous avons tout de suite plongé tête première dans son horaire chargé. Nous avons rencontré des clients extraordinaires, discuté de leurs besoins et travaillé avec des employés de tous les services. Tout le monde était dévoué et motivé. »

Les employés d’Adecco ont fait forte impression sur Alana. « Ils sont des gens chaleureux et accueillants. J’ai aimé rendre visite aux clients et en apprendre plus sur les services qu’offre Adecco. Il y a bien des fausses croyances, mais je l’ai vu de mes propres yeux : le secteur du placement de personnel est fascinant, et Adecco a à cœur ses clients et ses candidats. J’ai assisté à d’innombrables réunions sur le placement de candidats, et j’ai constaté à quel point on travaillait fort pour obtenir la rémunération et les conditions les plus avantageuses pour les candidats. »

Parmi les moments préférés de Gilbert et d’Alana : leurs discussions, en route pour des rencontres avec des clients, sur des questions touchant le secteur. C’est là qu’ils ont découvert que le fossé générationnel favorise les débats et la compréhension. « Gilbert et moi aimons tous deux être remis en question, être détrompés et constater nos erreurs de raisonnement, explique Alana. Cela a donné lieu à bien des conversations animées entre nous. Son parcours est fascinant, et c’est rare que j’aie l’attention complète de quelqu’un d’aussi expérimenté. Je crois que nous nous sommes poussés à voir le monde à travers les yeux de l’autre. » Alana s’exprime sur la façon dont les milléniaux et les baby-boomers peuvent s’aider à développer leur leadership dans ce  .

Gilbert ajoute : « J’ai apprécié nos débats. Alana remet en question toute personne avec laquelle elle travaille, et je n’y ai pas fait exception. Nous avons eu d’intéressantes discussions, et je suis content d’avoir créé un climat où elle se sentait à l’aise d’exprimer ses opinions. Ce fut révélateur pour nous deux. Le programme est conçu pour profiter à Alana, mais j’ai tellement appris moi aussi. C’est une rare chance que d’avoir quelqu’un assis à nos côtés, qui observe notre façon de travailler. Elle m’a aidé à me voir sous un autre angle, en apportant un regard extérieur. »

Qu’est-ce qui attend Alana, maintenant qu’elle a contribué à diriger pendant un mois le groupe canadien d’une multinationale? Elle est candidate, parmi 48 finalistes de partout dans le monde, au titre de PDG mondial pour un mois, ce qui lui permettrait de suivre Alain Dehaze, le PDG mondial du Groupe Adecco, et de toucher un salaire de 15 000 euros. Vous pouvez aider Alana à réaliser ce rêve, en vous prononçant sur vos candidats favoris. Il suffit de visiter cette page, de la faire défiler jusqu’en bas, et de choisir dix candidats.

« Je suis très fier d’Alana, conclut Gilbert. On l’a parachutée ici, et elle s’en est incroyablement bien tirée. Elle avait une connaissance un peu plus théorique du monde des affaires, et elle a pu en voir la réalité. Elle a fait preuve d’une assurance admirable, quand on considère tout ce qu’elle a vécu; elle a rencontré d’innombrables intervenants et participé à des discussions pragmatiques. D’avoir pu travailler aux côtés du PDG d’une grande entreprise, à son âge, c’est remarquable. »

 

Pour savoir comment votre entreprise pourrait participer à ce programme, communiquez avec nous à acsess@acsess.org.

Un terrain d’entente : réconcilier les milléniaux avec les baby-boomers

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017

En 2025, les milléniaux représenteront 75 % de la main-d’œuvre à l’échelle mondiale . Étant donné cette projection, j’oserais avancer que l’un des défis les plus colossaux que notre société devra relever sera la réconciliation entre les milléniaux et une génération plus expérimentée, celle des boomers.

Les stéréotypes générationnels sont légion. Les experts soutiennent que les boomers sont vieux, ancrés dans leurs habitudes et technophobes. Les milléniaux, pour leur part, seraient des narcissiques incorrigibles, égoïstes et se croyant tout permis. Or, au lieu de nous accuser de tous les maux, nous aurions avantage à réfléchir de façon constructive et à nous efforcer de trouver comment combler ce fossé générationnel.

Il est vrai qu’on pourrait souhaiter un changement de mentalité à l’échelle individuelle, mais les idées d’avant-garde devraient surtout émerger au niveau macro, c’est-à-dire au sein des organisations. C’est dans les milieux de travail que la réconciliation des générations doit se produire. Les organisations doivent donc jouer un rôle prépondérant pour ouvrir la voie à sa réussite.

L’initiative PDG pour un mois d’Adecco appuie cet effort de réconciliation en abattant les silos institutionnels et hiérarchiques. D’un côté, elle permet aux milléniaux d’interagir directement avec les membres de la haute direction, ce qui lui donne l’occasion de puiser à leur savoir-faire et à leur vaste expérience. C’est donc un outil pour transférer la mémoire institutionnelle des baby-boomers aux jeunes générations.

De l’autre côté, l’initiative incite les hauts dirigeants à sortir de leur zone de confort et à accueillir des idées nouvelles. Dans un monde en constante évolution, les milléniaux peuvent aider les boomers à demeurer pertinents.

Cela dit, pour créer du changement, il n’est pas nécessaire de mettre sur pied des initiatives aussi élaborées que PDG pour un mois. On peut recourir à des idées très simples, comme un programme de mentorat ou des dîners hebdomadaires avec la haute direction afin de favoriser le dialogue entre les employés.

Nous ne devons pas poursuivre cet objectif simplement parce que « c’est la chose à faire ». L’union des générations repose aussi sur des motifs pragmatiques : l’investissement dans la construction de ponts intergénérationnels se traduira à terme par une culture du travail plus forte et plus efficace.

Notre avenir sera intergénérationnel. Pour y connaître du succès, il faudra – plus tôt que tard – mettre au point les bonnes stratégies organisationnelles.

[1] https://www.forbes.com/sites/workday/2016/05/05/workforce-2020-what-you-need-to-know-now/#3b1973c2d632

Ce que les milléniaux veulent? Des entreprises plus socialement responsables!

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017.

Les milléniaux ont parfois mauvaise réputation : on dit qu’ils sont narcissiques et égoïstes, et qu’ils pensent que tout leur est dû. Mais est-ce la vérité? Je ne crois pas…

Par exemple, pour les membres de cette génération, le travail est bien plus qu’un moyen de gagner de l’argent. Ils ont un réel désir de redonner aux communautés d’ici et d’ailleurs. Ainsi, le fait que leur travail ait un sens et qu’ils puissent apporter une contribution positive compte plus que les profits ou le salaire. En fait, selon un récent sondage, 45 % des étudiants s’apprêtant à entrer sur le marché du travail seraient prêts à gagner un salaire moindre si cela signifie avoir un emploi qui a une incidence sociale ou environnementale[1]. Ils veulent travailler pour des entreprises où les bonnes valeurs et le sens éthique sont indissociables de leur modèle d’affaires.

Les entreprises comme Adecco sont bien au fait de cette tendance. Elles savent que pour attirer et retenir ce bassin de talents, la promesse de changer les choses doit faire partie de leur proposition de valeur.

Mais il ne suffit pas de claironner ses valeurs et son sens éthique : il faut des gestes concrets. Les milléniaux sont prêts à retrousser leurs manches et à mettre la main à la pâte pour améliorer les communautés qui leur sont chères. Les entreprises doivent donc leur permettre de participer à fond aux changements qu’ils veulent apporter, par exemple en leur offrant diverses occasions de faire du bénévolat.

Les principales valeurs d’Adecco – la passion, l’esprit d’entreprise, l’esprit d’équipe, la responsabilité et le souci du client – sont au cœur de toutes nos activités. Je l’ai constaté dès mes débuts comme PDG pour un mois d’Adecco Canada et je peux témoigner de leur pertinence dans ce que nous faisons. Nous véhiculons également ces valeurs grâce à notre programme mondial d’engagement des employés, Win4Youth. On y encourage les participants à accumuler les kilomètres (à vélo, à la nage ou à la course), qui sont ensuite convertis en dons qui aideront des jeunes défavorisés à se trouver un emploi.

Le 22 juin 2017, Adecco Canada a tenu sa Journée de la solidarité, un événement annuel consacré à Win4Youth. Notre équipe a passé l’après-midi à courir dans Toronto lors d’une chasse au trésor où se mêlaient photos absurdes et défis amusants. Je suis peut-être la seule, mais je n’avais même pas réalisé que nous avions chacun parcouru environ 9 kilomètres. Multipliez cela par le nombre d’employés du bureau, et ça fait un joli don! Vous êtes curieux de savoir comment s’est déroulé la journée? Regardez cette courte vidéo que j’ai réalisée!

Vous croyez encore que les milléniaux sont égoïstes? Selon le Millenial Survey de Deloitte, 7 800 jeunes leaders de 29 pays croient que le monde des affaires se trompe, et près de 75 % d’entre eux estiment que les entreprises se soucient de leurs propres bénéfices et non de l’amélioration de la société[2].

Toujours du même avis?

 

[1] https://www.forbes.com/sites/jeannemeister/2012/06/07/the-future-of-work-corporate-social-responsiblity-attracts-top-talent/#39aca2c33f95

[2] https://www.fastcompany.com/3046989/what-millennial-employees-really-want

Les multiples facettes du PDG

par Alana Couvrette

D’accord, je l’avoue : avant de commencer l’aventure du programme PDG pour un mois d’Adecco Canada, quand j’entendais le terme « PDG », je pensais voitures de luxe, jets privés, accès exclusif à des événements tout aussi exclusifs, bref, à quelqu’un qui a le monde à sa portée.

Mais la réalité est bien plus complexe que ce qu’on voit dans les films. Je souhaitais prendre quelques instants pour réfléchir au rôle d’un PDG, en me basant sur mes expériences dans le programme. Un PDG est…

… un médiateur.
La vie d’un PDG n’est pas toujours chic. Il se trouve souvent pris entre deux feux dans des situations très difficiles, et doit savoir concilier des points de vue opposés afin que les parties puissent parvenir à un accord. Il a un don pour trouver un terrain d’entente.

… la meilleure personne pour résoudre un problème.
Le PDG est confronté à des problèmes des plus épineux, c’est-à-dire des dossiers qui n’ont pas encore été résolus et qui, avant d’atterrir sur son bureau, sont passés par plusieurs niveaux de gouvernance. Et non seulement règle-t-il des problèmes, mais il en crée aussi, de manière stratégique. En effet, les défis peuvent devenir source de croissance pour les personnes et les entreprises, et le PDG connaît le moment exact où il doit pousser et celui où il doit être plus prudent.

… un touche-à-tout, qui maîtrise tout.
Le PDG connaît son entreprise comme le fond de sa poche. C’est un généraliste expert, capable de passer d’un domaine à l’autre avec aisance et assurance, à un rythme qui peut être étourdissant pour la plupart des gens!

… un raconteur.
Le PDG a une histoire pour tout et ses récits servent à illustrer ses propos. Ayant porté plusieurs chapeaux au cours de sa carrière, il a des « vies antérieures » qui refont inévitablement surface. Par ses histoires, le PDG intéresse, inspire, motive et convainc ceux et celles qui l’entourent : il raconte ses débuts dans l’entreprise, communique ses valeurs et explique où il veut se rendre.

… le patron, mais pas nécessairement celui auquel on pense.
Le PDG n’est pas forcément inaccessible, ou quelqu’un autour de qui il faut marcher les fesses serrées. Il y a une multitude de styles de leadership, et aucun n’est meilleur qu’un autre; chaque PDG – homme ou femme – apporte des compétences uniques. À tous ceux et celles qui songent à assumer un poste de direction, retenez ceci : pour connaître du succès comme PDG, vous n’avez pas à faire comme votre prédécesseur.

… un mentor et un mentoré
Le PDG sait que le fait de mentorer des employés les aide à avoir du succès, ce qui se répercute sur toute l’entreprise. Or, ce n’est pas parce qu’un PDG se trouve au sommet qu’il n’a pas de modèle. Ils veulent tous suivre les traces d’un « héros ».

Alors que j’arrive à la moitié de mon parcours comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je tâcherai de garder en tête les qualités que je viens d’énumérer.

Le meilleur PDG est celui qui forge son propre chemin. Celui qui est unique et authentique.

Ma première semaine en tant que PDG pour un mois

par Alana Couvrette

Si vous avez 30 secondes…

Pendant ma première semaine comme PDG pour un mois d’Adecco Canada :
1. j’ai visité les succursales d’Adecco à Montréal et à Laval;
2. j’ai réseauté avec des clients lors d’un petit matin Lead;
3. j’ai dû poser une bonne centaine de questions au président d’Adecco Canada;
4. j’ai tourné une vidéo « 24 heures dans ma vie »;
5. j’ai assisté à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil;
6. j’ai passé la moitié de mon dimanche dans un ascenseur (je suis claustrophobe… détails à venir).

Si vous avez cinq minutes…
Les étudiants comme moi sont habitués d’observer les grands patrons de loin. Disons-le franchement, les interactions avec la haute direction sont rares. Je me rappelle nettement m’être demandé, pendant mes stages précédents : « Mais qui travaille là-haut? Et qu’est-ce qu’ils font, au juste? » Ma curiosité a pris le dessus, et je me suis inscrite au concours PDG pour un mois.
Dès ma première journée, j’ai appris que Gilbert s’était donné un objectif ambitieux : visiter toutes les succursales canadiennes d’Adecco. Évidemment, je devais emboîter le pas. Je me suis donc rendue à celles de Laval et de Montréal, où j’ai rencontré le personnel, qui communique quotidiennement avec les employés. Ces rencontres furent enrichissantes; j’ai pu mieux comprendre ce qu’Adecco accomplit sur le terrain. La base de ses activités, bref. L’expérience fut complétée par un petit matin Lead au cours duquel j’ai pu réseauter avec certains clients et me familiariser avec le secteur des RH.

4.jpgAprès les visites de succursales, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil (un de nos plus gros clients). J’en suis sortie ébahie par ce que peut faire le corps humain… Moi qui suis incapable de me toucher les orteils, j’ai vu des gens se mettre les pieds derrière la tête! Il faut que je trouve le temps de faire de l’exercice malgré mon horaire de PDG.
Cela dit, j’ai quand même eu le temps de me fixer une caméra sur la tête pour tourner une vidéo « 24 heures dans ma vie ». Restez à l’affût pour voir le résultat!

Bien sûr, j’ai aussi passé beaucoup de temps avec Gilbert Boileau. Aussitôt que j’ai mis le pied dans son bureau, il m’a fait travailler sur un projet. J’ai tout de suite su que le prochain mois allait être génial.
J’ai assisté à des appels et à des réunions, en plus de voyager avec Gilbert. Mais ce que j’ai préféré, c’était les moments entre ces appels et ces réunions. Comme je suis formée en administration publique et en sciences politiques et que je ne connais pas tout le jargon des affaires, Gilbert a gentiment pris le temps de m’expliquer certains termes. Nous avons également eu des discussions animées (oserais-je dire des débats?) sur l’industrie, le marché de l’emploi, et même la politique.

Vous ne le savez peut-être pas, mais comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je suis dans la course pour devenir PDG mondial pour un mois du Groupe Adecco. Vers le milieu de la semaine, on a annoncé le premier défi qui attendait les 48 candidats : un « elevator pitch »… dans un ascenseur. Vous ai-je dit que je suis claustrophobe et que j’ai peur des ascenseurs?

Je n’ai pratiquement pas vu la semaine passer, mais j’ai quand même veillé à immortaliser quelques moments (voir les photos ci-dessous). Je suis fin prête pour la deuxième semaine!


Si vous avez plus de cinq minutes….
Suivez-moi au quotidien sur Twitter (@alana_couvrette) et sur Instagram (@alana.couvrette). Utilisez le hashtag #AlanaC1M.
Votez pour la personne qui, selon vous, mérite de participer au camp d’entrainement mondial. Mais avant, allez voir mon « elevator pitch ». À vous de juger!